Paris, le 12 septembre 2010.




Les propos des hommes politiques, élus ou non, semblent, depuis quelques temps, de moins en moins fondés sur la théorie économique – pour autant qu’ils l’étaient auparavant – comme si celle-ci avait cessé d’exister à leurs yeux ou bien n’évoluait pas suffisamment dans le "bon" sens.

Autre possibilité, la théorie à quoi ils se référaient hier et faisaient confiance s’est révélée fausse, ils s’en sont aperçus et ils ne veulent pas faire leur la théorie vraie qu’ils ont toujours abhorrée car ils l’ont toujours abhorrée et car elle est en opposition avec ce dont ils rêvent.

Ils font certes encore allusion à la croissance, au chômage et au déficit du budget de l’Etat et voient dans la croissance le remède automatique au chômage et au déficit.

Ils ont certes compris que la croissance ne se décrétait pas, mais ils ne semblent pas avoir compris jusqu’à présent qu’elle s’entravait et que les réglementations de leur crû l’entravaient.

Et ils laissent de côté ou ne veulent pas voir l’influence sur la croissance, le chômage et le déficit du budget, de la législation – i.e. des réglementations, obligations, privilèges déguisés de toutes sortes – qu’ils soutiennent ou dont ils se flattent – comme en matière de « sécurité sociale vieillesse» -.


1. La réforme des retraites.

Cela est flagrant avec la réforme des retraites actuellement en débat en France et qui est en ce moment discutée par les députés, à l'Assemblée nationale .

Les tenants réglementaires et les aboutissants économiques de la sécurité sociale vieillesse – pas d'épargne, une moindre croissance et du chômage, toutes choses égales par ailleurs - ne sont guère évoqués.
Seuls sont mentionnés les déficits de tel ou tel régime de retraite, calculés à tel ou tel horizon, et l’augmentation conséquente du déficit de l’Etat et de l'endettement de celui-ci « si rien n’est fait » et ... si le marché financier continue à acheter la dette.

Soit dit en passant et toute proportion gardée, avec cette façon de procéder, ce n’est pas le réchauffement de la planète mis en valeur par le G.I.E.C. qui est en jeu, mais le refroidissement et la « mort » de l’économie française mis en valeur par l’I.N.S.E.E., la C.N.A.V. et autre C.O.R. « si rien n’est fait ».

En effet, aucun débat ne porte sur la méthode de calcul, sur le ou les modèles économiques de simulation, sur les relations entre la croissance, le chômage, le déficit du budget de l’Etat et la réglementation multiforme qu’est en vérité l’organisation de la sécurité sociale vieillesse.
Il n’est jamais évoqué que la sécurité sociale vieillesse détruit l’épargne et « nuit gravement » en conséquence à la croissance (cf. toute la littérature scientifique sur le sujet, en particulier bibliographie du livre ci-contre).

Ils laissent de côté que la croissance repose d’abord sur les règles de droit, sur la justice naturelle – propriété, responsabilité et liberté de contracter -, non pas sur des réglementations nécessairement arbitraires et à courte vue.

Dans un monde sans droit de propriété respectés et sans contrat d'échange, il ne saurait y avoir de relations économiques, d'épargne, de croissance.


2. Le marché financier.

Comme pour se faire pardonner, ils laissent aussi de côté le marché financier qui émerge des règles de droit, de la justice naturelle, mais quand ils ne le vouent pas délibérément aux gémonies et veulent le réglementer davantage.

Hier, ils avaient d'ailleurs créé l'organisation de la sécurité sociale pour, selon leurs dires de l'époque, immuniser les « travailleurs » contre ses crises et celles du système capitaliste.

Mais à l'époque, le marché financier était encore à ses premiers balbutiements.

Aujourd'hui, sans le marché financier, les déficits de l'organisation de la sécurité sociale vieillesse ou autre et de l'Etat seraient impossibles et, par conséquent, la France serait dans une autre situation inimaginable.
Mais ils n'évoquent pas le sujet

Pourquoi cet aveuglement ?
Le marché financier n’est jamais que la « magnification » du contrat financier, i.e. de l’accord des volontés du prêteur et de l’emprunteur ou, si on préfère ces façons de s’exprimer, de l’égalité actuarielle entre la quantité de monnaie prêtée et la quantité de monnaie empruntée à rembourses – elle-même fondée sur la relation mathématique des intérêts composés - , de l’équilibre entre les "forces" des parties contractantes.

Certes, plutôt que le contrat financier, l’ « action » – de société de capital – est souvent implicitement privilégiée puisque le marché financier est identifié à la « bourse », aux bourses, dans le discours habituel.

2.A. L’économiste et le droit.

Bien évidemment, quand l’économiste ou je ne sais qui autre fait abstraction des règles de droit, soit disant pour simplifier, il ne simplifie pas, mais perd de vue ce qu’est le marché financier.

Celui-ci devient un monstre, attrayant pour les uns – les « spéculateurs » - et effrayant et repoussant pour les autres – ce caractère est à l’origine de l’organisation de la sécurité sociale en France à partir de 1941-46 -.

Il perd aussi de vue la vraie comptabilité, celle qui découle des règles de droit, et, en particulier, la signification d’une balance comptable et de l’équilibre d’une balance comptable.
Cela est frappant quand il est question des paiements internationaux, de l’équilibre de la balance des paiements internationaux d’un pays (cf. ci-dessous).

Malheureusement la tendance est bien installée aujourd’hui en France.

2.B. L’économiste et les mathématiques.

Il convient de souligner que le marché financier est devenu aussi l’objet des soins des mathématiciens qui, sans trop le savoir, s’en rendre compte ou s’en féliciter, se sont faits forts de magnifier la relation des intérêts composés toute simple par l'égalité actuarielle, puis par une ou plusieurs équations, par un système d’équations, par un modèle.

Et des économistes ont vu d’un bon œil ce que faisaient les mathématiciens.

De fait, souvent, et curieusement, après s’être affranchi de la tutelle du juriste – qu’en définitive il révèle détester -, en laissant de côté les règles de droit ou leurs effets comme point de départ de son raisonnement, tout se passe comme si l’économiste préférait se soumettre à celle du mathématicien qui, pour sa part, dans ce cas, se prend alors pour un économiste.

2.C. L’économiste et la physique mécanique.

Il reste que le marché financier est enfin, souvent, l’objet des soins des économistes qui aiment procéder par analogie, par exemple en faisant une analogie avec le domaine des sciences physiques qu’ils connaissent.

C’est par exemple le marché financier défini mécaniquement par la « force » qu’est la demande, par la « force » de sens contraire qu’est l’offre, par le processus d’ajustement à l’équilibre des deux « forces » et par l’équilibre.
C’est dans la foulée l’emploi d’une représentation mathématique de la mécanique.

Mais quelle demande est en question ? Quelle offre ? Demande de fonds prêtable ? Offre de fonds prêtables ? Demande de vraies créances ? Offre de vraies créances ? Sur ces questions de définition, les débats ne manquent pas.

Une chose est certaine : à cette occasion surgissent au moins deux grandes ambiguïtés.

Il est souvent question d’offre de crédit par les banques et le crédit offert se trouve inscrit à l’actif du bilan des banques. N’y a-t-il pas là une perversion du langage ? Comment quelque chose qu’on a offert peut-il se retrouver à son actif ?

Seconde grande ambiguïté : le mot équilibre. L’équilibre de deux forces, concepts de la physique mécanique, ne saurait être comparé, a fortiori confondu avec l’équilibre d’une balance comptable résultat de l’application des règles de droit par les personnes juridiques dans les activités qu’elles ont menées.

Bien évidemment, tous ces éléments n’empêchent pas le marché financier d’être ce qu’il est, un contrat financier magnifié, de le rester tout en se développant – avec la réduction des coûts de l’échange - et de se rappeler périodiquement au bon souvenir des uns et des autres, dont les législateurs.
Mais chaque fois, le réveil est brutal : il y a « crise financière » comme on dit.


3. Droit ou législation.

Apparemment, les législateurs ont beau préféré les arguments des mathématiciens épris de théorie économique ou ceux des économistes épris des analogies pour asseoir leurs réglementations, rien n’y fera.
Leurs réglementations ne pourront jamais supplanter longtemps les règles de droit, de vrai droit qui régissent fondamentalement le marché financier et les effets de celles-ci.

Le marché financier est exemplaire à cet égard.

L’apparition du marché financier au premier plan de la vie économique est une caractéristique de la seconde partie du XXème siècle.

L’apparition s’est faite en deux temps :
- d’abord suite aux déséquilibres des balances de paiements internationaux des pays dont étaient convenus ces pays en abandonnant la discipline de l'étalon or – manifestation des règles de vrai droit - et en adoptant la réglementation internationale de l’étalon de change or à partir de 1922, mais surtout à partir de 1944 avec la création du F.M.I.  ;
- puis, suite aux déficits des budgets des Etats nationaux permis, d'un côté, par l'abandon de l'étalon de change or en 1971 et l’adoption des taux de change dits flottants et, de l'autre, par le marché financier dans l’état où il se trouvait alors.

L’étalon de change or, i.e. l’échangeabilité des monnaies nationales convertibles à taux fixe en or, avait fait passer au second plan des préoccupations politiques la question de l’ajustement à l’équilibre des balances des paiements internationaux des pays qui était au premier plan dans l’étalon or.

Les taux de change flottants, i.e. non convenus « centralement » internationalement – d’un commun accord – ont fait disparaître de la scène politique l’ajustement à l’équilibre précédent et l’état du marché financier alors (avec l’eurodollar et les autres euromonnaies) a fait le reste, i.e. a relégué au second rang des préoccupations politiques les déficits des budgets étatiques.

Il faut savoir qu'à la base de tous ces déséquilibres, on retrouve toujours la même cause : les politiques monétaires des autorités nationales du même nom.
Soit dit en passant, une politique monétaire n’est jamais qu’un ensemble de réglementations en matière d’offre de monnaie, de taux d’intérêt à court terme, de demande de créances par les banques centrales nationales, chacune en position de monopole obligatoire et à tutelle sur les autres banques dites « de second rang ».


4. Marché financier, étalon or, information et ajustement économique.

Aujourd’hui, finalement, le marché financier joue à sa façon le rôle d'ajustement à l'équilibre des économies nationales que jouait hier l’étalon or.

Mais alors qu'en étalon or, l'ajustement était cerné, concernait quelques pays et se faisait régulièrement, dans de faibles proportions, dans l'organisation actuelle où le marché financier est la discipline, l'ajustement concerne tous les pays, se fait aléatoirement et dans des proportions incommensurables a priori.

Ce rôle du marché financier est caché par un autre rôle sur quoi on a tendance à insister: celui de producteur d'informations.

Au lieu de s’articuler au bien en propriété susceptible d’échange contractuel qu’est l’or, le marché financier s’articule aux deux types d’instruments juridiques que sont, d’un côté, les contrats financiers, de prêt/emprunt de monnaie, voire d’autres biens, et, de l’autre, les actions – de société de capital - en propriété.

Soit dit en passant, en raison de cette alternative, en toute rigueur, il est plus proche d’un étalon bimétallique or/argent que de l’étalon monométallique or.

Comparé à l’étalon or, il présente une autre grande différence.

4.A. Balance des paiements, prix et étalon-or.

L’étalon or informait de ce qui était et de ce qui allait se produire nécessairement dans un proche avenir.
En effet, il donnait lieu à des instruments d'observation qu'il suffisait d'employer et à une relation mécanique entre ces observations.

Il suffisait de regarder à l’actif du bilan de la banque centrale d’un pays le poste « montant des réserves en or » et son évolution en tendance.

a) La réalité.

Un montant constant cachait une balance des paiements en équilibre – et réciproquement - et par conséquent des prix intérieurs des biens en propriété en harmonie avec les prix étrangers.

Un montant décroissant cachait une balance des paiements en déficit et des prix intérieurs supérieurs aux prix étrangers.

Et inversement pour une balance en excédent.

b) Un avenir prévisible.

Dès lors qu’on avait compris que, s’il y avait cette disparité de prix, c’était à cause de la politique monétaire suivie nationalement, la situation observée laissait attendre, toutes choses égales par ailleurs, une dévaluation de la monnaie du pays s’il y avait déficit ou une réévaluation s’il y avait excédent, ou bien sinon, dans les deux cas, un changement de la politique monétaire et donc des autres politiques.

Quoique menées en étalon de change or, dans la décennie 1930, fleuriront des politiques monétaires destinées à cacher cette évolution – pour soit disant « combattre la spéculation » -, i.e. pour détruire l’information – par exemple, dans ce but, un fonds de stabilisation des changes sera créé en France en 1939 -.

4.B. Prix, taux d’intérêt et marché financier.

Pour sa part, le marché financier informe de ce qui est, de ce qui est attendu avec incertitude, mais pas de ce qui va se produire nécessairement.

Pour le marché financier, les prix intérieurs et les prix étrangers n’existent pas car son point de vue n’est pas celui d'un pays face au reste du monde, mais le monde.

L'économie mondiale n’a pas d’intérieur, ni d’extérieur - c’est le modèle même de l’ « économie fermée » des manuels des premières années de science économique -, mais est percluse de réglementations nationales ou régionales, voire internationales.

a) Prix et taux d'intérêt spot.

Le marché financier informe des prix des créances ou reconnaissances de dette spot – au comptant dont conviennent prêteur et débiteur et qui vont les lier un certain temps.
Les prix spot informent de ce qui est.

Bien évidemment, cette information est moins coûteuse à obtenir sur les marchés organisés que lorsque des opérations « over the counter » - de gré à gré – sont en ligne de mire.

De temps à autre, le marché financier informe aussi que tel ou tel débiteur n’est pas ce qu’il croyait.

A chaque créancier effectif ou potentiel alors de se le tenir pour su et, le cas échéant, de s’en désoler à concurrence des pertes qu’il doit supporter en conséquence.

Le marché financier informe aussi des prix spot des actifs qui lient leur propriétaire à personne – du type « action de société de capital » -.

Là encore, de temps à autre, le marché financier informe que telle ou telle société n’est pas ce qu’il croyait, mais en faillite.

Bref, le marché financier spot permet à chacun de faire des comparaisons de prix spot sans tenir à sa disposition des comparaisons toute faites – du type « solde de la balance des paiements » ou « réserves en or » de la banque centrale ou des banques de second rang -.

Au lieu de faire référence aux prix spot, il peut faire aussi référence aux taux d’intérêt spot, exprimés en termes annuels.

Dans ce cas, il est possible de comparer les taux d’intérêt en question aux taux d’intérêt à court terme pratiqués par telle ou telle banque centrale nationale ou régionale, au titre de la politique monétaire.

b) Prix et taux d'intérêt non spot.

Le marché financier informe des prix des créances ou reconnaissances de dette non spot – à terme – dont sont convenus des opérateurs et qui les lient.
Les prix non spot informent de ce qui est attendu avec incertitude.
Le marché financier informe aussi des prix non spot des actifs qui lient leur propriétaire à personne – du type « action de société de capital » -.

Au lieu de faire référence aux prix non spot, il peut faire référence aux taux d’intérêt non spot.

Dans ce cas, il est possible de comparer les taux d’intérêt non spot aux taux d’intérêt spot.

c) Un avenir prévisible, malgré les apparences...

Le marché financier n’informe pas sur ce qui va se produire comme le fait l'étalon or.
Il en est ainsi car il ne met pas en œuvre des outils d’information analogues par exemple aux instruments juridiques que sont les balances des paiements internationaux, les bilans de banques centrales et car il ne donne pas naissance à une relation mécanique qui lierait les observations des outils analogue à la relation mécanique qui lie les observations des deux types d’instruments juridiques.

Mais « nécessité fait loi » diront certains.

Et la succession des variations de prix ou de taux d'intérêt ne peut que déclencher un ajustement à l'équilibre économique comparable à celui à quoi donnait lieu l'étalon or.

Et l'ajustement économique sera perçu comme "aléatoire" d'où la dénomination de « crise » qui lui sera donnée.

Et il sera de grande ampleur car il aura été retardé – par rapport à ce qui se serait passé en étalon or – et car il concernera un nombre de pays – et de gens – indéterminé a priori et, en toute hypothèse, beaucoup plus grand.


5. « On ne peut pas faire n'importe quoi tout le temps ».

Faut-il regretter cet état de fait ?

Beaucoup répondront à la question par l'affirmative et condamneront, dans la foulée, le marché financier pour ses « crises », oubliant les erreurs de politique économique qui les sous-tendent.

Comme c'est le cas actuellement, ils exigeront même une réglementation toujours plus grande de celui-ci, par exemple, par de nouveaux organismes créés pour l'occasion comme si le projet était simplement réalisable.

Ils n'évoqueront pas les politiques d'offre de monnaie, de taux d'intérêt et de demande de crédit contre nature que mènent les banques centrales nationales ou régionales, ni les déficits et les endettements des Etats toujours plus importants à quoi doit répondre favorablement le marché financier et qu'il doit digérer.

Mais ils seront les premiers à se féliciter de l'abandon de l'étalon-or qui, selon eux, était un frein à la croissance.

Entre le marché financier – et tout ce que celui-ci permet aux autorités monétaires ou autres de faire - et l'étalon-or – et tout ce que celui-ci interdisait aux mêmes de faire -, il faut qu'ils choisissent : «  on ne peut pas faire n'importe quoi tout le temps ».

A coup sûr, l'étalon-or n'interdisait pas de faire le bien et le marché financier n'autorise pas de faire le mal.
Mais, avec le marché financier au premier plan, périodiquement, certains pensent pouvoir abuser le marché en toute impunité.
La réalité les rattrape et le rattrapage prend la forme de ce qu'on dénomme une « crise financière »
D'où les crises financières à répétition depuis lors (en particulier dans la période 1987-2007).

Espérons qu'une crise financière ne sera pas telle qu'elle emportera tout.

Mais on ne peut que l'espérer avec incertitude.

A coup sûr, les réglementations n'y feront rien, aussi ingénieuses qu'elles puissent le paraître au premier abord.

A coup sûr, pour les raisons données précédemment, le retour à l'étalon-or ferait ou fera disparaître cette noire perspective.

En résumé, étant données les politiques économiques erronées, l'étalon or donnait lieu à des ajustements économiques automatiques, réguliers, de faible ampleur concernant un petit nombre de pays.

Le refus de cette discipline de l'étalon or, autre erreur politique, et les réglementations que les hommes politiques ont décrétées en conséquence ont conduit à donner au marché financier le premier rôle.  C'est lui qui est désormais le juge des ajustements.
Les ajustements sont tout autant automatiques qu'avec l'étalon or, mais ont un caractère aléatoire et concernent tous les pays. 
Pour cette raison, ils sont d'une ampleur nécessairement beaucoup plus grande.





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