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I. Les Harmonies économiques de Frédéric Bastiat.

II. S'il y a harmonies économiques, il y a parfois disharmonies entre économistes.

III. Harmonies sociales et paix entre les peuples.

IV. Harmonies harmoniques et l'homme libre.

V. Sur la réédition de la partie posthume de Harmonies économiques.

VI. Un continuateur de Bastiat : Vilfredo Pareto et le péril socialiste.



I. Les Harmonies économiques de Frédéric Bastiat.

Harmonies économiques constitue un véritable «testament» de Frédéric Bastiat.















Harmonies économiques
de Frédéric Bastiat est paru et disponible aux Editions du Trident au prix de 29 euros.

Préfacé par Georges Lane, ce volume de 360 pages reprend l'édition des Harmonies économiques telle qu'elle avait été publiée en 1850 du vivant de Frédéric Bastiat (ci-dessous).








La seconde partie de ce livre, telle qu'elle avait été publiée dans l'édition posthume des Œuvres complètes de Bastiat, sera rassemblée en un prochain volume sous le titre provisoire :

Harmonies sociales - Producteurs et consommateurs

que les Éditions du Trident imprimeront mi-2007:

ÉDITIONS DU TRIDENT (ci-contre à droite)

39 rue du Cherche Midi 75006 Paris
tel 06 72 87 31 59




Je profite de la circonstance pour insister sur un aspect de la conclusion que Frédéric Bastiat a donnée au livre (paru pour la première fois en 1850) :

" Cependant, à la longue (ainsi le veut la nature progressive de l'homme), la Spoliation développe, dans le milieu même où elle s'exerce,
- des résistances qui paralysent sa force et
- des lumières qui dévoilent ses impostures.
[en passant, pardonnez moi l'outrecuidance d'interrompre la lecture, mais je tiens à souligner que c'est en particulier pour cela qu'il faut toujours rester optimiste face à la spoliation, résultat de l'oppression.
Bastiat poursuit:]
Elle ne se rend pas pour cela: elle se fait seulement plus rusée, et, s'enveloppant dans des formes de gouvernement, des pondérations, des équilibres, elle enfante la Politique, mine longtemps féconde.

On la voit alors usurper la liberté des citoyens pour mieux exploiter leurs richesses, et tarir leurs richesses pour mieux venir à bout de leur liberté.

L'activité privée passe dans le domaine de l'activité publique.
Tout se fait par des fonctionnaires; une bureaucratie inintelligente et tracassière couvre le pays.

Le trésor public devient un vaste réservoir où les travailleurs versent leurs économies, qui, de là, vont se distribuer entre les hommes à places.

Le libre débat n'est plus la règle des transactions, et rien ne peut réaliser ni constater la mutualité des services.

Dans cet état de choses, la vraie notion de la propriété s'éteint, chacun fait appel à la Loi pour qu'elle donne à ses services une valeur factice.

On entre ainsi dans l'ère des privilèges.

elle déplace le courant naturel des échanges,
elle pousse dans des directions artificielles le capital, avec le capital le travail, et avec le travail la population elle-même.

Elle fait produire péniblement au Nord ce qui se ferait avec facilité au Midi;
elle crée des industries et des existences précaires;
elle substitue aux forces gratuites de la nature les fatigues onéreuses du travail;
elle fomente des établissements qui ne peuvent soutenir aucune rivalité, et invoque contre leurs compétiteurs l'emploi de la force;
elle provoque les jalousies internationales, flatte les orgueils patriotiques, et invente d'ingénieuses théories, qui lui donnent pour auxiliaires ses propres dupes;
elle rend toujours imminentes les crises industrielles et les banqueroutes;
elle ébranle dans les citoyens toute confiance en l'avenir, toute foi dans la liberté, et jusqu'à la conscience de ce qui est juste.

Et quand enfin la science dévoile ses méfaits, elle ameute contre la science jusqu'à ses victimes, en s'écriant: À l'Utopie!
Bien plus, elle nie non seulement la science qui lui fait obstacle, mais l'idée même d'une science possible, par, cette dernière sentence du scepticisme: Il n'y a pas de principes!

Cependant, sous l'aiguillon de la souffrance, la masse des travailleurs s'insurge, elle renverse tout ce qui est au-dessus d'elle.

Gouvernement, impôts, législation, tout est à sa merci, et vous croyez peut-être que c'en est fait du règne de la Spoliation;
vous croyez que la mutualité des services va être constituée sur sa seule base possible, et même imaginable, la Liberté.

— Détrompez-vous;
hélas! cette funeste idée s'est infiltrée dans la masse: Que la Propriété n'a d'autre origine, d'autre sanction, d'autre légitimité, d'autre raison d'être que la Loi;
et voici que la masse se prend à se spolier législativement elle-même.

Souffrante des blessures qui lui ont été faites, elle entreprend de guérir chacun de ses membres en lui concédant un droit d'oppression sur le membre voisin; cela s'appelle Solidarité, Fraternité.
— « Tu as produit; je n'ai pas produit; nous sommes solidaires; partageons. »
— « Tu as quelque chose; je n'ai rien; nous sommes frères; partageons. »
"—

Cet extrait de la conclusion de Harmonies économiques (1850) a le mérite, à 150 ans d'intervalle, de montrer que, par l'observation des faits et le raisonnement logique, Frédéric Bastiat a dépeint, de façon prophétique, le dernier stade qu'a atteint la France, résultat du coup d'Etat socialo-communiste des années 1945-46, où nous vivons aujourd'hui en 2006.

Comment en sortir ?
En faisant connaître et comprendre les vérités développées dans les dix chapitres du livre et ignorées par une grande majorité de Français.


II. S'il y a harmonies économiques, il y a parfois disharmonies entre économistes.

Je vous propose ainsi un développement sur le sujet: c'est une chronique d'un livre de Don Patinkin intitulé Essays On and In the Chicago Tradition édité aux Etats-Unis en 1981.  J'ai publiée la chronique en 1984.


III. Harmonies sociales et paix entre les peuples.

Je vous propose un petit texte sur le sujet, objet d'une journée de la XXIVème Université d'Eté de la nouvelle économie en 2001.


IV. Harmonies économiques et l'homme libre.

En lien, un texte sur le texte intitulé "L’imperturbabilité de Pascal Salin" que j'ai écrit pour L'Homme libre (Mélanges en l'honneur de Pascal Salin) , Editions Les Belles Lettres, Paris, 2006, pp. 64-85.


V. Sur la réédition de la partie posthume de Harmonies économiques.

Il s'agit d'une réédition originale préfacée par ma plume.


VI. Un continuateur de Bastiat : Vilfredo Pareto et le péril socialiste.

Il s'agit d'une réédition originale d'un recueil d'articles préfacée par ma plume.  Le premier des articles a donné son titre à l'ouvrage : Le Péril socialiste.


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