Paris, le 19 juin 2010.




Pour comprendre l'actualité de l'euro du point de vue français, il conviendrait de rapprocher le « pacte de stabilité et de croissance », l’"indépendance de la banque centrale européenne" et le « bouclier fiscal ».

Qu’est-ce qui rapproche ces considérations ? Le leurre de la protection qu'apporterait l'euro, monnaie dirigiste sans précédent dans l'histoire.

Le « pacte de stabilité et de croissance » devait, dans la zone des pays de l’euro, protéger les gouvernements et, par conséquent, leurs assujettis respectifs – vous lecteur peut-être si vous habitez dans l’un d’eux, moi à coup sûr – contre les agissements arbitraires de l’un ou l’autre d’entre eux en matière de déficit budgétaire.

Il n'a pas été respecté par les hommes de l'Etat des Etats. A ce titre, il était lui-même un leurre.

L’ « indépendance de la banque centrale européenne » devait, dans la zone des pays de l’euro, protéger les détenteurs obligés de monnaie « euro » de la tendance arbitraire des hommes de l’Etat national à manipuler la monnaie nationale via la banque centrale nationale.

Elle n'a pas été respectée par les hommes de l'Etat des Etats. A ce titre, elle était elle-même un leurre.

Le « bouclier fiscal » devait, en France, protéger les contribuables contre l’arbitraire fiscal des hommes de l’Etat de la France.

Il n'a pas été respecté par les hommes de l'Etat des Etats. A ce titre, il était lui-même un leurre.

Je ne reviendrai pas ci-dessous sur le « bouclier fiscal » que la majorité parlementaire actuelle est à deux doigts d’abandonner et qui, en tout état de cause, va être écorné par la prétendue réforme des retraites, car j’ai eu l’occasion d'en parler dans le billet du 3 avril 2010.

Je préfère m'attarder sur le « pacte de stabilité et de croissance » et sur l'« indépendance de la banque centrale européenne ».

J'y ajouterai un développement sur le dernier artifice en date qui vient d'être convenu entre les hommes de l'Etat des pays de l'euro au nom, à la fois, du sauvetage et de la protection, à savoir la « facilité européenne de stabilité financière ».


1. Le « pacte de stabilité et de croissance ».

Conçu en 1997, le « pacte de stabilité et de croissance » n’a pas été respecté dès le début de la décennie 2000, en particulier par les Etats de la France et de l’Allemagne qui ont été « poursuivis » par la Commission.

Il était d’ailleurs merveilleux de voir alors les hommes de l'Etat s'entredéchirer à propos du "pacte de stabilité et de croissance" au moment même où ils tentaient de convaincre de voter "oui" au projet de constitution européenne qu'ils avaient tout autant concocté.

Toute proportion gardée, le pacte de stabilité n’était jamais qu'une constitution limitée à deux règles, l'une en matière de déficit des finances publiques, l'autre en matière d'endettement public.

D'une certaine façon, les hommes de l'état avaient vu dans ce pacte la deuxième porte ouverte à l'état européen de leurs rêves, la première étant la fusion des monnaies nationales dans la monnaie européenne dénommée "euro" et la troisième, la prochaine, un pacte élargi, à savoir une constitution européenne.

Et c'est la raison pour laquelle ils étaient convenus du pacte au sommet européen d'Amsterdam en juin 1997.
Reportez-vous aux discours élogieux qu'ils avaient prononcés pour se féliciter de ce qu'ils venaient de faire.

"La philosophie en est simple : chaque pays doit équilibrer à moyen terme – 2002 -ses finances publiques", pouvait-on lire début 1999.

De fait, des états n'ont pas respecté leurs engagements, une fois ceux-ci signés. A fortiori, il n'y a pas eu d'équilibrage des budgets en 2002.

La sévérité des jugements portés par la suite sur le pacte de stabilité (le président de la Commission européenne en exercice, Romano Prodi, parle de sa « stupidité » en 2002) ne saurait faire oublier les éloges dont il avait été l'objet hier, le cas échéant, de la part des mêmes.

Mais le pacte a été réformé en 2005.
Pourtant, de nouveau, contre l’Allemagne, puis contre la France, à partir de 2006, la Commission envisageait d’engager une procédure pour déficit excessif.

Et on en arrive aujourd’hui au cas de l’Etat grec qui a défié l’imagination de certains.

Il s’est ainsi vu attribué par ses pairs le rôle du « baudet » de la fable (cf. le billet du 14 février 2010 intitulé “On cria 'haro' sur le baudet” …)


2. L’ « indépendance de la banque centrale européenne ».

Dans le cadre de l’ajustement économique mondial en cours depuis 2007, la banque centrale européenne a accepté d’escompter des quantités de créances « officielles » extraordinaires à des conditions qui sont loin de témoigner de son indépendance.

J'ai eu l'occasion de développer le point dans les billets suivants :
* 19 septembre 2008, Les "grands collecteurs",
* 4 mars 2009,  Apparences et réalité ,
* 13 avril 2009, Un grand écart ? Non, une hyper inflation potentielle ! ,
* 26 mai 2009, La Banque centrale européenne "sort des clous"... ,
* 2 juin 2009, Un renversement spectaculaire à conséquences ignorées pour l'instant,
* 4 juillet 2009, Euronomie (monnaie, prix et inflation aujourd'hui en "zone euro"),
* 25 juillet 2009, Echanges, monnaie et prix : soyons simples,
* 5 janvier 2010, Les monnaies, désormais égouts collecteurs d'actifs toxiques,

S’agissant de cette question générale de l’indépendance des banques centrales à l'égard de leurs Etats respectifs, Milton Friedman avait prévenu dès 1965 ; en ces termes :

… «[...] Sur la scène intérieure, 1'histoire nous fournit une réponse catégorique : les banques centrales totalement indépendantes sont des institutions de la Belle Epoque.

Chaque fois que se sont produites de sérieuses divergences entre leurs politiques et celles que soutenaient les autorités politiques centrales — qui reflètent généralement la politique du Trésor —, les autorités politiques ont, invariablement tôt ou tard, agi à leur guise.

Lorsqu'en 1'absence de telles divergences, et durant de bonnes périodes, un important soutien public intervint en faveur de la banque centrale indépendante, son influence s'en trouva renforcée pour les périodes consécutives, mais sans lui permettre toutefois de conserver longtemps 1'avantage, bien qu'assez longtemps parfois pour faire un énorme gâchis — comme aux Etats-Unis de 1929 à 1933 —, ou pour accomplir de grandes choses, si elle a bénéficie d'une direction solide et clairvoyante — comme celle de Moreau en France durant quelques années.

Sur la scène internationale, il me semble qu'il y ait infiniment moins de chances pour qu'un tel système se montre satisfaisant en temps de crise, tout au moins dans notre monde actuel.

Sur le plan national, les banques centrales sont le point d'une construction politique systématique et s'inscrivent dans un ensemble plus vaste qui légitime leurs actions.

Sur le plan international, les accords actuels sont, pour la plupart, survenus par inadvertance.
L'institution du F.M.I. fut explicitement créée, c'est incontestable; mais elle le fut à des fins qui sont presque exactement l'opposé de celles auxquelles elle allait servir — pour stimuler en fait la flexibilite des taux de change, et non pour en imposer la rigidité.
La coopération des banques centrales est certainement fortuite. »


Plus de trente ans plus tard, le 17 juillet 1998, et, cette fois, à propos de l'euro en constitution, Friedman déclarait, entre autres, à Radio Australia, dans une interview:

"Radio Autralia:

[…]. Avant que nous ne terminions, pourrais-je juste prendre la liberté de vous demander ce que vous pensez des perspectives des tentatives en Europe de créer une zone de monnaie commune?
Est-ce que vous êtes optimiste sur leur succès ?

Professeur Friedman:

Je pense que c'est un grand jeu de hasard et je ne suis pas optimiste.
 Malheureusement, le Marché commun n'a pas les caractéristiques qui sont exigées pour constituer une zone de monnaie commune.
Une zone de monnaie commune est une très bonne chose dans certaines circonstances, mais pas nécessairement dans d'autres.

Les États-Unis sont une zone de monnaie commune. L'Australie est aussi une zone de monnaie commune.
Les caractéristiques qui rendent l'Australie et les États-Unis favorables à une monnaie commune sont que les populations y parlent toutes la même langue ou une langue approchant; il y a le mouvement libre des gens d'un point à un autre du pays de sorte qu’il y a une mobilité considérable; et il y a beaucoup de flexibilité des prix et, dans une certaine mesure, des salaires.

Enfin, il y a un gouvernement central qui est grand comparé aux gouvernements des états locaux de sorte que si des circonstances spéciales affectent une partie du pays défavorablement, il y aura des flux de fonds en provenance du centre qui auront tendance à fournir des compensations.

Si vous regardez la situation du Marché commun, elle n'a aucune de ces caractéristiques.
Vous avez des pays avec des gens qui parlent, tous des langues différentes.
Il y a très peu de mobilité des gens d'un point du Marché commun à un autre.
Les gouvernements locaux sont très grands comparés au gouvernement central, à Bruxelles.
Les prix et des salaires sont soumis à toutes sortes de restrictions et de contrôle.

Les taux de change des différentes monnaies fournissaient un mécanisme pour s'adapter aux chocs et aux événements économiques qui affectaient des pays différents, différemment.
En établissant la zone de monnaie commune, l'Euro, les pays séparés rejettent essentiellement ce mécanisme d'ajustement.

Qu'est-ce qui s’y substituera ?
Peut-être auront-ils de la chance.
Il est possible que les événements, qui apparaîtront dans les 10 ou 20 années prochaines, seront communs à tous les pays; il n'y aura pas de choc, pas d’événement économique qui affectera les différentes parties de la zone Euro asymétriquement.
Dans ce cas, ils s'entendront très bien et peut-être les pays séparés desserreront-ils progressivement leurs règlementations, se débarrasseront-ils de certaines de leurs restrictions et s'ouvriront-ils de sorte qu'ils seront plus adaptables, plus flexibles.

D'un autre côté, la possibilité plus vraisemblable est qu'il y aura des chocs asymétriques frappant les différents pays.
Cela signifiera que le seul mécanisme d'ajustement dont ils devront se satisfaire est fiscal et le chômage : pression sur les salaires, pression sur les prix.
Il n’y a pas d’échappatoire.

Avec un « conseil d’administration de la monnaie », il y a toujours la possibilité ultime que vous brisiez le « conseil».
Hong-Kong peut démanteler demain son « conseil » s'il le veut.
Il ne le veut pas et je ne pense pas qu'il le voudra. Mais il pourrait le vouloir.

Supposons que les choses aillent mal et que l'Italie ait des problèmes, comment l'Italie se débarrassera-t-elle du système de l'Euro ?
Elle n'a plus de lire après tout – en 2000 ou 2001 – de sorte que c'est un très grand jeu de hasard.

Je souhaite que la zone euro marche bien; ce sera dans l'intérêt de l'Australie et des États-Unis que l'Euro soit une réussite.
Mais je suis très inquiet qu'il y ait beaucoup d'incertitude en perspective.

RA :
Merci beaucoup Professeur Friedman."

Soit dit en passant, Friedman a avancé en d’autres lieux qu’il ne croyait pas que la zone euro durerait dix ans…

En décembre 2005 – un an avant de mourir à l’âge de 94 ans – Friedman restait très pessimiste sur l’avenir de l’euro. 
Dans un interview au New Perspectives Quarterly Magazine, il déclarait en particulier :

… "L'euro va être une grande source de problèmes, non pas une source d'aide.
L'euro n'a pas de précédent.
Autant que je sache, il n'y a jamais eu d'union monétaire, lançant une monnaie fiduciaire, composée d'états indépendants.
Il y a eu des unions basées sur l’or ou l'argent, mais pas sur de la monnaie fiduciaire – monnaie vouée à faire de l’inflation - lancée par des entités politiquement indépendantes. "



3. De leurre en leurre.

Si Milton Friedman a ciblé en 1998, en imagination, l’Italie, c’est aujourd’hui en 2010, en pratique… la Grèce qui a été d'abord en question … bien que les pays de l'euro, comme ceux du reste du monde, connussent un ajustement économique majeur.

Mais l’ajustement en question a, selon les pays, des effets différents qui font qu’il constitue un exemple du choc asymétrique sur quoi avait insisté Friedman en 1998.

Ces effets étaient aisément prévisibles dès 2007 et nos justiciers ont tout fait, semble-t-il, pour empêcher d’y penser.
Je m’en étonnais le 27 octobre 2008, dans un billet intitulé Motus et bouche cousue sur l'euro.


4. Un nouveau leurre.

Selon Jonathan Stearns et Louis Meera (de Bloomberg), en date du 8 juin 2010 - traduction par mes soins - :

… "Les ministres européens des Finances ont mis la touche finale à un fonds de sauvetage adossé à 440 milliards ($ 524 milliards) de garanties nationales et cherchant à mettre fin à la propagation de la crise de la dette de la Grèce.

La Facilité européenne de stabilité financière vendra des obligations fondées sur des garanties et l'utilisation de la monnaie qu'elle lève pour faire des prêts à des pays de la zone euro dans le besoin, sont convenus les ministres des Finances hier à Luxembourg. La nouvelle entité vendra de la dette seulement après qu’une demande d'aide aura été faite par un pays.

Les ministres ont pour objectif que les entreprises de notations attribuent une note AAA à la facilité, dont les obligations seront admissibles pour les opérations de refinancement de la Banque centrale européenne. Le fonds sera installé au Luxembourg.
"Nous avons envoyé un signal clair de la stabilité", a déclaré Josef Proell, ministre des Finances autrichien, aux journalistes présents à la réunion du Luxembourg. «Nous avons ouvert le parapluie de sauvetage et je suis convaincu que ça fonctionne. "

Le fonds, créé pour trois ans, est la partie principale de l’aide de 750 milliards que les ministres de l'Union européenne ont élaboré il y a un mois pour combattre une crise de la dette souveraine.
60 autres milliards proviendront de la Commission de l'Union européenne - le bras exécutif de l'UE - et € 250 milliards du Fonds monétaire international.

Poussés par les États-Unis et l’Asie à stabiliser les marchés, les gouvernements européens ont approuvé le filet de sécurité financier sans précédent les 9-10 mai dans le but de mettre fin à la spéculation que la zone euro pourrait casser part en raison d'une crise de la dette qui a commencé en Grèce.
Une enveloppe de 110 milliards de prêts pour la Grèce dévoilée le 2 mai après que le pays a été coupé des marchés, n’a pas réussi à endiguer une poussée des coûts d'emprunt portugais et espagnols.

4.A. Modèle d'aide

Les gouvernements ont abandonné le modèle d'aide de la Grèce, fondé sur des emprunts nationaux, en élaborant le fonds de la zone euro, qui est plus simple car il évite le besoin d'une action nationale sur le paiement. Les retards de l'Allemagne dans l'approbation de sa part dans la sauvetage de la Grèce a conduit à la spéculation que le paquet grec pourrait échouer.

Tous les pays de la zone euro envisagent d’être actionnaires de la facilité européenne de stabilité financière, ou F.E.S.F. La part de chaque pays correspond à sa part du capital de la B.C.E.
«Les procédures juridiques nationales pour participer à la facilité sont sur la bonne voie », a déclaré la zone euro dans une déclaration sur les opérations du Fonds.

L'obligation des pays de la zone euro d’émettre des garanties pour les instruments de la dette du F.E.S.F. entrera en vigueur dès que les nations représentant 90 % de la participation auront achevé les procédures parlementaires nationales, selon la déclaration.

4.B. Notation de crédit

Luc Frieden, ministre des Finances luxembourgeois, a signé une loi établissant légalement le fonds hier. Son conseil d'administration sera composé de représentants des gouvernements de la zone euro et un directeur en chef opérationnel "sera nommé prochainement."

Afin d'assurer la notation la plus élevée de la dette vendu par la facilité, les ministres des Finances ont approuvé une garantie de 120 % de la quote-part de chaque pays pour chaque émission d'obligations, selon la communication.

En outre, les ministres ont autorisé la création, quand les prêts sont faits, d'une réserve de trésorerie "pour fournir un coussin additionnel ou un stock tampon de monnaie pour le fonctionnement de la F.E.S.F. », selon la déclaration, qui a ouvert des perspectives de plus de mesures pour améliorer la solvabilité.
"D'autres mécanismes seront adoptées si nécessaire pour améliorer encore la solvabilité des obligations ou des titres de créance émis par le F.E.S.F. », selon la déclaration.

Olli Rehn commissaire aux affaires économiques et monétaires de l’U.E. a dit la semaine dernière qu'il espérait que la taille "pure" du fonds, ainsi que les 60 milliards supplémentaires en appui possible de la Commission, "contribuera à stabiliser les marchés» et à rendre l'aide inutile.

4.C. «Pas d’euro»

"Aucun euro n’ a encore été consommé et j'espère qu'aucun euro devra être consommé ", a dit Rehn lors d'une conférence le 2 juin à Bruxelles.

Les prêts de la F.E.S.F. imposeront les types des conditions d'austérité de budget des bénéficiaires à quoi la Grèce fait face dans le cadre d’un programme destiné à recevoir des versements trimestriels d'aide en vertu de l’accord du 2 mai, a-t-il dit.
"Dans le cas où un pays aurait recours à ce mécanisme européen de stabilisation financière, il pourrait fonctionner sur le même principe sur quoi nous travaillons actuellement avec la Grèce", a dit Rehn."

En d'autres termes, comme l'avaient fait les hommes de l'Etat des pays occidentaux pour, le croyaient-ils, rationaliser le système absurde de l'étalon de change-or au lendemain de la guerre de 1939-45, ceux des pays de l'euro viennent de créer un type de fonds pour rationaliser leur système monétaire.
Il reste que le Fonds monétaire international n'a pas empêché l'abandon de l'étalon de change-or - mais a vraisemblablement retardé le moment - et, comme toute bureaucratie, lui a survécu.

On peut toujours imaginer qu'il en sera de même de la F.E.S.F.


5. Le dernier leurre de l'euro est-il arrivé ?

En résumé, le « pacte de stabilité et de croissance », l’« indépendance de la banque centrale européenne, le « bouclier fiscal » et la « F.E.S.F. » ont en commun de baliser le chemin de l'euro sur quoi les hommes de l’Etat d'un certain nombre de pays promènent les citoyens depuis près d'une quinzaine d'années et qui les a fait passer d’un leurre à un autre.

La F.E.S.F. sera-t-elle le dernier leurre de l'euro ?

En d'autres termes, sa dernière heure est-elle arrivée ?

L'avenir le dira.

Vraisemblablement, Jacques Rueff qui qualifiait la monnaie qu'avait émise un temps le Fonds monétaire international, à savoir les droits de tirage spéciaux (D.T.S.), de "néant habillé en monnaie" ET QUE VOUS POUVEZ ECOUTER ICI sur le site de l'Institut Bruno Leoni, aurait penché pour cette hypothèse. 

Ce que l'euro a permis aux hommes de l'Etat de faire est pire que ce qu'avait permis le système de l'étalon de change-or mâtiné des D.T.S.




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