Il s'agit d'un cours en préparation pour l'année universitaire 2006-07 pour les étudiants de licence de sciences des organisations (mention "économie appliquée") (3ème année) de l'Université Paris Dauphine (second semestre) :



http://www.dauphine.fr/ufrea/ECTS_2005/L3/eco_app_assurance_lane.htm

1. Objectifs de l'enseignement.

Faire comprendre en quoi consistent l'assurance en théorie et en pratique et son évolution.
Etre capable d'analyser économiquement des situations :
- dont l'assurance est le cœur ; ou bien
- où n'intervient pas l'assurance et où elle devrait intervenir.


2. Description de l'Enseignement.

- Incertitude, droit et assurance.
- Assurance, réduction de l'aléatoire et économie politique.
- Définition et mesure des risques objets des marchés de l'assurance.
- Explication du choix de la personne juridique qui s'assure : assurance ou/et "non assurance".
- Explication du choix de la personne juridique qui propose des contrats d'assurance .


3. Bibliographie .

Allais, M. (1983), "Fréquence, probabilité et hasard", Journal de la Société de Statistiques de Paris, 124 , 2, pp.70-91 .

Dickinson, G. (1993), "Insurance" dans "Market Services and Europe Integration", European Economy (Social Europe) , n°3, pp.183-210.

Ehrlich, I. et Becker, G.S. (1972), "Market insurance, Self-Insurance and Self-Protection", The Journal of Political Economy, 80 , juillet-août, pp.623-648

Lambert, A. (1998), Assurons l'avenir de l'assurance , Les Rapports du Sénat, n°45, Paris, 2 tomes (tome 1 : 220 p. et tome 2 : 466 p. + 92 p.) et site Internet du Sénat.

Lane, G. (2001), " Bastiat, l'aversion pour l'incertitude et la loi de l'association", Journal des économistes et des études humaines, 11 , 2/3, juin-septembre, pp.415-450.
---------- (1995), "Vingt-cinq ans d'économie de l'assurance" dans Le Pen et alii(eds.), Paris Dauphine : vingt-cinq ans de sciences d'organisation, Masson, Paris, pp.179-196.
----------- (1993), "Responsabilité et assurance, ou a-sécurité sociale", Journal des Economistes et des Etudes Humaines, 4 , 4, décembre, pp.531-569.

Meier, K.J. (1991), "The Political of Insurance Regulation", Journal of Risk and Insurance , 58 , 4, septembre, pp.700-713 .

Sandmo, A. et Aase, K. (1990), Economics of Insurance , North-Holland, Amsterdam.























4. Quelques textes sur le thème, disponibles sur le blog.

* Le hasard moral
* Le principe de précaution : l'imposture dirigiste.


5. Pour mémoire,
suivi du cours d'économie de l'assurance (2004-05) à l'Université Paris-Dauphine, Département "économie appliquée", Licence, spécialisation "Banque et monnaie", année 2004-05, 1er semestre.


I. Première séance du mardi 05 octobre 2004.

La séance a eu pour objet de présenter et mettre en perspective la plupart des principes de l'économie de l'assurance mutuelle les plus importants (panne d'électricité dernière demi-heure). Chacun d'eux sera étudié en détails dans l'une des trois parties du cours et, à l'occasion, tel ou tel seront appliqués pour analyser économiquement des questions d'actualité (par exemple, bancassurance, e-assurance, assurance-santé ou -maladie).

1. Incertitude, théorie économique et assurance mutuelle
- Un peu d'histoire
* Remarque : le postulat de l'incertitude déterministe est-il une simplification scientifique ?
- Sans incertitude de perte, pas d'assurance mutuelle imaginable.
* Remarque : Incertitude déterministe et assurance mutuelle : des biais.
- L'axiome de l'être humain conscient de son ignorance, le coût de la possession incertaine ou risquée et l'assurance mutuelle.
* Le coût de transaction.

2. "L'assurance mutuelle est à la possession incertaine ou à la responsabilité ce que la monnaie est à l'échange certain, question de réduction du coût de transaction".
- Droit, législation, théorie économique et assurance mutuelle.
- Sans droit, pas d'assurance mutuelle, donc des coûts de transaction.
- La relation entre le droit et l'économie, d'un côté, et, de l'autre, le coût de transaction.
* Le droit contribue à réduire l'incertitude de la personne et, par conséquent, le coût à quoi celle-ci l'évalue.
- Possession, échange et coût de transaction.
* Remarque : le coût d'opportunité.
- L'aphorisme.

3. Incertitude, droit et "gestion du risque" à un coût réduit par l'assurance mutuelle : l'économie de l'assurance ("économie assurancière" par opposition à économie financière).
- L'"assurance", un produit à plusieurs définitions économiques possibles.
* Panier de services.
* Contrat.
* Bien contingent.
* Remarque : prix en monnaie et prime d'assurance à verser en monnaie.


Plan du cours.

Première partie : Le risque, objet de l'assurance mutuelle.
1. Qu'est-ce qu'une chose/un objet en sciences économiques ?
2. Le bien économique risqué (noté RPA)
3. L'objet/chose "perte attendue avec incertitude d'un bien économique" (noté RPB)
4. Le risque-"cause ouverte" (noté RPC)
5. Autres éléments possibles de mesure des RPA ou RPB.

Deuxième partie : Explication de la demande individuelle d'assurance dans un contexte où on suppose que les personnes font abstraction de la durée.
1. Valorisations du risque, objet de l'assurance.
2. Première "pseudo-explication" de la demande individuelle d'assurance
3. La "non-assurance" est disponible : seconde "pseudo-explication" de la demande individuelle d'assurance
4. Véritable explication de la demande individuelle d'assurance

Troisième partie : Explication de l'offre individuelle d'assurance mutuelle dans un contexte où on suppose que les personnes font abstraction de la durée.
1. Explication "simplifiée" dans un contexte de certitude
2. Explication plus générale dans un contexte d'incertitude déterministe
3. Remarques finales


Références bibliographiques.

* Adams, J. (1995), Risk, UCL Press, Londres, 228p.

* L'Argus de l'assurance : site http://www.argusdelassurance.com/

* Bernstein, P.L. (1998), Plus forts que les dieux, la remarquable histoire du risque, Flammarion, Paris, 360 p. En anglais, Against the Gods, the Remarkable Story of Risk, John Wiley and Sons, 1996.

* Ewald, F. et Lorenzi, H. (eds.) (1997), Encyclopédie de l'assurance, éditions Economica, Paris, 1650 p.

* Fédération française des sociétés d'assurance : http://www.ffsa.fr/

* Greene, M.R. (1973), Risk and Insurance, 3è. éd., South-Western Publishing Co., Cincinnati.

* Hacking, I. (2002), L'émergence de la probabilité, Editions du Seuil, Paris.

* Laffont, J.-J. (1985), Cours de théorie économique, tome II : Economie de l'incertain et de l'information, Economica (coll. Economie et statistiques avancées), Paris, 202 p.

* Lambert, A. (1998), "Assurons l'avenir de l'assurance", Les Rapports du Sénat, n°45, Paris, 2 tomes (tome 1 : 220 p. et tome 2: 466 p. + 92 p.) et site Internet du Sénat: http://www.senat.fr/rap/r98-0452/r98-0452.html

* Lamberton, D.M. (ed.) (1971), Economics of Information and Knowledge, Penguin modern economics Readings, Harmondsworth, 384 p.

* Lane, G. (2001), "Bastiat, l'aversion pour l'incertitude et la loi de l'association", Journal des économistes et des études humaines, 11, 2/3, juin-septembre, pp.415-450.
* -------- (1997), "L'assurance du risque de faillite de l'entreprise", So.F.A.Ris, Paris.
* -------- (1995), "Vingt-cinq ans d'économie de l'assurance" dans Le Pen et alii (eds.), Paris Dauphine : vingt-cinq ans de sciences d'organisation, Masson, Paris, pp.179-196.
* ---------(1993), "Responsabilité et assurance, ou a-sécurité sociale", Journal des Economistes et des Etudes Humaines, 4, 4, décembre, pp.531-569.

* Le Lloyd's de Londres : http://www.lloyds.com/index.asp

* Loubergé, H. (1981), Economie et finance de l'assurance et de la réassurance, Dalloz, Paris.

* O'Driscoll, G.P. et Rizzo, M.J. (1985), The Economics of Time and Ignorance, Basic Blackwell, Oxford, 262 p.

* Rea, S.A. (1993), "The Economics of Insurance Law", Review of International Law and Economics, 13, 2, juin, pp.145-162.

* Revue de Genève - The GENEVA Papers on Risk and Insurance Theory http://www.kluweronline.com/issn/0926-4957

* Sandmo, A. et Aase, K.(1990), Economics of Insurance, North-Holland, Amsterdam, xiv + 402 p.


II. Deuxième séance du mardi 12 octobre 2004.

La séance a commencé par l'évocation des principes généraux suivants :
- Le propriétaire/responsable confronté au choix premier entre assurance et" non-assurance".
- "En prenant des risques, l'assureur ne prend pas de risque ou les risques qu'on croit"
- L'échangeabilité assurancière
- L'assurance mutuelle, processus de réduction de coût et processus d'organisation.
(principes qui n'avaient pas pu être évoqués la séance de la semaine passée en raison de la panne d'électricité et de l'impossibilité de prendre des notes.)

Se déduit de l'ensemble des principes le plan du cours :
- Première partie : le risque, objet de l'assurance mutuelle ?
- Deuxième partie : l'explication de la demande individuelle d'assurance dans un contexte où on fait abstraction de la durée
- Troisième partie : l'explication de l'offre individuelle d'assurance dans un contexte où on fait abstraction de la durée

La séance a été ensuite consacrée à la première étape du développement de la première partie du cours qui en comporte cinq.
1. Qu'est-ce qu'une chose/un objet en sciences économiques ?
2. Le bien économique risqué (noté RPA)
3. L'objet/chose "perte attendue avec incertitude d'un bien économique" (noté RPB)
4. Le risque-"cause ouverte" (noté RPC)
5. Autres éléments possibles de mesure des RPA ou RPB.

Première étape :
1. Qu'est-ce qu'une chose/un objet en sciences économiques ?
- qu'est-ce qu'une chose/objet en général ? Objet ou chose (res en latin) ?

- chose connue ou ignorée en partie,
* identité
* quantité
* chose durable ou non durable (service).
** remarque : chose matérielle et chose immatérielle
** remarque : contexte d'analyse avec incertitude, sans ou avec durée
- chose juridique, en propriété ou en responsabilité.
* chose en propriété
* le contrat et l'échange de droit de propriété sur la chose * chose en responsabilité.

- chose de type "échangeable" et chose de type "non échangeable"
* remarque : une marchandise.

- chose évaluable ou valorisable de type "bien" ou de type "mal"
* l'utilité marginale de la chose

- Bien économique ou mal économique

- Remarque : la chose "perte ex post" d'une chose économique.


III. Troisième séance du mardi 19 octobre 2004.

Pour d'obscures raisons administratives, le dossier n°1 n'est toujours pas disponible (après le changement de salle puis la panne d'électricité...).
Après qu'on a convenu avec les étudiants que le contrôle aurait lieu le mardi 7 décembre 2004, la séance a été l'occasion de développer deux définitions du risque, objet de l'assurance, à savoir :

Deuxième étape :
2. Le bien économique risqué (noté RPA pour risque de perte de type A)
- définition
* introduction d'une quantité de référence
* prise en considération des seuls dommages ou pertes de quantité.

- caractéristiques
* application de la grille d'analyse de la première étape.

- éléments de mesure mathématique du RPA
* géométrie
** dans la dimension des quantités attendues avec incertitude du bien économique
** dans le plan des espérances morales de quantité formées, chacune, avec certitude - dans le cas de deux espérances morales -;
** dans l'"hyper" plan des espérances morales de quantité formées, chacune, avec certitude ;
* algèbre
** avec l'introduction de probabilités mathématiques associées aux espérances morales, en laissant de côté le débat sur les probabilités subjectives ou objectives et en distinguant le cas des probabilités discrêtes et celui des probabilités continues.
* extension au patrimoine des biens économiques risquées, mesuré en monnaie via l'introduction des prix en monnaie des biens économiques
** évocation des problèmes pratiques qui se cachent derrière cette hypothèse et qu'on rencontrera : la monnaie est une ocndition nécessaire de l'assurance.


Troisième étape :
3. L'objet/chose "perte attendue avec incertitude d'un bien économique" (noté RPB pour risque de perte de type B)

- Définition
* Le RPB est une chose/objet théorique qui se déduit logiquement du RPA par changement de point de vue (changement d'origine ou de repère.
* sans espérance morale de la personne propriétaire ou responsable, pas de RPB.

- Caractéristiques
* le RPB est l'antonyme de la chose "perte ex post d'un bien économique" ;
* le RPB est le véritable objet de l'assurance ;
* Le RPB est-il échangeable ? la deuxième et la troisième parties du cours répondront à la question
* Le RPB est-il de type "bien" ou de type "mal" ? La deuxième partie permettra de répondre à cette question .

- Eléments de mesure mathématique du RPB.
Ce sont les éléments qu'on a vus dans le cas du RPA au prix d'une translation géométrique ou d'un changement de membre algébrique de la quantité de référence.

- Relation entre le RPA et le RPB
* Vectoriellement, le RPA peut se décomposer en le bien de référence et le RPB ;
* Le RPA est en général échangeable par le processus de marché, le RPB est parfois échangeable par le "processus de l'assurance" (cf. deuxième et troisième partie du cours);
* L'échange du RPA recouvre celui du RPB alors que l'échange du RPB ne recouvre pas celui du RPA.


IV. Quatrième séance du mardi 26 octobre 2004.

Nous sommes dans le développement de la première partie du cours, à savoir l'étude du risque, objet de l'assurance. Après distribution du dossier n°1 et un point sur le dossier, la séance a été consacrée au développement des deux dernières étapes de la définition du risque, objet de l'assurance, à savoir :

quatrième étape :
4. Le risque-"cause ouverte" (noté RPC pour "risque de perte de type C").
- définition

- caractéristiques
* le RPC n'est pas échangeable par l'assurance comme l'est le RPB.
* il convient de distinguer l'action de la "nature" et l'action humaine ; et dans l'action humaine, l'action volontaire et l'action involontaire au sein de quoi se trouve la notion juridique essentielle de "responsabilité".

- éléments de mesure du RPC :
* des (lois de) probabilités mathématiques.

Cinquième étape :
 5. Autres mesures ou représentations mathématiques possibles des RPA ou RPB.
- Espérance mathématique totale des espérances morales (de perte) du bien économique risqué et moments d'ordre supérieur à l'unité.

- Mesure algébrique du RPA ou du RPB en termes d'espérance mathématique et de variance.

- Représentations géométriques possibles du RPA ou du RPB en termes d'espérance mathématique.
* La question de l'indétermination de la probabilité à associer à l'espérance mathématique du RPA (ou du RPB) :
une réponse lui sera donnée grâce à une règle économique (cf. deuxième partie sur l'explication de la demande individuelle d'assurance).

- Remarque : le risque d'erreur
* L'intermédiaire de l'inégalité de Bienaymé Tchébitchev * Le "risque d'erreur" est à distinguer du RPA, du RPB, du RPC.


V. Cinquième séance du mardi 2 novembre 2004.

La séance aura pour objet de commencer à développer l'explication économique de la demande individuelle d'assurance, dans un contexte où on suppose que les personnes, propriétaires ou responsables, font abstraction de la durée (deuxième partie du cours).
Quatre grandes questions se posent :
1. Evaluations du risque, objet de l'assurance.
2. Première "pseudo-explication" de la demande individuelle d'assurance
3. La "non-assurance" est disponible : seconde "pseudo-explication" de la demande individuelle d'assurance 4. Véritable explication de la demande individuelle d'assurance

La séance a été consacrée à répondre à la première question en introduisant les notions d'analyse économique que sont :
- l'utilité totale d'un (élément de) patrimoine évalué en monnaie et espéré moralement ;

- l'utilité attendue en tant qu'évaluation et valeur donnée au RPA, au patrimoine risqué ;

- l'utilité attendue en tant qu'espérance mathématique des utilités des espérances morales de patrimoine ;

- le patrimoine certain équivalent au patrimoine risqué, c'est-à-dire au RPA ;

- la prime de risque en termes de patrimoine évalué en monnaie), différence entre l'espérance mathématique des espérances morales de patrimoine et le patrimoine certain équivalent.

- la courbe d'indifférence au RPA, correspondant à l'utilité attendue, i.e. à l'évaluation de celui-ci.
L'introduction de ces notions d'analyse économique a été appuyée sur des représentations géométriques.


VI. Sixième séance du mardi 9 novembre 2004.

Après la distribution du dossier n°2, la séance a commencé par un exercice faisant passer de l'évaluation du RPA à l'évaluation du RPB par la personne.
L'exercice est destiné à familiariser l'étudiant avec les notions théoriques tant rappelées que nouvelles acquises la semaine précédente comme :
- l'utilité élémentaire d'une espérance morale de patrimoine - l'utilité attendue en tant qu'évaluation et en tant que valeur donnée au RPA,

- l'utilité attendue en tant qu'espérance mathématique des espérances morales de patrimoine,

- l'aversion pour l'incertitude/risque,

- le patrimoine certain équivalent au patrimoine risqué, c'est-à-dire au RPA,

- la prime de risque en termes de patrimoine/bien(évalué en monnaie) : prime de risque en termes de quantité de monnaie.

- la prime de risque en valeur (coût du risque).
Par "translation des axes" :
RPA = référence + RPB (soit en termes vectoriels/matriciels, soit en termes d'espérance mathématique),
toutes ces notions se transposent et s'appliquent au RPB, i.e. à la chose "perte attendue avec incertitude du patrimoine/bien économique risqué".

La séance a eu ensuite pour objet de développer la première pseudo-explication économique de la demande individuelle d'assurance, dans un contexte où on suppose que les personnes font abstraction de la durée.
C'est la question 1 : s'assurer totalement (faire appel au marché de l'assurance mutuelle) ou ne pas s'assurer totalement ?

Réponse : la personne assure son RPB si la prime pure d'assurance qui lui est proposée est inférieure à la "perte certaine équivalente" au RPB. En d'autres termes, elle offre son RPB au "prix de la PPA" et demande une couverture totale de son RPB.
Si la PPA qui lui est proposée est supérieure à cette "perte certaine équivalente" à son RPB, elle ne s'assure pas, elle n'offre pas son RPB, elle ne demande pas de couverture totale de son RPB.
On a montré que la PPA peut se décomposer en :
- le RPB mesuré par l'espérance mathématique des espérances morales de perte du bien économique risqué et
- une proportion de la prime de risque (exprimée en termes de quantité monétaire).


VII. Septième séance du mardi 16 novembre 2004.

1 - "Demande de garantie/couverture monétaire"et "offre monétaire" d'un RPB.

* La prime pure monétaire choisie à garantie/couverture totale donnée.
La dernière séance avait eu pour objet, entre autres, la première "pseudo explication" de la demande individuelle d'assurance dans un contexte où on fait abstraction de la durée.
Il s'était agi d'expliquer la prime pure d'assurance (PPA) maximum qu'est prêt à payer le propriétaire ou responsable de patrimoine pour couvrir totalement un élément de celui-ci susceptible d'être entièrement détruit (vecteur de garantie/couverture à 100%).
La prime pure maximum s'obtient par minimisation de l'écart quadratique entre la valeur que l'individu donne à son patrimoine risqué sans assurance, i.e. l'utilité attendue de son patrimoine risqué nongaranti, et la valeur qu'il lui donne assuré totalement, i.e. l'utilité attendue de son patrimoine risqué totalement garanti ou encore l'utilité de son patrimoine certifié.
* La garantie/couverture monétaire choisie à taux de prime pure monétaire donné.
Après un résumé d'une seconde façon géométrique de l'explication précédente, la séance a eu pour objet d'expliquer le vecteur de garanties/couvertures qu'est prêt à demander le propriétaire ou responsable d'un patrimoine dont un élément est susceptible d'être perdu en totalité ou en partie, pour un taux de prime pure monétaire donné.
Le vecteur de couverture optimum,; la prime pure optimum et le RPB optimum à échanger avec le marché de l'assurance s'obtiennent par maximisation de la valeur que l'individu donne à son patrimoine risqué une fois assuré, i.e. à l'utilité attendue de son patrimoine risqué garanti.

* La fonction de demande individuelle d'assurance et la fonction d'offre individuelle monétaire du RPB.
L'explication a permis d'introduire la notion de fonction de demande individuelle de couverture d'assurance et celle de fonction d'offre individuelle monétaire de RPB.
Elle a aussi amené à montrer les difficultés qu'il y avait à parler de taux de prime d'assurance, les difficultés de la relation entre vecteur de couvertures/garanties et vecteur de pertes attendues, les difficultés de la relation entre prime pure d'assurance et vecteur de couvertures.


VIII. Huitième séance du 23 novembre 2004.

La séance a eu pour premier objet la fin du développement sur la première pseudo explication de la demande individuelle d'assurance dans un contexte où on fait abstraction de la durée.
1 (fin du point) - la question des assurances à franchise ("deductible" en anglais) a été envisagée.

2 - La demande d'assurance dans le cas des biens de type "non remplaçable" (ou "unique").
Une originalité de la perspective de l'assurance est d'amener à classer les éléments de patrimoine de type bien en deux catégories : les remplaçables et les non remplaçables. Cas limite de ces derniers : les uniques.
Les problèmes que pose la non remplaçabilité s'articule à :
- l'échangeabilité,
- l'échangeabilité par le marché
- l'échangeabilité par le marché à un prix en monnaie.
L'explication de la demande d'assurance des biens non remplaçables a conduit à introduire un concept de fonction d'utilité totale spécifique, celui de fonction d'utilité totale paramètrée. Ce concept permet d'introduire la "valeur sentimentale" que l'individu donne à son bien économique risqué et la perte de cette valeur qui permet de retrouver économiquememnt une notion chère, depuis bien longtemps, aux juristes, à savoir le "pretium doloris", la valeur donnée au préjudice moral.

3 - La demande d'assurance de la "firme", personne morale.
La personne juridique physique n'est pas seule à demander de l'assurance, il y a aussi des personnes juridiques morales.
* Cas de la firme d'assurance ("compagnie d'assurance") et la demande de réassurance.
* Cas de la firme bancaire ("banque")et la demande d'assurance de dépôt.
* Cas de la firme quelconque (et question de la "captive d'assurance" créée dans des "paradis fiscaux")

La fin de la séance a été l'occasion d'introduire la seconde pseudo-explication de la demande individuelle d'assurance dans le même contexte (on fait abstraction de la durée).
Celle-ci fait intervenir le "choix de portefeuille de l'individu propriétaire ou responsable entre "assurance" et "non assurance".

Si l'assurance est schématisable par le vecteur (PPA, C), la "non assurance l'est par le vecteur (NA, prob).
NA désigne les dépenses, évaluées en monnaie, en moyens de "prévention" ou de "protection" ;
Prob. désigne le vecteur de probabilités dont les dépenses NA ont causé une variation : augmentation de la probabilité de non perte, diminution des probabilités de perte.


IX. Neuvième séance du Mardi 30 novembre 2004.

Après un rappel que le contrôle intermédiaire aura lieu la semaine prochaine, la séance a été l'occasion de développer dans toute sa généralité la seconde pseudo-explication de la demande individuelle d'assurance dans le même contexte (on fait abstraction de la durée). Celle-ci fait intervenir le "choix de portefeuille de l'individu propriétaire ou responsable entre "assurance" et "non assurance".
Sont à distinguer la question du choix simultané et la question du choix séquentiel (cas de l'émergence de l'"assurance", étant donné l'existence de la "non assurance").

1 - Les choix possibles de la personne

2 - Le "choix de portefeuille" (modèle II)
* approche algébrique dans le cas de N espérances morales de perte ;
* approche géométrique dans le cas de deux espérances morales de perte.

3 - Les fonctions de demandes individuelles d'assurance et de "non assurance".
Elles se déduisent respectivement du vecteur de couverture/garantie optimum, de la prime pure d'assurance et des dépenses de non assurance optimales par
* variations infinitésimales des variables dans un voisinage de l'optimum et calcul des élasticités correspondantes et
* intégration mathématique des élasticités obtenues.

4 - Remarque : le "hasard moral"
Si le "hasard moral" est une notion d'analyse économique, aujourd'hui à la mode, elle est ambigüe - faux concept - quand on ne se place pas dans un contexte de droit, quand on néglige de préciser les règles de la propriété, de la responsabilité et de l'échange contrat


X. Dixième séance du mardi 7 décembre 2004.

La première partie de la séance a consisté dans le contrôle intermédiaire des connaissances prévues.

Sujet.
A partir des principes et des concepts vus en cours et à l'aide d'un vocabulaire précis, répondre, dans l'ordre, aux trois questions qui suivent.

Question 1 (7 points)
Monsieur "X" ne sait pas que l'assurance existe. Dans son patrimoine, il possède en particulier un objet qu'il a choisi de protéger contre le vol en le faisant garder par une société de gardiennage. Cela lui occasionne des frais de garde de 500 euros.
a) Donnez les éléments théoriques sur quoi l'économiste fait reposer le choix de Monsieur "X".
b) Expliquez économiquement le choix de Monsieur "X".

Question 2 (7 points)
Un assureur vient à contacter Monsieur "X" et, après avoir défini et mesuré son risque avec lui, il lui propose une assurance de prime pure d'assurance PPA égale à 20 euros et de profil/vecteur de couverture/garantie C = (0 euros, 20000 euros). Monsieur "X" dit : "d'accord".
a) Donnez les éléments théoriques sur quoi l'économiste fait reposer le choix de Monsieur "X".
b) Expliquez économiquement le choix de Monsieur "X".

Question 3 (6 points)
Mais tout cela c'était hier, à la période précédente et, depuis, la société de gardiennage a fait faillite. Aujourd'hui, et sachant qu'il ne s'est pas donné la peine de chercher une autre société ou un autre moyen pour faire garder son objet, Monsieur "X" renouvelle son assurance aux mêmes conditions de PPA et de profil de garantie C.
a) Donnez les éléments théoriques sur quoi l'économiste fait reposer le choix de Monsieur "X".
b) Quelles conséquences économiques générales en tirez-vous ?
c) En particulier, considérez-vous que Monsieur "X" donne une valeur sentimentale à l'objet en question ?

La seconde partie de la séance a été l'occasion de conclure l'explication de la demande individuelle d'assurance dans un contexte d'analyse où on fait abstraction de la durée
La séance a eu pour objet, dans un premier temps, de conclure sur l'explication théorique de la demande individuelle d'assurance.

4. Véritable explication de la demande individuelle d'assurance
Les pseudo-explications données passent à côté de la nature du produit en question, à savoir un ensemble de services

- Les services (du contrat) d'assurance : des réductions de coûts de transaction.

- Les services d'assurance peuvent être réduits à deux grands types :
* les services d'acceptation du RPB, échangeables sur le marché des services à un prix en monnaie;
* les services d'indemnisation du sinistre en cas de réalisation d'un RPB, échangeables sur le marché des services à un prix en monnaie.
De fait, cet ensemble de services en relation avec le RPB et son évaluation commune par le propriétaire ou responsable et l'assureur, est "enfermé" dans une "chose" partiellement originale pour un économiste, à savoir un contrat.

- Le contrat d'assurance
* la demande individuelle d'assurance est une demande de service, d'un panier de services, d'un contrat. L'explication de la demande individuelle d'assurance est en définitive analogue à l'explication de la demande individuelle de n'importe quel service et, en particulier, à l'explication de la demande individuelle des services financiers.

- Autres contraintes de l'assurable

- Le contrat d'assurance n'est pas "gratuit"
. * la prime commerciale d'assurance, somme de deux notions économiques qui n'ont rien à voir l'une avec l'autre : la PPA et les prix des services.


XI. Onzième séance du mardi 14 décembre 2004.













La séance a eu pour objet le développement de l'explication de l'offre individuelle d'assurance dans un contexte de certitude.


1. Explication "simplifiée" dans un contexte de certitude de l'assureur.

- l'application du modèle du producteur en général à l'assureur, à la firme d'assurance
* Les conditions d'assurabilité techniques.
La fonction de production de l'assureur (la fonction de production)
Le double service produit (s1,s2)
L'originalité des matières premières (la population des assurés au nombre de N, le RPB de chacun à la fois identique et indépendant de celui de quiconque autre et le sinistre mutuel attendu avec certitude S par l'assureur - L'originalité de la technique d'assurance proprement dite fondée sur la loi des grands nombres hier, aujourd'hui sur la science actuarielle dans l'état de développement où elle se trouve - et donnant lieu à la "tarification de l'assurance", i.e. à la fixation de la PPA :
F(s1, s2 ; K, L, T(RPB, S, PPA, C =0)) = 0.
* Les conditions d'assurabilité institutionnelles
Droit et réglementations de la puissance publique.
* Les conditions d'assurabilité économiques

- Première condition :
La règle de décision de l'assureur
RN=[p1s1+p2s2-(N.(-PPA)]-wL-rK-C
où [p1s1+p2s2-(N.(-PPA)] représente le "chiffre d'affaires", le montant des primes commerciales d'assurance.


XII. Douzième séance du mardi 4 janvier 2005.

La première partie de la séance a été consacrée à la fin du développement de l'explication de l'offre individuelle d'assurance dans un contexte de certitude.

* Les conditions d'assurabilité économiques
- La règle de décision de l'assureur
RN=[p1s1+p2s2-(z.(-PPA)]-wL-rK-C
où [p1s1+p2s2-(z.(-PPA)] représente le "chiffre d'affaires", le montant des primes commerciales d'assurance ;

- La rationalité - Principe d'assurabilité économique
Max RN sur la base des services à fabriquer s1, s2, et des facteurs de production à employer L, K
avec la condition que RN maximum doit être positif ou nul.

- Gros plan sur des aspects du choix de l'assureur
* Les offres individuelles de services (ou de "contrats") d'assurance - qui inclut la "demande technique" des RPB et l'"offre technique de couvertures" - sont fonctions des prix des marchés des services et des facteurs de production, étant donné les caractéristiques de la fonction de production, et en particulier, de la technique d'assurance ;
* Les demandes individuelles des facteurs de production sont de la même façon fonctions de ces prix.

Dans la seconde partie de la séance, on a abandonné l'hypothèse que l'assureur est certain de la réalité où il mène son activité et on l'a remplacée par l'hypothèse qu'il est incertain, qu'il est dans l'incertitude.

2. Explication plus générale de l'offre individuelle d'assurance dans un contexte d'incertitude déterministe.
- Ce qu'est l'incertitude déterministe déduite de la certitude.

Conditions d'assurabilité technique
- L'assureur est, en particulier, incertain sur la technique d'assurance qu'il utilise, d'où

- Le "risque technique".
Ajustement des conditions d'assurabilité technique ou, si préfère l'expression, gestion du "risque technique".

- Réduction du risque technique par la technique de la réassurance ou par la technique de la coassurance, voire par la technique de la coréassurance.


XIII. Treizième séance du mardi 12 janvier 2005.

La séance consistera d'abord dans la fin du développement de l'explication de l'offre individuelle d'assurance dans un contexte d'incertitude déterministe quand on fait abstraction de la durée.

- Les conditions d'assurabilité institutionnelles
* le droit
* la réglementation

- Les conditions d'assurabilité économiques et le "risque d'entreprise" :
* l'assureur s'attend avec incertitude à son revenu net de coûts
* Il se forme plusieurs attentes certaines

- Ajustement des conditions d'assurabilité économiques
* Les préférences marginales de l'assureur pour le "risque d'entreprise" et sa règle de décision
* L'hypothèse ou le principe de la rationalité comme optimisation du critère de décision devient problématique (Alchian 1950 après Tintner 1941)

- Gros plan sur des aspects du choix
* L'offre individuelle du "produit" "assurance"
* La demande individuelle du produit "réassurance" ou "coassurance"
* Les demandes individuelles de facteurs de production

- Remarque : comptabilisation des grandeurs qu'a choisies l'assureur.

La seconde partie de la séance portera sur l'introduction de l'hypothèse de la durée (et de l'horizon de décision de l'assureur) dans les explications de la demande individuelle et de l'offre individuelle d'assurance

Remarques finales :
* Contrôle terminal du mardi 25 janvier 2005, salle A309,
Durée : 14H00 - 16H00.

Question 1 (10 points)
A partir des principes théoriques vus en cours et à l'aide d'un vocabulaire précis,
a) Schématisez en termes économiques l'article ci-dessous intitulé "World Trade Center…" (extrait de Les Echos du 03.05.2004).
b) Le problème évoqué par l'article est-il assimilable à un problème de "hasard moral" ?


Question 2 (10 points)
A partir des principes théoriques vus en cours et à l'aide d'un vocabulaire précis,
a) Schématisez, en termes économiques, en quoi consiste le système du « bonus malus » d'après l'article ci-dessous intitulé "Assurance auto : le système du « bonus malus » sauvé", 15 Janvier 2005, signé Bernard Le Court (2005),
b) Discutez la phrase : " Sa suppression aurait donc présenté plus d'inconvénients que d'avantages pour les automobilistes".

"La Cour de Justice des Communautés européennes a reconnu la pertinence du système de bonus-malus des contrats d'assurance auto que la Commission de Bruxelles contestait devant cette juridiction.
Alors que la plupart des commentateurs s'attendaient à ce que la Cour de Justice des Communautés européennes (CJCE) accède à la requête de la Commission des Communautés Européennes et supprime les systèmes de bonus-malus instaurés en France et au Luxembourg pour les contrats d'assurance automobile, la CJCE a été d'un avis totalement différent, rejetant les demandes de suppression du système. Dans son arrêt daté du 7 septembre 2004, la grande chambre de la CJCE indique : « la Commission n'a pas démontré que, en ayant institué et maintenu en vigueur son système de bonus-malus, la République Française (aurait agi) en violation du principe de la liberté tarifaire et de la suppression des contrôles préalables ou systématiques sur les tarifs et les contrats d'assurance ».
La Fédération française des sociétés d'assurance (FFSA) se félicite de cette décision. Selon elle, les assureurs français « considèrent qu'en permettant la comparabilité des coefficients de réduction -majoration, ce dispositif réglementaire garantit la transparence du marché et favorise le libre jeu de la concurrence. Le marché français est d'ailleurs reconnu comme l'un des plus concurrentiels d'Europe ». La FFSA estime, également, que ce dispositif, connu et compris des assurés, constitue un facteur d'incitation à la prudence. Enfin, il réalise un compromis entre responsabilité et solidarité, en permettant à plus de 90% des assurés d'avoir un bonus sans pour autant écarter de l'assurance ceux qui ont connu le plus d'accidents. Sa suppression aurait donc présenté plus d'inconvénients que d'avantages pour les automobilistes.[…]".

fiche "Le bonus-malus (FFSA)".

"Réglementée et imposée à toutes les sociétés d’assurances par les pouvoirs publics (arrêté du 11 juin 1976 modifié par ceux des 22 juillet 1983, 22 novembre 1991 et 22 février 1994), la clause de « réduction-majoration » institue un système de diminution ou d’augmentation de la cotisation en fonction des accidents survenus.
L’automobiliste qui ne cause pas d’accidents bénéficie d’un bonus : sa cotisation d’assurance est réduite. […]
L’automobiliste responsable d’un accident est pénalisé d’un malus : sa cotisation est majorée. […]
La clause de bonus-malus s'applique à tous les contrats d'assurance des véhicules à moteur, sauf exceptions […]
On tient compte des sinistres qui ont eu lieu pendant la période d’un an précédant de deux mois l’échéance annuelle du contrat. Ainsi, pour un contrat venant à échéance le 1er octobre, il s'agit des sinistres survenus entre le 1er août de l’année précédente et le 31 juillet de l’année en cours.
Les accidents retenus pour le malus sont ceux pour lesquels l'un des conducteurs du véhicule assuré est partiellement ou entièrement responsable. Dans les autres cas, il y a bonus, même si une victime a été indemnisée au titre de la loi Badinter.
L'automobiliste peut avoir un malus, même s'il ne se sent pas responsable de l'accident, par exemple s'il heurte un animal sauvage, ou si son véhicule est endommagé par la chute d'un arbre, et que ces événements ne sont pas considérés comme cas de force majeure.
En revanche, il aura un bonus si l'accident est imputable à un cas de force majeure, à la victime ou à un tiers. Il en va de même des accidents provoqués par un voleur ou par une personne qui conduit le véhicule à l'insu de son propriétaire ou des conducteurs désignés dans le contrat."


* Contrôle terminal du mardi 27 janvier 2004
Durée : 11H00 - 13H00


Question 1 (10 points).
A partir des principes théoriques vus en cours et à l'aide d'un vocabulaire précis,
a) Expliquez l'article ci-joint intitulé "Axa condamné…" (extrait de Les Echos du 24.12.2003).

b) Partagez-vous le jugement du tribunal de Cologne ? Pourquoi ?


Question 2 (10 points)
A partir des principes théoriques vus en cours et à l'aide d'un vocabulaire précis,
a) Expliquez l'article ci-joint intitulé "Une approche globale…" (extrait de La Tribune du 24.11.2003).
b) Que pensez-vous de la façon dont s'exprime le journaliste ? Conclure sur ce qu'il entend par l'expression "gérer la rétention".


* Contrôle intermédiaire du mardi 16 décembre 2003.
A partir des principes et des concepts vus en cours et à l'aide d'un vocabulaire précis, répondre, dans l'ordre, aux trois questions qui suivent et qui portent sur le texte ci-dessous (article de D. Le Bailly dans La Tribune du 15 octobre 2001).


Question 1 (7 points)
Définir le risque, objet de l'assurance avant que celle-ci soit résiliée.


Question 2 (7 points)
Illustrer par le modèle explicatif de la demande individuelle d'assurance de votre choix – que vous justifierez -, la demande d'assurance en question avant que celle-ci soit résiliée.


Question 3 (6 points)
Commenter la comparaison - que fait le journaliste au quatrième paragraphe - qui commence par "Autre événement" et se termine à "qui vont le démentir".


Textes complémentaires sur le blog :

* 2013 : Le potentiel et les limites de l'assurance.

* 2001 : "Bastiat, l'aversion pour l'incertitude et la loi de l'association", Journal des économistes et des études humaines, 11, 2/3, juin-septembre, pp.415-450.

* 1995 : "Vingt-cinq ans d'économie de l'assurance" dans Le Pen et alii (eds.), Paris Dauphine : vingt-cinq ans de sciences d'organisation, Masson, Paris, pp.179-196.

* 1993 : "Responsabilité et assurance, ou a-sécurité sociale", Journal des Economistes et des Etudes Humaines, 4, 4, décembre, pp.531-569.

* 1987 : "L'assurance du risque de faillite de l'entreprise", So.F.A.Ris, Paris.

* 1987 : "S'assurer contre le risque de faillite de l'Etat."

* 1987 : "Chapitre I : les motifs de la demande d'assurance faillite."

* 1987 : "Chapitre II : approche pragmatique de l'offre d'assurance faillite"

* 1985 : A propos de la réforme de l'assurance-vie.

* 1978 : Les entreprises d'assurances privées et nationalisées : une comparaison (1946-76) 



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