Paris, le 13 avril 2015.




1. L'échange libre ou blanc.

Lorsqu'il est échangeable, et dénommé "marchandise" en conséquence, le droit de propriété est, en principe, le fondement du marché ... blanc.

Il permet aux personnes juridiques physiques (sigle "P.J.P."), à vous et à moi qui les possédons et leur donnons cette qualité, d'arriver à un prix et à des quantités de marchandise et de monnaie d'accord à chaque moment où nous choisissons d'échanger.

Certes, des P.J.P. ne peuvent pas échanger de même parce qu'elles n'ont pas les capacités juridique, technique ou économique au moment.
Elles ne peuvent pas obtenir de gain en conséquence.

On peut le regretter, mais c'est un fait.


2. L'échange réglementé ou noir.

Lorsqu'il n'est pas échangeable pour des raisons juridiques, le droit de propriété d'une quantité de marchandise est, en principe, le fondement du marché ... noir.

En d'autres termes, les réglementations nécessairement relatives du législateur sont le moteur du marché noir.

A la différence du marché blanc, le marché noir fait supporter à toutes les P.J.P. des attentes de pertes.

On peut le regretter, mais c'est un fait.


3. Marché blanc et marché noir.

La frontière entre le marché blanc et le marché noir est souvent très floue.

"Tout le monde sait" - comme le disent, de façon dérisoire, les socialo-communistes en route pour leurs mensonges croissants - que le droit de propriété ne s'auto-protège pas et qu'il a besoin d'être surveillé et aménagé.

Par qui ?
Par le législateur et ses succédanés, damnés, que sont les bureaucrates.

L'un de ces maux qui "font obstacle" à de "bons" droits de propriété est, par exemple, la contrefaçon. 

Et, d'après le mensonge, pour l'empêcher, le législateur décide d'édicter des réglementations comme s'il n'était pas aussi ignorant que tout un chacun.

En matière de monnaie, ce vice du législateur qu'il ne semble pas connaître et reconnaître, est exemplaire.


4. Le chaos monétaire.

Ce qui faisait lieu de législateur à une époque immémoriale avait décidé de recourir à la réglementation de la monnaie existante.
Soit dit en passant, il reconnaissait implicitement que la monnaie et l'état faisaient deux...

Pour ce faire, il a interdit tout simplement la liberté de la fabrication des pièces de monnaie et en a donné le privilège de la fabrication à un monopole de son choix (cf. ce texte de août 2013).
Ce point est totalement ignoré par la "monnaie de Paris" (cf. ce texte de novembre 2014).

Le fait est que la démarche s'est retrouvée dans la plupart des pays du monde et a contribué à faire croire que la monnaie procédait de l'état, en dépit des propos incendiaires de Ludwig von Mises sur le sujet.

4.a. Innovation et réglementation: la course poursuite nationale.

Lorsque, par la suite, beaucoup plus récemment (XVII-XVIIIème siècle), les banquiers ont innové et créé des "substituts de monnaie bancaires" (de type "billets bancaires"), le législateur a encore frappé.
Il a décidé rapidement d'interdire le principe de liberté de leur fabrication et d'en donner le privilège de monopole à un banquier spécifique, à savoir le "banquier central".
En France, ce fut la "banque de France".


Malgré cette nouvelle réglementation, les banquiers dits de "second rang" innovèrent et créèrent d'autres substituts de monnaie bancaires (de type "dépôts bancaires" de diverse nature).

Mais, parallèlement, le législateur en a profité pour lier au banquier central les banquiers de second rang et pour donner à ceux-ci des relations à respecter vis-à-vis de celui-là (cf. ce texte de mai 2011).

Tout cela, bon an mal an, jusqu'au début du XXème siècle où le banquier central des Etats-Unis d'Amérique a été fondé (en 1913).

4.b. La course poursuite mondiale.

Ensuite, il apparaît que les banquiers centraux des pays se sont implicitement accordés pour former un cartel, sans "super législateur"...
Cela est une caractéristique du XXème siècle.

Premier grand accord du cartel implicite : les résultats de la conférence de Gènes (1922) qui permirent que les monnaies dont les substituts de monnaie bancaires étaient convertibles à taux fixes puissent être détenues en dehors de leurs frontières étatiques (cf. ce texte de novembre 2010)).


La décennie suivante, les banquiers centraux se sont désorganisés en partie et ont décidé ,en ordre dispersé,  l'interdiction  de la conversion des substituts de monnaie bancaires en monnaie or par les P.J.P. (cf. ce texte de mai 2011).


La décennie suivante, ils décidèrent la création d'un fonds, sans précédent, chargé d'aider à l'équilibre des balances des paiements des pays membres, à savoir le "fonds monétaire international" (sigle "F.M.I.") (cf. ce texte de mars 2009).


Début décennie 1970, tout en cachant l'échec des conséquences de leurs décisions passées et donc de celles du F.M.I., ils ont décidé l'interdiction de la conversion précédente par les personnes publiques - elle existait encore - et changé les statuts du F.M.I. dans la foulée, sans y mettre un terme malgré la faillite (cf. ce texte d'octobre 2011).


Fin de la décennie 1990, les banquiers centraux d'une partie des pays de l'Europe géographique, membres en conséquence du F.M.I., ont décidé de créer une nouvelle banque centrale qui les associerait plus étroitement sans être une "super banque", à savoir la "banque centrale européenne" (sigle "B.C.E.") (cf. ce texte de février 2013).

En est résulté la "zone €uro", domaine particulier du cartel des banques centrales toujours implicite, aux difficultés nombreuses comme le développent ces derniers temps les "problèmes" de la Grèce (cf. ce texte de janvier 2015).

4.c. Qui touche au but?

Toutes ces réglementations n'ont jamais permis d'atteindre le but pour quoi elles avaient été mises en place.

Elles n'ont rien apporté aux P.J.P. sinon le chaos et, au moins, des dépenses nouvelles en relation avec les personnels des nouvelles institutions (cf. ce texte de février 2015 ou celui-ci d'avril 2015).

Serait-ce un long, très long "syndrome de Stockholm" (cf. ce texte d'actualité)?






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