Il s'agit d'un cours en préparation pour l'année universitaire 2008-09 pour les étudiants de licence de sciences des organisations (mention "économie appliquée") (3ème année) de l'Université Paris Dauphine (premier semestre) :



http://www.dauphine.fr/ufrea/ECTS_2005/L3/eco_app_march_fin_lane.htm


1. Objectifs de l'enseignement.

Connaître, expliquer et comprendre l'économie des marchés financiers, l'évolution extraordinaire en cours et toutes ses facettes, cernées ou susceptibles de l'être, voire deviner les futures qui s'imposeront.


2. Description de l'Enseignement.

Les marchés financiers connaissent depuis une vingtaine d'années des bouleversements spectaculaires.
Aujourd'hui, "de gré à gré" ou "organisés", "spot" ou "non spot", "ferme" ou "à option", "électroniques" ou "à la criée", les marchés financiers présentent en apparence des visages très différents de ceux qu'ils avaient respectivement hier quand ils existaient et quand ils n'ont pas disparu entre-temps pour renaître sous une autre forme (par exemple, "Bourse de Paris" et "Euronext").
Et il en est de même de leurs relations. Par exemple, qui aurait pu imaginer, il y a une vingtaine d'années, qu'un marché financier organisé, sis dans un pays, déciderait de lancer un jour une O.P.A. sur un autre situé dans un autre pays.
Néanmoins les marchés financiers et leurs relations n'ont rien de mystérieux. Leurs évolutions perdent ce caractère dès lors qu'on applique la théorie économique et qu'on fait intervenir les coûts de transaction, le principe de l'échange/contrat ou celui de la firme, panier de contrats, dans un contexte d'incertitude des agents économiques.

Le suivi du cours sera disponible sur http://monsite.orange.fr/eamarchfin 


Le sommaire du cours est :

1ère partie : explication de l'épargne/investissement/finance de la personne juridique.
* Le "marché financier concurrentiel" et la liquidité.
- Les hypothèses économiques.
- Les méthodes mathématiques disponibles pour résoudre le modèle des hypothèses économiques.
- "Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas" : quelques problèmes méthodologiques.
* Le marché financier sans vecteur de taux d'intérêt donné.
- Retour sur l'hypothèse économique 4) du (vecteur de) taux d'intérêt donné.
- Le problème économique résultant de l'hypothèse 4bis) du taux d'intérêt non donné.
- Les méthodes mathématiques de résolution du modèle du marché financier.
* Résumé : la notion économique de "marché financier".


2ème partie : Les actions d'épargne/investissement et de finance de la personne juridique et le coût de l'échange inter temporel.
* Les divers marchés financiers, première grande forme de la finance.
- Primaire.
- Spot ou non spot
- De gré à gré (OTC) ou organisé
- Secondaire.
* Faire abstraction du coût de l'échange inter temporel cache des difficultés.
- L'horizon de décision donné, des coûts oubliés ou non cernés ou les deux.
- La condition d'échangeabilité du patrimoine inter temporel de l'E/I cache : les coûts oubliés ou non cernés de l'interdépendance de l'épargne/investissement et de la finance.
- Le marché financier : des coûts oubliés ou non cernés.

3ème partie : le marché financier, processus de réduction du coût de l'échange inter temporel.
* L'épargne/investissement et la finance sont des actions de la personne juridique.
- L'épargne/investissement et la finance en tant qu'actions d'échange inter temporel de droits de propriété sur des choses de périodes différentes.
- Comme toute action humaine, les actions d'épargne/investissement et de finance sont coûteuses.
- Comme toute action humaine menée, l'action d'épargne/investissement est attendue profitable.
* Le principe des marchés financiers : la réduction du coût de l'action d'épargne/investissement de la personne juridique.
- Remarque préliminaire : la monnaie a, pour principe, la réduction du coût de l'échange a temporel.
- Le marché financier, processus de réduction du coût de l'action d'échange inter temporel.
* Conclusion : l'organisation actuelle de la finance.

3. Bibliographie .

* Bodie, Z. et Merton, R. (2001), Finance, Pearson Education, édition française dirigée par Christophe Thibierge, 600 p. Site internet : http://www.escp-eap.net/publications/bmt/

* Brealey, R. et Myers, S. (1987), Principles of Corporate Finance, MacGraw-Hill Book Cy., International edition, 2nd., Londres, 852 p. ; traduction française (1997), Principe de gestion financière des entreprises, Ediscience international et Mac Graw-Hill, Paris.

* Drèze, J.M. et Modigliani, F. (1972), "Consumption Decisions Under Uncertainty", Journal of Economic Theory, 5, 3, décembre, pp.308-335.

* Fama, E.F. (1970), "Multiperiod Consumption-Investment Decisions, The American Economic Review, 60, pp.163-174.

* Greenspan, A., discours disponibles sur http://www.federalreserve.gov/

* Hirshleifer, J. (1958), "On The Theory of Optimal Investment Decision", The Journal of Political Economy, 66, 4, mai, pp. 329-52.

* Hirshleifer, J. (1965), "Investment Decision Under Uncertainty: Choice-Theoretic Approaches", The Quarterly Journal of Economics, 79, 4, novembre, pp.509-36.

* Ménard, C. (ed.) (2004), The International Library of the New Institutional Economics, en particulier, tome I et tome II, Edward Elgar Publishing Limited.

* Miller, M.H. (1997), Merton Miller on Derivatives, John Wiley and Sons Inc., New-York, 226 p.

* Mishkin, F.S. et Strahan, P.E. (1999), "What Will Technology Do to Financial Structure?", NBER Working Paper No. w6892, January, 30p. + tableaux.

* Salin, P. (1991), Macroéconomie, P.U.F. (coll. 1er cycle), Paris. En particulier, chap.1, "Fondements de la macroéconomie, pp. 9-41; chap. 2, "Equilibre et échange", pp. 43-66 ; chap.3, "Le financement de l'investissement", pp.67-90.

* Salin, P. (1990), La vérité sur la monnaie, Editions Odile Jacob, Paris ; en particulier, chap.1 "Une économie sans monnaie", pp.13-36.

* Stiglitz, J. (1970), "A Consumption-Oriented Theory of the Demand for Financial Assets and the Term Structure of Interest Rate", Review of Economic Studies, 37, juillet, pp. 321-351.

* Telser, L.G. (1981), "Why There are Organized Futures Markets", Journal of Law and Economics, 24, 1, avril, pp.1-22.

* Walmsley, J. (1988), The New Financial Instruments, John Wiley and Sons, New-York, 454 p.


4. Complément.

Le développement qui sera proposé reposera en grande partie sur l'expérience de Alan Greenspan , à la tête de la banque centrale des Etats-Unis jusqu'à ce qu'un autre professeur de sciences économiques, Ben Bernanke, lui succèdât début 2006, expérience telle que peuvent en rendre compte les conférences qu'il a données.

En attendant, on pourra se reporter à deux "remarks" de l'ancien Président du Conseil des gouverneurs du "Fed" sur l'enseignement et la connaissance des marchés financiers, étant donné le changement considérable du paysage financier qui s'est produit ces dernières années:
- Greenspan (2001) et à
- Greenspan (1997)

On pourra aussi se demander s'il a été "randien" dans sa fonction de Président du Fed.

On pourra encore s'interroger sur la crise financière de la fin de la décennie 1990 dans la gestion de laquelle il a joué un rôle déterminant.


Tout cela ne devra pas faire oublier que, selon Vilfredo Pareto,
[dans Pareto, V. (1896), Cours d'économie politique, dans Bousquet, G.H. et Busino, G. (eds.), Oeuvres complètes de Vilfredo Pareto, tome 1: Cours d'économie politique, Librairie Droz, nouvelle édition, Genève, 1964.)],

il y a une "économie pure" et une "économie appliquée" :

"l'économie pure [la théorie économique] indique la forme générale du phénomène économique (c'est une première approximation) tandis que l'économie appliquée fournit une seconde approximation, en indiquant les perturbations produites par les causes qu'on avait négligées dans la première approximation.

L'étude de la première approximation se divise en trois parties : l'échange, la production et la capitalisation (i.e. la formation de l'épargne et la transformation de l'épargne en capitaux)." (Pareto, 1896, §35

Mais selon Walras, dans Eléments d'économie pure:

"il y a une économie politique pure qui doit précéder l'économie politique appliquée, et cette économie politique pure est une science tout à fait semblable aux sciences physico-mathématiques. Cette assertion est neuve et paraitra singulière" (Walras, 1900, , p.29)

"Si l'économie politique pure, ou la théorie de la valeur d'échange et de l'échange, c'est-à-dire la théorie de la richesse sociale considérée en elle-même, est, comme la mécanique, comme l'hydraulique, une science physico-mathématique, elle ne doit pas craindre d'employer la méthode et le langage des mathématiques.
La méthode mathématique n'est pas la méthode expérimentale, c'est la méthode rationnelle." (Ibid.)

A ce propos des relations de la science économique et des mathématiques, on rappellera Jean Baptiste Say :

dans Say, J.B.(1826), "Discours préliminaires", Traité d'économie politique, 1ère ed. 1806:

"Mais ce serait vainement qu'on s'imaginerait donner plus de précision et une marche plus sûre à cette science en appliquant les mathématiques à la solution de ses problèmes." (Ibid., p.16)

"Quelques écrivains du XVIIIè siècle et de l'école dogmatique de Quesnay d'une part,
et des économistes anglais de l'école de David Ricardo d'autre part,
sans employer les formules algébriques trop évidemment inapplicables à l'économie politique, ont voulu y introduire un genre d'argumentation auquel je crois, en thèse générale, qu'elle se refuse de même que toutes les sciences qui ne reconnaissent pour fondement que l'expérience :
je veux dire l'argumentation qui repose sur des abstractions.

Condillac a remarqué judicieusement qu'un raisonnement abstrait n'est qu'un calcul avec d'autres signes.

Mais un argument ne fournit pas plus qu'une équation les données, qui dans les sciences expérimentales, sont indispensables pour parvenir à la découverte de la vérité.

La meilleure dialectique aussi bien que le calcul le plus exact, s'ils partent d'une donnée incertaine, arrivent à des résultats douteux.

Quand on admet pour fondement, au lieu d'un fait bien observé, un principe qui n'est fondé lui-même que sur une argumentation, on risque d'imiter les scolastiques du Moyen Age,
- qui discutaient sur des mots [nominalistes], au lieu de discuter sur des choses, et
- qui prouvaient tout , hors la vérité." (Ibid., pp.17-18)

Selon Cachanosky,

dans Cachanosky (1988), "L'économie politique contre l'économie mathématique", ESEADE, Buenos-Aires, Argentine :

"Sans doute, Tjalling C. Koopmans a raison de dire que :

'[...] la justification de l'économie mathématique dépend simplement de la question de savoir si les chaînes de raisonnement logique entre les prémisses de base que les économistes ont postulées et nombre de leurs implications observables ou bien intéressantes, peuvent être établies plus efficacement à travers un raisonnement mathématique ou un raisonnement verbal'
[Tjalling C. Koopmans (1954), "On the Use of Mathematics in Economics", The Review of Economics and Statistics, 36, p.378]

"Le problème est que Koopmans ne semble pas avoir compris quel est l'objet d'étude de l'économie, puisqu'il ajoute ensuite :

'[...] je ne peux manquer d'ajouter que cela ne fait que peu de temps qu'on a démontré complètement le caractère non contradictoire des prémisses de la théorie de l'équilibre général concurrentiel, et que cela fut fait au cours d'une série d'études utilisant l'outillage topologique qui jusqu'à ce moment n'avait pas été utilisé en économie.

Existe-t-il un thème plus fondamental dans la théorie économique contemporaine ?

Existe-t-il une technique moins familière, autant aux économistes mathématiciens qu'aux économistes littéraires ?' (Ibid., p.378)

En premier lieu, il faut signaler à nouveau que ce qu'on a réussi à démontrer était l'existence et l'unicité de l'équilibre, mais non pas le 'caractère non contradictoire des prémisses'.

Comme nous l'avons vu précédemment, Arrow et Hahn ont reconnu les 'difficultés logiques' de la théorie de la concurrence parfaite.

D'un autre côté, la démonstration en question fut réalisée avec tant de suppositions irréelles, introduites par pure convenance (comme dirait Baumol) mathématique (en d'autres termes, pour qu'elle donne le résultat désiré), que cette théorie ne peut être qu'un bon exercice intellectuel, mais sans aucune capacité d'expliquer le fonctionnement réel du marché.

En second lieu, et justement plus important, il existe bel et bien des thèmes plus fondamentaux.
L'objet de l'étude des économistes est le 'processus' du marché' et non l''équilibre' ; ce dernier occupe une place totalement secondaire.

Il vaut la peine de reproduire, en dépit de leur extension, les réflexions suivantes de von Mises :

'Autant les économistes logiciens que les mathématiciens affirment qu'en dernière instance l'action humaine vise à l'établissement d'un état d'équilibre, et qu'elle l'atteindrait si cessaient tous les changements futurs dans les conditions.
Mais l'économiste logicien en sait beaucoup plus que cela :
- il montre comment les activités des entrepreneurs, les promoteurs et spéculateurs, avides de profiter des disparités dans la structure des prix, tendent à éradiquer ces différences et à supprimer les sources de profit et de perte entrepreneuriales.
- Il montre comment ce processus conduirait finalement à l'établissement d'une économie en rotation uniforme. Voilà le travail de la théorie économique.

La description mathématique de divers états d''équilibre est un simple jeu.
Le problème est d'analyser le processus de marché '[...]. Les problèmes de l'analyse des processus de marché, les seuls problèmes économiques qui soient importants, défient tout traitement mathématique.

L'introduction du temps comme paramètre dans les modèles n'est pas une solution.
Cela est bien loin de pallier les défauts fondamentaux de la méthode mathématique.
Affirmer que tout changement nécessite du temps et que le changement se trouve toujours dans la séquence temporelle est simplement une manière d'exposer le fait que lorsqu'il y a rigidité et absence de changement , il n'y a pas de temps.

La principale déficience de l'économie mathématique ne se trouve pas dans le fait qu'elle ignore la séquence temporelle, mais de ce qu'elle fait comme si le processus de marché n'existait pas' (Mises, Human Action, pp. 355-356).

"Comme on peut l'observer, la citation de Mises tranche notablement avec celle de Koopmans (que l'on peut considérer comme représentatif des économistes mathématiciens). Ce qui, pour Koopmans, est 'fondamental' (l'équilibre général) est pour Mises un 'simple jeu'.

En analysant le processus de marché, nous analysons l'action humaine et ses implications logiques, et cela ne peut pas être traduit dans des équations mathématiques, mais doit nécessairement être expliqué par des mots, c'est-à-dire avec des symboles qui ont un sens.

Comme nous l'avons vu dans la première partie, l'action humaine n'est déterminée par aucun facteur extérieur.
Evidemment, les facteurs externes influencent la conduite des hommes, mais pas d'une manière mécanique ou déterministe.

Ainsi, l'action humaine n'est en fonction mathématique de rien, pas plus que ne le sont les conséquences logiques des actions en question.
Quand Baumol dit que 'les clichés minables' comme quoi 'l'économie n'est pas une science exacte' ou 'la nature humaine ne peut être fourrée dans des équations' méritent à peine d'être considérés (p.116), il minimise justement la clé du problème, parce que 'l'action humaine ne peut pas être fourrée dans une équation' et que prétendre le faire, c'est incorrect du point de vue scientifique.
Par exemple, les choix du consommateur expliqués à l'aide de courbes d'indifférence est et sera l'une des plus grandes absurdités produites par l'économie mathématique.

Le développement et la diffusion de l'économie mathématique a créé le mythe que l'exposition verbale serait une 'charlatanerie', de doctrinaires, alors que l'approche mathématique serait 'scientifique'. Cela n'est rien d'autre qu'une superstition, même si elle est réservée aux 'évolués'.

Le succès qu'a obtenu l'utilisation des mathématiques dans les sciences de la nature n'implique pas que l'on doive appliquer la même méthode dans les sciences sociales pour atteindre le statut de science.

Au contraire, l'utilisation de formules mathématiques en économie a retardé son avance.
A cet égard, Hayek a proposé le terme de 'scientisme' et de 'scientiste' pour décrire l'imitation de la méthode des sciences naturelles de la part des 'scientifiques' sociaux :

'[...] dans le sens où nous utilisons ces termes, ils décrivent évidemment une attitude qui est décidément a-scientifique dans le vrai sens du terme, puisqu'elle implique une application mécanique et non-critique d'habitudes de pensée à des domaines différents de ceux pour lesquels elles ont été créées.
Le point de vue scientiste, comparé au point de vue scientifique, n'est pas une approche exempte de préjugés :
celle-ci en est chargée à l'excès, puisqu'avant de considérer quel est l'objet de son étude, elle prétend savoir quelle est la forme la plus appropriée pour l'explorer' (Hayek, The Counter-Revolution of Science, Liberty Press, 1979, p.24)

Cette déformation de la profession est trés influencées par l'enseignement que l'on donne aux étudiants en économie dans les universités, qui n'a pas seulement des effets épistémologiques, mais aussi, directement, de politique économique. [...]

A la fin de son parcours, l'étudiant s'est converti en un 'modèle' d'économiste dirigiste". (Cachanosky, op.cit.)

Qu'est ce qu'un phénomène économique ?
C'est, par exemple, un marché financier.

D'une façon générale, c'est un fait.

Qu'est-ce qu'un fait ?
Selon Henri Poincaré, il y a les faits simples et les faits autres. Le savant a pour originalité de découvrir et de s'intéresser à des faits simples :

"Mais où est le fait simple ?

Les savants ont été le chercher aux deux extrémités, dans l'infiniment grand et dans l'infiniment petit.

L'astronome l'a trouvé […]
Et le physicien, au contraire, a cherché […]
De même le biologiste a été instinctivement […]
Le sociologue est plus embarrassé […]
la méthode, c'est précisément le choix des faits […]
chaque thèse de sociologie propose une méthode nouvelle […] " (Poincaré, H. (1912), Science et Méthode, pp.12-13).

Vous aurez remarqué que Poincaré n'évoque pas l'économiste comme "savant" et que, selon lui, une méthode scientifique, c'est une méthode de choix de la méthode de choix de faits.

Qu'à cela ne tienne, l'économiste appliqué effectue des choix de faits et l'économie appliquée des marchés financiers démontre un tel choix.

Un marché financier est un fait simple.

Mais il y a marché financier et marché financier et cela est une difficulté apparente que tout "économiste appliqué" est aujourd'hui en mesure de surmonter.

Il convient de distinguer le marché financier organisé par l'économiste en tant que scientifique, et le marché financier organisé en pratique.

Le marché financier organisé "en théorie" est défini soit en tant qu'entité statique, soit en tant que processus, faisant intervenir d'autres éléments théoriques.

Tandis que le marché financier organisé en pratique n'est jamais qu'une firme de services, une "entreprise de marché" ("Wall Street", "Euronext", etc.).
Souvent, le marché financier organisé "en théorie" est malheureusement confondu avec l'entreprise de marché !

Il est à remarquer que, pendant longtemps, le marché financier a été laissé de côté par la théorie de l'équilibre économique général ou par la théorie macroéconomique (IS-LM l'ignore...), puis a été intégré sur la base d'hypothèses simplificatrices, pour ne pas écrire "enfantines".

Etant donnée l'innovation financière de ces vingt dernières années qu'entre autres, elles n'expliquent pas, ces théories sont pour le moins en porte-à-faux avec la réalité comme l'a expliqué souvent Alan Greenspan.

Cela étant, on pourra essayer de comprendre ce qu'est ou n'est pas la question des subprimes.


Addendum

- Le capitalisme financier : un pléonasme par excellence.
- Mensonges et bulles de ... faux droits
- les " grands collecteurs",
- Ce qui arrive devait-il arriver ?,
- Le "marché financier brisé"

- Motus et bouche cousue sur l'euro
- La crise financière est d'abord une réalisation de la crise scientifique,
- Le retour à l'étalon-or est la solution libérale.
- Nouvelle réflexion sur les ajustements financier et économique en cours.
- A phénomène mondial, cause mondiale.

- Contresens.
- L'économie est-elle à un stop ?
- Les banques : interfaces et artefacts.
- Il fallait le trouver, le G20 l'a fait.
- Episodes spéculatifs, innovation refusée et désinformation.

- Prêter aux Etats nationaux ou prêter de l'or, "that is the only question".
- "G 20 ?" - "Dans l'eau !".
- Donner à la finance ses lettres de noblesse économique.
- Finance islamique, marché des "subprime", et autre système de retraite de sécurité sociale obligatoire.
- Les monnaies, désormais égouts collecteurs des actifs toxiques.

- Banque libre ou crise financière : il faut choisir.
- Vers la manipulation financière de trop.



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