Paris, le 25 octobre 2016.




A défaut d’avoir l’arrogance de prédire le passé, les hommes de l’état et leurs économistes préférés ne devraient pas détruire, dénaturer, déformer ou, tout simplement, oublier les connaissances acquises comme c’est le cas, par exemple, avec l’étude de ce qu'on dénomme abusivement "monnaie" aujourd'hui (sigle "C.Q.D.A.M.A.).

Il en est ainsi tant à l'étranger (cf. ce texte d'octobre 2016) qu'en France.


1. L'oubli du passé.

D'un côté, l'usage par les gens de C.Q.D.A.M.A. a contribué, en pratique, dans le passé, à organiser les échanges de choses de toute nature entre les gens, par amoindrissement progressif du "coût des actes d'échange".


2. Le constructivisme.

De l'autre, il y a une majorité d'économistes qui s'efforcent d'organiser leurs études, à leur façon, et de construire en théorie les échanges de choses entre pays, états, organisations, etc., peu entre les gens, avec des concepts issus en grande partie de leur imagination, à savoir :
- sans faire intervenir C.Q.D.A.M.A. (c'est le cas des hommes de la "théorie de l'équilibre économique général" qui conduit à surestimer le coût des actes d'échange, quand on en tient compte ...) ou
- en prenant pour point de départ ce dernier (c'est le cas des hommes de la "théorie macroéconomique" qui conduit à supposer le coût de C.Q.D.A.M.A. égal à zéro et à sous-estimer le coût des actes d'échange, quand on en tient compte...), subventionnés qu'ils sont par les hommes de l'état pour agir ainsi (cf. ce texte de juin 2015).


3. Des économistes tus.

Et ainsi, les économistes dits "autrichiens" par les marxistes depuis le XIXème siècle - économistes dont les travaux ne sont rien d'autre que le développement logique des travaux des économistes "français" du début du XIXème siècle (Say, Cournot, Bastiat) -, ont les pires difficultés à faire entendre leurs propos sur les errements économiques des hommes de l'état.

A entendre ces derniers: "vivent les 'biens et services'" !
"Vivent les 'services marchands' et les 'services non marchands'" !
Etc. (cf. le texte précédent).

Avec ces façons de s'exprimer, l'avenir des organismes comme, par exemple, la "Banque des règlements internationaux", le "Fonds monétaire international" ou la "Banque centrale européenne", qui ont été créés avec des objectifs précis qui leur ont été donnés par les hommes de l'état et qu'ils n'ont pas atteints dans le passé, est scellé et a de beaux jours devant lui : leurs dirigeants peuvent continuer à faire n'importe quoi, moyennant des rémunérations qui n'ont rien à envier, par exemple, à celles des joueurs de football, au moins en France ...


4. Les marxistes en odeur de sainteté.

L’Histoire n’a pas de sens, mais les connaissances économiques en ont une à condition de ne pas les laisser voler par les théoriciens marxistes (cf. ce texte d'avril 2016).

L’accent qu’ils ont mis par le passé sur ce qu’ils dénomment « production » et « facteurs de production » (à savoir « travail » et « capital ») est une destruction de la valeur que sont les connaissances acquises, sauf à accepter leur désir de construire un univers d’esclaves soumis à quelques maîtres (état et organismes de sécurité sociale).

Il faut préférer « la France des chiffres à la France des mots » a dit le premier directeur de l’I.N.S.E.E., créé en 1946 (cf. ce texte de février 2010, celui-ci d’août 2010 ... ou encore celui-ci de mars 2014), et, au moins depuis lors, mesure et comptabilisation absurdes détruisent les connaissances économiques.

Exemplaire est la façon dont ils ont habitué les gens, tant en France qu’à l’étranger, à ce qu’ils dénomment « produit » et qui n’est jamais que des résultats d’actes d’échange convenus.
Ce sont des produits échangés et non pas des produits, le qualificatif « échange » étant essentiel.

Ainsi la notion de « produit intérieur brut » est le mensonge par excellence des hommes des comptabilités nationales (en particulier, ceux de l’I.N.S.E.E. en France).

Il conviendrait de parler, à la place, d’échanges intérieurs brut et, par exemple, de les comparer aux échanges extérieurs, à savoir exportations et importations (cf. ce texte d'août 2009).


5. Action humaine et résultats d'action humaine.

Grande différence entre les "autrichiens" et les "non autrichiens" dans leurs travaux, les premiers mettent l'accent sur les actions humaines alors que les seconds en restent à chercher à expliquer les résultats observés de ces actions - de "bonnes 'matières' marxistes" envisagées comme phénomènes économiques - et, le cas échéant, à les prédire dans l'avenir sur la base de leur "sens de l'Histoire" ...


6. En finir avec le matérialisme dialectique.

Malheureusement, les seconds sont écoutés au préjudice des premiers et des gens en général.

Tout se passe comme si, contre vents et marées, le "matérialisme dialectique" refleurissait à chaque instant.

Le cas échéant, ils le ressortent de la physiocratie du XVIIIème siècle qu’ils présentent comme dernière nouveauté économique du moment, et transforment, par analogie malfaisante, offre et demande de choses en des « forces du marché ».


P.S.
La destruction de l'économie politique (1).
La destruction de l'économie politique (2).





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