Sommaire.

- Le monde entre crise et krach.
- Le capitalisme financier : un merveilleux pléonasme.
- Ce qui arrive devait-il arriver ?
- Le "marché financier brisé"
5 - Le retour à l'étalon-or est la solution libérale.

- Nouvelle réflexion sur les ajustements financier et économique en cours.
- A phénomène mondial, cause mondiale.
- Le F.M.I. : pompier pyromane de notoriété pas encore publique.
- Il fallait le trouver, le G20 l'a fait !
10 - "G20 ?" - " Dans l'eau"

- Le refus de la fausse monnaie : un iceberg que le G20 n'aurait pas du ignorer.
- Yuan et boule de gomme.
- "La guerre des monnaies serait-elle la dernière contrepèterie à la mode ?
- D'une quarantaine monétaire à l'autre.
15 - Le G20, "C 20".

- Plus ça change, plus c'est pareil.


Ancien suivi du cours de finance internationale 2004-05




Université Paris-Dauphine, Département "économie appliquée", année de maîtrise 2004-05, spécialisation "Banque et monnaie", 2nd semestre


1. Première séance du jeudi 3 février 2005.

La première partie de la séance a été consacrée à la présentation et à la synthèse du cours, après distribution du dossier n°1 (qui porte sur cette présentation/synthèse et la première partie du cours).

La finance internationale, domaine de l'économie appliquée, procède de la finance, domaine de l'économie pure, de la théorie économique, de l'explication de l'action humaine. En d'autres termes, la finance internationale se distingue de la finance à raison de l'impact de la dimension "internationale" sur les caractéristiques de cette dernière.
Par "dimension internationale", il faut entendre, d'une part, la variété des législations/réglementations nationales et, d'autre part, la variété des monnaies nationales ou régionales qui peuvent être concrétisées par les taux de change de monnaies et les "balances des paiements".

L'étude de la finance internationale se ramène à l'étude de l'effet de la dimension sur la finance.
Il reste que la "dimension internationale" n'est pas toujours constante, mais varie. Par exemple, elle a beaucoup varié depuis le début du XXè siècle. Il s'ensuit que l'étude de la finance internationale tient aussi dans l'étude, d'une part, des variations de la dimension et, d'autre part, des conséquences des variations sur la finance.

Pour fixer les idées, quelques rappels - qui seront mis sous forme d'une grille d'analyse - s'imposent à propos des caractéristiques de la finance internationale.

La finance internationale a été un processus d'évolution observable remarquable au XXè siècle, et son accélération ces dernières années l'est encore plus (cf. première partie du cours).

Preuve très spécifique du processus, s'il en fallait, la littérature académique. En 1969, dans un Penguin Book intitulé International Finance, R.N. Cooper proposait une sélection de vingt articles jugés fondamentaux et représentatifs du domaine théorique de la finance internationale.
Ils étaient répartis en quatre grands thèmes :
- l'ajustement des balances des paiements dans un système de taux de change fixes ;
- l'ajustement par variations des taux de change ;
- la politique gouvernementale et l'ajustement des balances de paiements ;
- la liquidité internationale et les mouvements de capitaux.

Près de vingt cinq ans plus tard, H. Bourguinat (1993) proposait dans son Finance Internationale (PUF, coll. Thémis) de "renverser la pyramide de nos conceptions" pour vraiment prendre en compte la finance internationale comme elle va.
Les thèmes qu'il prend, sont :
- l'intégration financière internationale ;
- le change ;
- le système monétaire international.

Aujourd'hui, dix années plus tard, en ce début de XXIè siècle, la finance internationale a atteint un stade – qu'on peut dénommer système financier international actuel (S.F.I.) comme le fait A. Greenspan, président du conseil des gouverneurs du Fed - tel que beaucoup d'économistes ne s'interrogent plus sur le nouveau système monétaire international (S.M.I.) à construire, ni même sur la question de savoir s'il en faut un, exception faite peut-être des partisans de l'Euro dans l'Union européenne qui font implicitement l'hypothèse que le S.M.I. est le socle nécessaire de la finance internationale.

Ceux-là démontrent qu'ils préfèrent tenter de comprendre le S.F.I. tel qu'il existe actuellement dans son évolution, i.e. tel qu'ils peuvent le cerner par la situation dans laquelle la finance internationale se trouve réellement.

C'est pourquoi, dans la deuxième partie du cours, on l'envisagera d'un point de vue institutionnel et on cernera les éléments qui la constituent. Parce que les réglementations ont pendant longtemps et traditionnellement porté sur, d'un côté, les "marchés des changes" et, de l'autre, les "marchés de capitaux", nous parlerons de "marchés des changes" plutôt que de "marchés des monnaies échangeables internationalement (en anglais, "tradable")" – la bonne expression théorique - , et de "marchés des capitaux" plutôt que de "marchés des instruments financiers, échangeables internationalement (en anglais, "tradable")" – autre bonne expression théorique -. Et nous continuerons à distinguer artificiellement les "changes" des "capitaux" bien qu'aujourd'hui les frontières qui les séparent soient devenues pour le moins floues comme on le montrera théoriquement.

Dans la troisième partie, on s'intéressera à l'amélioration qu'apporte la finance internationale au choix de portefeuille de l'E/I, à sa gestion du risque financier individuel, en suivant une approche 'produit' instrumentale de celle-ci.
On distinguera l'E/I institutionnel (public national ou international) et l'E/I privé.


II. Plan du cours

Première partie : La finance internationale observable au XXème siècle, un processus remarquable
1. L'économie (la réduction) progressive de coûts de transaction (les causes du processus).
2. Les effets théoriques prévisibles du processus vérifiés en pratique.
3. Mais la structure du système financier international : qui la connaît ? Et elle varie !

Deuxième partie : approche institutionnelle de la finance internationale au XXIè siècle.
1. Première certitude : les marchés des changes
2. Seconde certitude : les marchés des capitaux

Troisième partie : approche "produit", instrumentale de la finance internationale au XXIè siècle
1. La gestion du risque financier améliorée
2. Autres bénéfices et coûts à attendre avec incertitude de la finance internationale.


III. Références bibliographiques.
 
- Banque des Règlements Internationaux, diverses études ou Rapport annuel, B.R.I., Bâle. 

- Bourguinat, H. (1993), Finance internationale, P.U.F. (Coll. Thémis), Paris.

- Cooper, R.N. (ed.) (1969), International Finance, Penguin modern Economics, Harmondsworth.

- Fxcm, site internet : http://www.fxcm.com/company_profile.html  

- Gardner, D.C. (1997), Fundamentals of International Finance, Euromoney.

- Greenspan, A., Président du Conseil des gouverneurs du Système de Réserve Fédéral des Etats-Unis, diverses conférences, site Internet du Fed : http://www.federalreserve.gov/  

- International Finance, revue périodique, http://www.blackwellpublishing.com/journal.asp?ref=1367-0271&site=1. 

- Levi M. D. (1996), International Finance, McGraw-Hill.

- Matis, J. (1998), Marchés internationaux de capitaux , Economica, Paris.

- Munier, B. (1970), Le Cambisme et le jeu monétaire international, PUF, Paris.

- Salin, P. (1990), La vérité sur la monnaie, Odile Jacob, Paris.

- Salin, P. (1982), L'ordre monétaire mondial, P.U.F. (coll. Libre Echange), Paris.

- Simon, Y. et Manaï, S. (1998), Techniques financières internationales, Economica, Paris.

- Walmsley, J. (1988), The New Financial Instruments, John Wiley and Sons, New-York.


La seconde partie de la séance a été consacrée à un survol de l'histoire de la finance internationale au XXè siècle :
- le "monde financier en 1913",
- la guerre de 1914-18 et la "question des réparations",
- la réforme de l'étalon-or,
- la "paix durable",
- la création de la B.R.I.,
- les "dévaluations compétitives",
- le SMI de 1944-45 (FMI), la BIRD,
- le plan Marshall et l'OECE (devenue OCDE)


2. Deuxième séance du jeudi 10 février 2005.

La séance a été consacrée au début du développement de la première partie du cours intitulée "La finance internationale observable au XXème siècle, un processus remarquable" et en particulier à son point 1. intitulé "Les causes du phénomène : l'économie (la réduction réussie) progressive des coûts de transaction".

Au préalable, il y a eu la fin de la présentation historique des grands faits monétaires et financiers mondiaux, depuis la décennie 1950 jusqu'à aujourd'hui (abandon du SMI décidé en 1944-45, abandon du franc, du DM, etc. bref fusion de 12 monnaies de la toute jeune Union Européenne dans l'euro,création au préalable de la banque centrale européenne).

Tous ces faits vont permettre d'illustrer les trois points prévus du développement du point 1 :
1.A. Variations des accords politiques internationaux (réformes ou révolutions, réglementations ou déréglementations).
1.B. Innovations en relation avec les sciences physiques
1.C. Innovations en relation avec les sciences économiques et financières.

Et on a conclu le point 1.A. par un texte de Greenspan pour illustrer son dernier élément intitulé:
- Variations des règles juridiques ou légales nationales (réformes) et interaction croissante des économies nationales.

De fait, les autres éléments de ce point 1.A. ont été présentés à l'occasion de l'historique, à savoir :
- Les tenants et aboutissants de la première organisation financière internationale
- La réglementation internationale du marché de l'or et la deuxième organisation financière internationale
- La finance internationale dans les décennies 1960-70.


3. Troisième séance du jeudi 17 février 2005.

La séance a porté sur le points 1.B. du dossier n°1 (première partie du cours):
1.B. Innovations en relation avec les sciences physiques.
- La révolution des techniques d'information et de communication.
- Les conséquences de l'innovation technique sur la finance :
- La finance électronique
- Autre impact de l'innovation technique
- Les conséquences de l'innovation technique sur le secteur bancaire.

La première partie de la séance a été consacrée à schématiser l'explication des faits historiques retracés par la recherche - inconsciente ... - de la réduction des coûts de transaction, qui fait intervenir des variations de règles politiques "une fois pour toutes" ou "marginales", les règles étant soit artificielles (politiques pures), soit naturelles (juridico-politiques), soit ... les deux.

Ces variations de règles (ou révolution/réformes) sont à distinguer d'autres moyens généraux effectivement employés pour parvenir à réduire les coûts de transaction, à savoir les variations de règles techniques (innovations) en relation avec les sciences physiques (nouvelles techniques d'information et de communication à partir de la théorie de l'information et de l'effet physique transistor).
Cette innovation a eu des effets sur les échanges financiers internationaux, sur la finance (finance électronique) et sur les banques (banques électroniques de 1ère et de 2nde générations et subdivision des risques).


4. Quatrième séance du jeudi 3 mars 2005.

La séance a d'abord porté sur le point 1.C. du dossier n°1 intitulé "Innovations en relation avec les sciences économiques et financières" et sur ses deux principaux éléments.
- Les marchés organisés de dérivés financiers et l'économie de coût de transaction,
- La gestion rationnelle du risque financier et la dispersion des risques et de l'information.

Cela a amené à mettre l'accent sur les variations de règles économiques et financières (innovations) en relation avec les sciences économiques et financières avec les développements de la théorie du portefeuille (Markowitz, Tobin, etc.) et de la théorie de la gestion du risque financier et ses applications ("risk management" 1956) par différence avec la théorie des prix des marchés financiers (Sharpe, etc.). Cf. http://monsite.wanadoo.fr/micro_financiere

Combinée avec l'innovation technique/scientifique et les réformes monétaires ou financières d'ordre juridique ou légal (par exemple, abandon des accords de Bretton Woods), cette innovation a eu des effets sur les produits (services ou non financiers) et sur les organisations financières non spot (marchés organisés ou de gré à gré).

La seconde partie de la séance a porté sur le point 2 intitulé "Les effets théoriques prévisibles sont vérifiés en pratique" et, plus particulièrement, sur le modèle théorique présidant à ses deux éléments, la concurrence et la mondialisation.
Le support de la relation des causes (variations de règles) aux effets (mondialisation) qu'est la concurrence a été schématisé par un modèle qui permet de montrer les effets de l'ouverture ou de la mondialisation d'une économie nationale fermée schématisée par son marché de l'épargne présente (comparable au marché des fonds prêtables...).
En raison de son actualité dans certaines théories (le "home bias"), un accent particulier a été mis sur le propos oublié de David Ricardo dans Des principes de l'économie politique, à savoir que :

"...l'insécurité imaginaire ou réelle du capital lorsqu'il n'est pas sous le contrôle immédiat de son détenteur et la réticence naturelle de chacun à quitter son pays et ses proches, et à se placer, avec ses habitudes établies, sous l'autorité d'un gouvernement étranger et de lois nouvelles ... Ces sentiments ... incitent la plupart des détenteurs de fonds à se contenter d'un taux de profit réduit dans leur propre pays, plutôt que de rechercher pour leurs fonds un emploi plus avantageux dans les pays étranger".

La séance a porté sur la question 2 intitulée "Les effets théoriques prévisibles du processus qu'est la finance internationale, vérifiés en pratique".

Elle a été l'occasion d'insister au préalable sur les relations de causalité en sciences économiques à ne pas confondre avec la mécanique chère aux sciences physiques, sur la volonté de réduire les coûts de transaction, sur le support de la concurrence, sur le grand parallèle à faire entre l'interdiction légale d'échange (de marchandises autant que d'informations) et l'impossibilité technique d'échange de ces dernières (depuis au moins Ricardo ou Bastiat, avec l'exemple du "big ditch" -décennie 1860 - qui n'est sans ressemblance avec celui -actuel- des licences UMTS), sur le déblocage progressif de la concurrence à l'échelle mondiale en tout domaine depuis 1947 (GATT).

Elle a permis en particulier de mettre en exergue l'importance ancienne de la réputation des banquiers, au travers des "assurances" qu'ils peuvent offrir, ainsi que la confiance qu'on peut avoir dans le rôle récent des marchés de dérivés financiers, sans cacher les problèmes de gouvernance que soulèvent les innovations scientifiques.


5. Cinquième séance du jeudi 10 mars 2005.

La séance a développé le point 2 intitulé "Les effets théoriques prévisibles sont vérifiés en pratique" et, plus particulièrement, le modèle théorique, transposition d'un modèle consultable sur ce site internet en mettant l'accent sur son élément "concurrence", synonyme, selon les cas, de règles, de coût de transaction et de "mobilité des capitaux".

Cela a été l'occasion d'insister sur la concurrence des marchés national ou mondial de l'épargne présente, sur les effets des variations des règles (juridiques, techniques ou économiques et financières) ou sur les variations des lois de comportements (offre et demande d'épargne présente nationales) et leurs effets sur la représentation comptable des marchés de l'épargne présente, à savoir la "balance des capitaux".

A la fin de la séance, il y a eu distribution du dossier n°2 intitulé "Approche institutionnelle de la finance internationale au XXIè siècle" portant sur la deuxième partie du cours.


6. Sixième séance du jeudi 17 mars 2005 .

La séance a été l'occasion de revenir sur le modèle sous-jacent à la concurrence (marchés de l'épargne présente national et mondial) et permettant de comprendre les effets des variations des règles ou des lois de comportement.
Elle a permis de commenter un texte de Greenspan (octobre 2001) sur la mondialisation ou l'intégration des marchés.

Il est à souligner que la concurrence porte aussi sur les réputations respectives des banquiers ou des autres intermédiaires financiers non bancaires.

Plus qu'aux "crises financières" qu'il n'a pas prévues et cherche expliquer quand elles sont survenues, le banquier - comme l'économiste - doit être d'abord sensible à la gestion du risque financier et l'envisager au travers d'un portefeuille d'instruments financiers(ce qui au préalable suppose la définition et mesure du risque de chaque instrument financier) ou au travers de la division du risque financier (le "unbundling") que permettent les nouveaux instruments financiers, des instruments de plus en plus complexes pour le commun des mortels, voire pour les banquiers eux-mêmes.

Cela étant, il importe pour les politiques de faire respecter les règles de droit quoi qu'il arrive, de s'y conformer afin que le marché financier ne leur retire pas leur crédibilité, terme à mettre en parallèle avec la réputation.


7. Septième séance du jeudi 24 mars 2005.

La séance a été l'occasion de traiter la dernière section du dossier 1 et d'évoquer en détail le stade que le processus financier international a atteint aujourd'hui tel que le décrit Alan Greenspan dans deux conférences de novembre et septembre 1998, une conférence de 2000 et une conférence de mars 2003. On a fait remarquer que certains points ne sont pas sans rappeler un propos de Hayek (1939) selon quoi

"On a déjà suggéré qu'il n'est pas indispensable au fonctionnement de [certain] système que quelqu'un y comprenne quelque chose.
Mais il y a peu de chances que les gens le laissent fonctionner s'ils n'y comprennent rien".

De fait, A. Greenspan, président de la "banque centrale" des Etats-Unis d'Amérique montre pourquoi il faudrait que les gens le laissent fonctionner : personne ne peut avoir la prétention de savoir les résultats possibles des échanges internationaux qui se réaliseront (il n'y a pas d'incertitude déterministe, mais une incertitude non déterministe, une ignorance limitée des E/I).
Cela conduit parfois des pays à se situer au "bord de l'insolvabilité" sans que personne s'en doute. Et les systèmes de taux de change fixes convenus entre politiques n'y peuvent rien, bien au contraire.

On peut résumer très schématiquement les textes ainsi : "La structure du système financier international aujourd'hui : qui la connaît ? Personne.
Une première chose est certaine : elle a évolué ces dernières années à cause des innovations remarquables en relation avec les sciences physiques (NTIC) et avec les sciences économiques et financières (en particulier, dérivés financiers et marchés organisés) dont le premier effet global a été l'information sans délai, en temps réel.
Seconde chose certaine : "elle est d'une grande efficacité qui tient aussi aux systèmes des prix et des taux d'intérêt et elle a tendance à varier de plus en plus vite !". Tout cela se faisant dans une stabilité qui permet de parler de "structures".

La séance a été l'occasion de revenir un instant et d'insister sur le changement de perspectives théoriques qui s'est produit dans le domaine de la finance internationale d'une part entre 1989 (selon le texte de Heller) et 1998 et d'autre part entre la fin de la décennie 1960 (selon le Penguin Book de Cooper) et 1998, un changement sur lequel met le doigt H. Bourguinat dans son livre intitulé "Finance Internationale" de 1993 et dans l'article "système monétaire internationale" du Dictionnaire de sciences économiques (PUF, 2001).

Bref, la séance a été l'occasion de conclure la première partie du cours, sur:
- ce qui fait qu'on peut parler aujourd'hui d'"un nouveau système financier international" et
- sa "vitesse d'évolution" actuelle.

Et cela débouche sur l'interrogation relevée dans la conférence de Greenspan, qui est la suivante: si le système monétaire international était vraisemblablement la base du système financier international au début du XXè siècle, ne peut-on se demander en ce début du XXIè siècle si le SFI ne serait pas la base du SMI.

A la fin de la séance, il a été convenu que le contrôle de connaissances intermédiaire aura lieu le jeudi 7 avril, en première partie de séance de 08H30 à 10H.


8. Huitième séance du jeudi 31 mars 2005.

La séance a d'abord été l'occasion de conclure sur la première partie du cours intitulée "La finance internationale observable au XXème siècle, un processus remarquable", à partir du texte d'une conférence de A. Greenspan (mars 2003) intitulée "Global Finance ; is it slowing?".

La séance a consisté ensuite à entrer dans le développement de la deuxième partie intitulée "approche institutionnelle de la finance internationale au XXIè siècle" et, en particulier du premier de ses deux points, à savoir les marchés des changes au début du XXIè siècle, l'autre étant les marchés des capitaux au même moment.

Les marchés des changes recouvrent aujourd'hui un grand nombre de marchés (ou compartiments) différents :
- spot ou non spot (ferme, swap et à option),
- de gré à gré (OTC) ou organisés.

Auparavant, il y a eu un bref commentaire des faits saillants en 2000-01 en matière de change tels qu'ils ont été rapportés par la B.R.I. dont le site internet est : http://www.bis.org/publ/ar2001f.htm dans son 71 è Rapport annuel : en particulier, sur la "montée en puissance" de la "monnaie régionale" nouvellement créée par les politiques, à savoir l'euro.


9. Neuvième séance du jeudi 7 avril 2005.

La première partie de la séance a été consacrée au contrôle des connaissances intermédiaire.
Sujet
Sur la base des principes vus en cours et à l'aide d'un vocabulaire précis, répondre aux deux questions qui suivent et qui portent sur le texte ci-joint écrit par J.E. Stiglitz (prix Nobel d'économie 2001) et tiré du journal Les Echos du lundi 18 mars 2002 :

Question 1 (5 points).
Donner, sans commentaires ni paraphrases, les principales idées développées dans le texte ?

Question 2 (15 points).
Ecrire pourquoi toutes ou partie des idées vous paraissent comparables, originales ou, au contraire, rétrogrades par rapport au cours ?

La seconde partie de la séance a porté sur la structure actuelle des marchés des changes définie à partir de deux critères :
- spot ou non spot (ferme, swap et à option),
- de gré à gré (OTC), avec ou sans intermédiaire, ou organisés.

Il s'ensuit que, en toute rigueur, une monnaie échangeable internationalement n'a pas un taux de change ("coté au certain" ou "...à l'incertain"), mais un vecteur (ou une matrice) de taux de change, à maintes composantes, qui varient à chaque seconde, étant donné les innovations de la fin du XXè siècle (nouvelles technologies d'information et de communication, cotations électroniques, plate-forme électronique, etc.).

L'accent a été mis sur les banques d'un pays - en particulier position de change ou extérieure - et le marché interbancaire après une comparaison entre ce que pouvait être les marchés des changes il y a vingt ans et ce qu'ils sont aujourd'hui.


10. Dixième séance du jeudi 14 avril 2005.

La séance a commencé par à un développement sur les marchés des changes spot de gré à gré (O.T.C.) fondé sur la méthode des "building blocks".
Un "building block" caractérise géométriquement le contrat en question étant donné deux E/I, leurs espérances morales/anticipations de taux de change, le taux de change spot dont ils conviennent et les gains nets à quoi ils s'attendent avec incertitude pour le taux de change spot convenu. Les positions ex ante ne sont pas à confondre avec telle ou telle position ex post entrainée par l'observation d'un taux de change spot.

Après quelques considérations sur le "forex market" spot et sur la disparition des marchés des changes spot organisés pour conclure le point précédent, la séance a porté sur les marchés des changes non spot fermes (forward foreign currency markets).
Le "building block", géométrie du contrat de gré à gré spot, se transpose directement pour représenter le contrat de gré à gré non spot ferme.
Grande différence : au lieu que la transaction se fasse au moment où le contrat est convenu, elle se fera au terme convenu.

La séance s'est terminée sur un développement sur les marchés des changes de gré à gré à option, en distinguant le cas des "call" et celui du "put".

Question pour la semaine prochaine : quelle est la résultante de l'addition de l'achat d'un put et de la vente d'un call de même prime et de même prix d'exercice ?


11. Onzième séance du jeudi 21 avril 2005.

La séance a commencé par la correction de l'exercice qui fait apparaître un résultat remarquable qui ouvre la porte à l'"ingénierie économique financière" et justifie l'utilisation des "building block" : tout échange à terme ferme de monnaie contre une autre (dérivé monétaire ferme) à un taux de change de réglement convenu est décomposable en deux dérivés monétaires à options de même taux de change d'exercice , lequel est égal au taux de change de réglement du dérivé ferme, et de même prime - prix de l'option - en "valeur absolue" où un dérivé optionnel fait intervenir un achat de put et l'autre une vente de call.

De façon trés terre à terre, on voit apparaître qu'au sein d'une firme financière, bancaire ou non, l'économiste acquiert de la sorte un rôle fondamental : il apparaît comme le trait d'union entre le statistico-mathématicien, le juriste, pour ne pas parler de la direction financière ou des gestionnaires.

Plus généralement, l'économiste financier apparaît comme l'instigateur de la recherche possible de réduction nécessaire de coûts de transaction en tout domaine.

La séance a été ensuite l'occasion de présenter d'autres marchés OTC de dérivés monétaires à option : straddle, dérivé monétaire à option cylindrée.

Les cas des options de deuxième ou de troisième générations ont été survolés.

La dernière partie de la séance a été consacrée à la présentation des marchés de gré à gré de swap décomposable en un marché de gré à gré spot et un marché de gré à gré à terme ferme de sens contraire.
On a rappelé que ces marchés avaient été initiés par les agents officiels que sont les banques centrales. Un mot a été dit sur un tableau de chiffres.

A la fin de la séance sera distribuée le dossier n°3 support de la troisième partie du cours intitulée "approche produit instrumentale de la finance internationale".


12. Douzième séance du jeudi 12 mai 2005.

La séance a été l'occasion de terminer la présentation des marchés des changes par celle des marchés organisés de dérivés monétaires. Cf. en particulier :
http://www.cato.org/pubs/journal/cj8n2/cj8n2-7.pdf
http://www.leomelamed.com/Speeches/87-acfx.htm
http://www.phlx.com/products/currency/currency.html

La séance a été conclue par la présentation des marchés des capitaux, à commencer par celui des marchés d'euromonnaies (dont les marchés de l'eurodollar).

Il a été question de l'émergence du marché de l'eurodollar dans la décennie 1960 qui allait être le tremplin vers l'état actuel des "marchés de capitaux".
L'émergence s'explique comme toute émergence à partir d'une variation des règles, en l'espèce de la variation des règles juridiques (en particulier, "guerre froide", réglementation et filiale des banques des Etats-Unis à Londres) de la variation des règles techniques (en particulier, existence d'un cable téléphonique transatlantique, du "big ditch" au "big bang"), des variations qui ont permis des réductions de coûts de transactions, et de la variation des règles économiques que concrétisaient les déficits de la balance des paiements des Etats-Unis.
Il faut savoir qu'existent aujourd'hui, en toute rigueur, des marchés des "euro euro" !



13. Treizième séance du jeudi 19 mai 2005.

Le début de la séance a été consacré à la présentation des tendances fondamentales des "marchés des capitaux" depuis l'émergence du marché de l'eurodollar et des marchés des euromonnaies qui illustrent ce qu'on a expliqué en théorie (réduction des coûts de transaction).
 
Une attention particulière a été portée sur les swaps financiers et sur les marchés organisés spot ou non spot d'actions dont on peut tirer à certaines conditions - cotation d'une même firme sur plusieurs marchés nationaux de pays différents - un "taux de change réel".

La séance a porté ensuite sur le dossier n°3 (synthèse de la troisième partie du cours) distribué à l'avant dernière séance qui s'intéresse à ce qu'apporte la finance internationale à la gestion de patrimoine de l'épargnant/investisseur, à la gestion du risque de patrimoine financier, étant donnés les éléments introduits dans les deux premières parties de l'UV de finance internationale. Cela complète ce qui a été vu dans l'UV de microéconomie financière.

La séance a porté enfin sur le comportement d'un type de personnes morales qui se juxtaposent aux personnes privées, morales ou physiques, à savoir les personnes officielles telles que les Etats, les banques centrales ou les organisations internationales. Un gros plan a été fait sur les réserves internationales et leurs utilisations traditionnelles et nouvelles.


Examen.
- du jeudi 3 juin 2004 (étudiants en contrôle terminal) ;
durée : 12H - 14H.

Sujet
Sur la base des principes vus en cours et à l'aide d'un vocabulaire précis, commentez le texte ci-dessous, extrait d'un texte intitulé "L'architecture financière mondiale en transition", écrit par Flemming Larsen, Directeur du Bureau européen du Fonds Monétaire International, et paru dans OCDE L'Observateur le 11 mars 2002.


- Contrôle intermédiaire du jeudi 24 avril 2003,
durée : 08H30 - 10H.
Sujet
Sur la base des principes vus en cours et à l'aide des concepts qui en découlent, faire un commentaire du texte qui suit (avec explications si nécessaire) et qui est un extrait du texte qu'ont écrit Robert N. McCauley et Ben S. C. Fung dans le Rapport trimestriel de la BRI, mars 2003.


- du vendredi 7 juin 2002; durée : 14H - 16H.
Sujet
Sur la base des principes vus en cours et à l'aide d'un vocabulaire précis, commentez le texte ci-dessous écrits en 2000 par Jacques de Larosière et Daniel Lebègue, en tant que coprésidents de l'association Eurofi 2000 (en particulier, on évaluera les prises de positions des auteurs et on s'interrogera sur leurs éventuels oublis).


 - du jeudi 3 juin 2004 (étudiants en contrôle terminal) ;
durée : 12H - 14H.
Sujet
Sur la base des principes vus en cours et à l'aide d'un vocabulaire précis, commentez le texte ci-dessous, extrait d'un texte intitulé "L'architecture financière mondiale en transition", écrit par Flemming Larsen, Directeur du Bureau européen du Fonds Monétaire International, et paru dans OCDE L'Observateur le 11 mars 2002.


Contrôle intermédiaire du jeudi 24 avril 2003,
durée : 08H30 - 10H.
Sujet
Sur la base des principes vus en cours et à l'aide des concepts qui en découlent, faire un commentaire du texte qui suit (avec explications si nécessaire) et qui est un extrait du texte qu'ont écrit Robert N. McCauley et Ben S. C. Fung dans le Rapport trimestriel de la BRI, mars 2003.


- du vendredi 7 juin 2002; durée : 14H - 16H.
Sujet
Sur la base des principes vus en cours et à l'aide d'un vocabulaire précis, commentez le texte ci-dessous écrits en 2000 par Jacques de Larosière et Daniel Lebègue, en tant que coprésidents de l'association Eurofi 2000 (en particulier, on évaluera les prises de positions des auteurs et on s'interrogera sur leurs éventuels oublis).




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