Paris, le 7 décembre 2013.




Hier, en relation avec ce qu'on dénommait alors "monnaie", les économistes s'intéressaient aux marchandises qui avaient été échangées par les gens et qui avaient donné lieu à des échanges  de ... monnaie.
La marchandise était en définitive une autre façon de parler du marché, de l'offre, de la demande, de l'ajustement ou de l'équilibre.

Pour sa part, Vilfredo Pareto (1848-1923) préférait mettre l'accent sur les prix en monnaie plutôt que sur les marchandises.
Il considérait que la monnaie était la marchandise qui servait de prix aux autres marchandises (cf. Cours d'économie politique de 1896-97, §269).

Par la suite, et ce qu'on dénommait "monnaie" perdant toute réalité à cause des réglementations imposées dans l'aveugle, en particulier au XXè siècle, par le législateur, les économistes ont divergé. 
Beaucoup ont perverti de diverses façons déterminantes ce qu'il convenait d'en penser.


1. Menger et la vendabilité de la monnaie.

Dans le but d'expliquer la monnaie, Carl Menger (1840-1921) avait constaté que, dans le passé, des marchandises avaient donné lieu, chacune, à une marchandise vendue aisément, pas toujours la même selon les temps et les espaces, qu'il était quotidien de dénommer "monnaie".

Il l'admettait vendable aisément dans l'avenir et y voyait une marchandise vendable.

1.a. Vendabilité ou pouvoir de vente.

Au lieu de marchandise vendable ou de vendabilité de la marchandise dénommée "monnaie", Menger aurait pu faire intervenir la "puissance de vente", le"pouvoir de vente" ou la "force de vente" de la monnaie ainsi cernée.

Il ne l'a pas fait et ne s'est pas confronté ainsi à ce que d'autres économistes dénommaient, par habitude, pouvoir ou puissance d'achat de la monnaie (cf. ci-dessous).

1.b. Remarque: marchandise ou service.

Soit dit en passant, la marchandise ne saurait cacher le service, autre considération de l'économie politique depuis au moins Frédéric Bastiat (1801-1850).

Le service ne saurait être opposé à la marchandise comme il l'est si souvent et malgré ce que font croire les statisticiens dans leurs travaux.

Service et marchandise sont synonymes d'une façon générale.
Seulement, à la différence de la marchandise qui est matérielle, le service ne l'est pas.
Et on peut voir dans une marchandise un paquet de services que chacun peut y rechercher et trouver (cf. ce texte de Bastiat).

A défaut de faire référence à la marchandise, on peut dire aussi que le service est d'abord synonyme d'acte échangé ou échangeable de la personne juridique, l'acte en question cachant toujours un coût d'opportunité.

Mais quand on raisonne en termes de résultats d'actes humains et non plus en termes d'actes humains, les difficultés s'amoncellent.


Il y a, en particulier, l'absurdité, aujourd'hui à la mode, de parler de marchand et non marchand et d'appliquer ces mots à la notion de "service".

Selon ces extravagants, il existerait des services marchands et des services qui ne le seraient pas.

Oubliant qu'il n'y a de service qu'échangé ou échangeable, ils insistent sur un aspect de ce à quoi le marché des services a donné lieu, à savoir le prix en monnaie ... quand il y a donné lieu (cf. Léon Walras, 1834-1910, Eléments d'économie pure, §185 sur la question du marché des services).

Bref, il faut admettre que le service marchand ou la marchandise service est un pléonasme tandis que le service non marchand est un oxymore.

1.c. Remarque: service et temps.

Le service en économie politique n'est jamais que le temps en sciences physiques.

Il est vain de faire intervenir le temps, la durée ou encore des intermèdes dans l'économie politique.
Ceux-ci n'ont pas de raison d'être sauf à considérer que les êtres pensants que sont les humains ne sont que des objets et à se réfugier derrière de prétendues comptabilités nationales.

Chacun d'eux cache un ou plusieurs services futurs d'une ou plusieurs personnes juridiques et il convient de les cerner.

Toutes proportions gardées, à la différence de la rose de François de Malherbe (1555-1628), la monnaie est autant le service "espace de la durée 'matin'" que celui de "l'espace 'instant'" ou celui de l'"espace d'un ou plusieurs intermèdes" mis en oeuvre par telle ou telle personne juridique.

1.d. Remarque : service et fonction.

Le service mis de côté, les "fonctions" de la monnaie apparaissent le plus souvent au premier plan comme:
- moyen d'échange ou de paiement,
- unité de compte,
- réserve de valeur.

Mais ce qui est dit des fonctions n'est qu'une façon de parler de tel ou tel service, sans le dire.

De plus, avec l'essor de la politique monétaire au XXè siècle, le chaos devient énorme.
En effet, quitte à voir dans la monnaie des fonctions, rien ne justifie de les limiter à trois.

Les rôles de la politique monétaire sont, en effet, des fonctions de la monnaie tout aussi importantes que les précédentes, dont personne ne parle et dont il faudrait parler dans cette perspective pour être cohérent.

Reste que l'économie politique n'a pas pour objet les fonctions de quoi que ce soit.

1.e. Remarque : fonction et institution.

La fonction crée l'organe ou l'organisme, ou bien l'inverse: telle était une grande question du XIXè siècle, entre autres, en relation avec la biologie.

Qu'à cela ne tienne, depuis la décennie 1930, des économistes ont mis l'accent sur les institutions, autre façon de parler des organismes.
Ce fut, en particulier, le cas à partir des travaux de Ronald Coase (1910-2013) sur la "nature de la firme" (1937).

Et ils ont vu, depuis lors, dans ce qu'on dénomme aujourd'hui "monnaie" une institution ou un ensemble d'institutions (cf. Kirzner, 1960) contre quoi Jacques Rueff (1896-1978) tendait à s'élever dès la décennie 1930 (cf. ce texte de novembre 2013).


2. Fisher et le pouvoir d'achat de la monnaie.

Malgré le titre du livre intitulé The Purchasing Power of Money, its Determination and Relation to Credit, Interest and Crises, (1911) qui laisse penser que le pouvoir d'achat de la quantité de monnaie est le coeur du livre, Irving Fisher (1867-1947) s'est intéressé d'abord à l'équation des échanges des marchandises dans le passé.

A la différence de Menger et après s'être polarisé sur les échanges effectués, Fisher a mis, semble-t-il, sans le vouloir, l'accent sur
- le pouvoir d'achat de la marchandise ou, si on préfère,
- l'achetabilité de la marchandise (... i.e. en ligne de mire de son demandeur).

Cela l'a amené à insister sur le pouvoir d'achat de la monnaie, notion chère au début du XXè siècle à Ludwig von Mises (1881-1973) pour désigner la "valeur" de celle-ci.

De l'"équation des échanges", une équation qu'il considérait du premier degré à une inconnue, Fisher a déduit et calculé l'inconnue qu'il a dénommée "vitesse de circulation de la quantité de monnaie" et que, plus tard, les monétaristes (à commencer par Milton Friedman, 1912-2006) monteront en épingle.

De là, sans explication déterminante, il a expliqué qu'à certaines conditions en relation avec la vitesse de circulation de la monnaie, primo, toute 
variation de la quantité de monnaie dans un sens provoquait une variation des prix en monnaie ou du "niveau des prix" de même sens et, secundo, que les effets de la variation de la quantité se répercutaient sur les prix en monnaie.

Il est ainsi passé du passé à l'avenir.

2.a. Remarque: Pareto et la puissance d'achat de la monnaie.

Pour sa part, Pareto était réservé à l'égard de la notion de pouvoir d'achat de la monnaie qu'il dénommait aussi "puissance d'achat" (cf. §75 de son Cours).

Soit dit en passant, le "schéma de la boite géométrique des marchandises échangées" - qu'on peut lire dans son Manuel d'économie politique et qui permet d'expliquer économiquement les échanges synallagmatiques de marchandises échangées -, sera imputé curieusement, par la suite, à F.Y. Edgeworth et A.L. Bowley (comme l'expliquent et s'en formalisent Tarascio (1972) puis Weatherby (1976)).

Sans le savoir, ces travaux sur Pareto complètent la façon dont ses idées ont été dénaturées à partir de la décennie 1930 par un certain nombre d'économistes (... en particulier américains, cf. ce texte de juillet 2009).

2.b. Remarque: gain à l'échange et méthode de comptabilité.

Quand l'échange synallagmatique débouche, quand il y a "marché conclu", il y a prix en monnaie convenu, ce que les économistes ont l'habitude de prendre en considération.

Mais il y a aussi gain à l'échange des parties et capacité de calcul des échanges passés (méthode de comptabilité des échanges).

Malheureusement, il est classique que les économistes mettent de côté l'un et l'autre ou les pervertissent.
Par exemple, ils font intervenir une dominance d'une partie de l'échange sur l'autre pour dénaturer les gains à l'échange, pour créer ce qu'ils dénomment "une inégalité" ou bien ils mettent l'accent sur l'"effet de bien être" au prix d'un passage du contractuel au collectif.

Ils créent aussi des comptabilités qui n'ont plus rien à voir avec l'échange synallagmatique, par exemple, du type "comptabilité nationale".


3. Marchandise ou service, pouvoir de vente ou pouvoir d'achat, et échangeabilité.

Les notions de vendabilité et d'achetabilité des marchandises ou des services, de pouvoir de vente et de pouvoir d'achat de la monnaie, sont deux voies opposées qui confortent, chacune, respectivement les notions d'offre et de demande de la marchandise, du marché au sens théorique du mot.

Mais elles peuvent aussi être regroupées dans la notion d'échangeabilité.
En d'autres termes, celle-ci devient alors synonyme de marchandise ou de service et procède de l'acte d'échange de vous et moi dans un contexte de droit.

Reste qu'à la différence de la marchandise ou du service qui est autant ex post que ex ante (on ne s'inquiète pas du temps au sens des sciences physiques dans ce cas), l'échangeabilité suppose l'avenir et est uniquement ex ante.
C'est un service futur, discret ou continu, "avec ou sans intermède", attendu avec incertitude par celui qui offre ou qui demande.


4. Convertibilité des "substituts de monnaie bancaires" en monnaie or et réglementation de la monnaie.

Au début du XXè siècle, sans que l'accent fût mis sur le mot, la convertibilité avait rejoint, dans sa nature, les notions de vendabilité ou d'achetabilité.
Comme ces dernières, elle ignorait le passé et s'ouvrait à l'avenir, se situant ex ante.

Etaient en question les "substituts de monnaie bancaires" (billets et comptes de dépôt bancaires) en monnaie or.

La réglementation qu'est l'interdiction de la convertibilité des substituts de monnaie bancaires en monnaie or et qui fut instauré à partir de la décennie 1930, a eu pour conséquence extraordinaire qu'il n'y a pas eu de variation des règles de la comptabilité bancaire pour autant.
Tout s'était passé en effet comme si cette nouvelle réglementation n'avait pas eu pour le législateur d'impact sur la comptabilité.

Restait que, pour les uns, on ne voulait pas modifier les règles en question, pour les autres, on ne savait pas faire.
Et sur ce dernier point, les faits se sont accumulés jusqu'à aujourd'hui inclus (par exemple, en relation avec le "hors bilan" des banques).

De la "monnaie".

Simultanément, malgré la nouvelle réglementation sans variation comptable supposée, les substituts de monnaie bancaires
- ont été pris pour "monnaie" au lieu d'être considérés pour ce qu'ils devenaient, des "substituts de rien bancaires" et
- sont devenus, pour des économistes orthodoxes, "monnaie interne" et "monnaie externe" à la suite des travaux de Gurley et Shaw (1960, cf. ce texte de novembre 2013).

Soit dit en passant, cette distinction ne doit pas être confondue avec la distinction qu'évoquait Ludwig von Mises dans un article de 1917-1918 [repris dans la deuxième édition allemande de Theory of Money and Credit, puis reléguée par la suite dans une annexe].
Elle a trait à la distinction entre la "valeur interne" (Binnenwert) et la "valeur externe" (Aussenwert) chère aux étatistes comme Lexis, par exemple.1)
1) Lexis, "Papiergeld," in Handwörterbuch der Staatswissenschaften, 3d. ed., vol. 6, pp. 987 ff.


5. Cassel et la liquidité comptable d'une créance.

Parallèlement, Gustav Cassel (1866-1945) s'était intéressé, quant à lui, à la comptabilité des échanges effectués permise par ce qu'on dénommait "monnaie" et au remboursement prochain attendu des créances par le propriétaire, en faisant intervenir la notion de "liquidité".

La liquidité n'était donc qu'une considération comptable, un rapport de la créance à la créance à sa maturité prochaine convenue (selon Hutt, 1956).

A ce stade, la liquidité n'avait encore rien à voir avec les synonymes de marchandise, de service, etc., d'échangeabilité et de convertibilité.


6. Keynes et la liquidité.

Au moment où l'interdiction de la convertibilité commençait à dénaturer ce qu'on avait dénommé jusqu'alors la monnaie, tout va changer.
La liquidité appliquée comptablement à une marchandise allait acquérir un sens d'échangeabilité, mais cacher le coût d'opportunité de l'acte à quoi donnait lieu cette dernière
.

Sans faire référence à ce coût, John Maynard Keynes (1883-1946) a en particulier enfoncé le clou en parlant de "préférence pour la liquidité" pour désigner une composante de la demande de monnaie qu'il particularisait ainsi dans le livre intitulé Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie (1936) et qu'il opposait à la demande de certaines créances/dettes.

Etant donné l'épargne nouvelle et les créances/dettes à long terme, à revenu fixe, à taux d'intérêt nominal invariable, à quoi il supposait que s'attendait avec incertitude l'épargnant/investisseur, Keynes a en effet défini la "préférence pour la liquidité" comme une composante de la demande des substituts de monnaie bancaires - convertibles ou non en monnaie or, on ne sait - par opposition à la demande de créances/dettes longues, à revenu fixe.

La prévision "variation monnaie et créances/dettes à long terme" dans l'avenir faisait prévoir à l'épargnant/investisseur, en théorie, un gain ou une perte à court terme selon qu'il choisissait la monnaie ou la créance/dette.

James Tobin (1918-2002) a proposé, vingt ans plus tard, une explication microéconomique faisant intervenir des notions nouvelles, complémentaires comme celle d'"aversion pour le risque".


7. Piège à liquidité

Dans la foulée, un débat a commencé à opposer des économistes sur l'influence des taux d'intérêt des créances/dettes et la politique monétaire des autorités.

Par "piège à liquidité", il fallait comprendre l'influence inefficace de la politique monétaire, les variations de la quantité de monnaie étant supposées incapables de faire varier dans le bon sens les créances/dettes, la production ou le revenu.


8. Monnaie, liquidité et réserve.

La liquidité a acquis alors une troisième signification en relation avec la réglementation.

Au lieu que les mots "monnaie" ou "liquidité" continuent à être employés comme ils l'étaient, le mot "réserve" leur a été préféré par les autorités officielles, au prix d'un adjectif complémentaire.

Il y avait déjà :
- les "réserves fractionnaires", rapport naturel entre les substituts de monnaie bancaires et le crédit,
- les réserves obligatoires des banques de second rang auprès de la banque centrale imposés par le législateur.

Il y aura désormais les "réserves publiques de change officiel" de la banque centrale d'un pays étant donné les taux de change fixes et balance des paiements en équilibre des pays membres (Bretton Woods 1944). Elles seront aussi dénommées "réserves internationales".
Hier, du temps de l'étalon-or, elles faisaient référence au "change" ou aux "devises", type de créances/dettes.

Le cas échéant, on parlera aussi de "liquidités internationales" comme le fait T.D.Willett en 1980.


9. La rhétorique à double détente.

La liquidité a acquis enfin un quatrième sens en relation avec les prix en monnaie des créances/dettes, des créances/dettes (obligations) non distinguées des actions de société (hypothèse des statisticiens), pour en faire des actifs supposés homogènes.

Depuis la décennie 1950, les "financiers" parlent ainsi de "liquidité parfaite" pour désigner une concurrence à élasticité des "prix des actifs" infinie.
La liquidité est imparfaite quand l'élasticité n'est pas infinie (cf. ce texte).


10. Hicks, la liquidité et le coût d'opportunité de l'acte d'échange oublié.

Suite au rapport Radcliffe (1957), John Hicks (1904-1989) est revenu en 1962 sur la notion de liquidité à quoi il s'était intéressé sans s'y référer, en particulier, en 1935 en relation avec ce qu'il avait dénommé alors "frictions".

Il faut reconnaître que, d'une part, les "frictions" étaient pour lui une façon de ne pas parler des coûts des actes d'échange, phénomène alors non cerné ...
Elles étaient une autre façon, non dite, de parler de l'élasticité prix imparfaite des actifs financiers.

D'autre part, elles différaient de la préférence pour la liquidité de Keynes qui, elle aussi, laissait de côté le coût d'opportunité des actes d'échange entre "monnaie" et "créances/dettes".


11. Un dernier mot: l'acte d'échange dans un contexte de droit avant la "monnaie".

Bref, au coeur de toutes ces définitions de mots (marchandise ou service ou fonction ou institution/organisme, pouvoir de vente ou d'achat, échangeabilité et liquidité de tel ou tel degré), qui s'articulent sur le mot "monnaie", il y a un mot important, véritablement économique, qui est rarement évoqué, à savoir celui de coût d'opportunité de l'acte d'échange humain, hormis peut-être par le groupe de Bellagio.

C'est pourtant lui qui rend homogène cette diversité.

Sans le dire, tous les mots précédents tournent autour de ce coût et, surtout, autour de sa diminution dont ils ne semblent pas avoir idée et à quoi donne lieu ce qu'on dénomme "monnaie" aujourd'hui.

Conceptuellemeent, la monnaie est ce qui contribue à diminuer le coût en question.
Ce qu'on dénomme "monnaie" aujourd'hui cache en effet le coût d'opportunité des actes d'échange de situation de chacun.
Et ce coût ne doit pas être confondu avec le coût en général évoqué, à savoir le coût de production de la monnaie.  
Ce dernier coût n'est qu'une composante de l'autre coût.

Le problème de la monnaie n'est pas d'abord sa quantité, mais son existence.  Il doit être expliqué à partir de la "boite de Pareto".
Quand on ne se limite pas aux résultats observables, il est aussi le coût d'opportunité de l'acte d'échange humain que ce qu'on dénomme "monnaie" aujourd'hui contribue à diminuer, un coût chargé à foison par les réglementations étatiques.

La monnaie n'est pas première comme beaucoup s'en accommodent.
Au mieux, elle est deuxième, elle est conséquence des actes d'échange des êtres humains dans un contexte de droit et de leurs coûts d'opportunité.
Elle n'en est pas cause.






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