A Paris, le 24 mai 2014.




1. L'économie politique majoritaire.

Contrairement à ce qu'une majorité de gens le croient et le soutiennent, le grand problème économique n'est pas d'insérer les résultats d'actes de vous et moi
- dans un équilibre économique général supposé exister, a priori, en théorie,
- dans une grande égalité ou une grande inégalité économique (à la façon "Piketty"), ou
- dans des accords de personnes juridiques qu'on ne prend pas soin d'expliquer un par un.

Soit dit en passant, ces trois propositions sont trois façons de dire la même chose, mais avec des méthodes ou des opinions différentes.

C'est le cas, actuellement en France, avec, d'une part, la comptabilité nationale et ses chiffres et, d'autre part, les réglementations sur quoi les hommes de l'Etat échafaudent des "politiques", à les écouter, pour le meilleur.

1.a. La comptabilité nationale.

Il faut savoir que la comptabilité nationale (cf. ce texte de mai 2014)
- se place ex post,
- se moque des règles de droit et
- cannibalise les résultats observés des échanges de marchandises par les gens par des résultats donnés à la production, au revenu, etc., bref à des agrégats en grande partie sans valeur, sinon, à l'extrême, à valeur théorique (cf. ce texte de mai 2014)...

Soit dit en passant, derrière l'acte d'échange, se cachent deux notions méconnues dont peu de gens parlent, à savoir l'acte de don et l'acte de vol.

A défaut d'échanger, on donne à quelqu'un une marchandise, on offre en tant que donateur à un donataire qui est censé la demander, sans le dire ou en le disant.
Mais les comptables nationaux n'en tiennent pas compte, au sens premier du mot, sauf quand ils dénaturent la notion et tirent de leur chapeau, en lieu et place, ce qu'ils dénomment "transfert".

A l'opposé, ... en particulier, des règles de droit, on vole à quelqu'un une marchandise, on la prend sans demander, en tant que voleur, à une personne juridique qui est volée de sa marchandise, qui ne l'offrait pas.
La comptabilité nationale n'en a cure.

1.b. Réglementation et prix en monnaie.

La réglementation qu'est presque toute décision prise par les hommes de l'Etat déforme ou dénature tout acte privé et ses résultats.

Le cache la réglementation "tarifaire", pour ne pas dire "prix en monnaie", qui a pour assiette première les résultats des actes d'échange des personnes juridiques...

Le cache aussi sa seconde grande assiette qui tient dans les résultats des actes de possession ou de production de vous et moi.

Grande différence néanmoins entre les deux assiettes, la première fait intervenir des prix en monnaie de marchandises observés et donc convenus, tandis que l'autre n'en a pas ou bien elle s'appuie sur des prix en monnaie observés hier et dénommés aujourd'hui, en conséquence, "coûts historiques".

Le grand mal de la démarche est surtout qu'elle bannit l'acte d'échange de marchandises synallagmatique, de vous et moi.


2. La praxéologie.

Etant donné les règles de droit, de justice naturelle, le problème économique devrait être d'étudier où mènent les actes de chacun, de vous ou moi, à commencer par les actes d'échange synallagmatique, et de les comprendre sans les avoir fixés à une référence.

L'économie politique est aussi fille de la praxéologie, on ne devrait jamais l'ignorer malgré le mutisme de l'économie politique majoritaire sur le sujet.

2.a. Les actes de la personne juridique physique.

La personne juridique mène des actes dans le but d'améliorer sa situation économique que personne d'autres ne saurait connaître.

Si elle n'avait pas l'espérance, elle ne ferait rien en apparence.

Mais elle aurait aussi l'obligation que sa situation ne se détériore pas et qu'elle agisse pour qu'il n'en soit pas ainsi, ce qui donnerait lieu à des actes conséquents.

2.b. Le profit et le coût de l'acte.

Tout acte mené est a priori profitable étant entendu que la personne en question est raisonnable.

Mais il ne doit pas cacher le coût d'opportunité qui le porte et les coûts d'opportunité des actes que la personne juridique n'a pas choisi de mener.

Au nombre des éléments du coût d'opportunité qui le porte, il y a le capital humain rarement évoqué (cf. Gary Becker, 1993) ou tant diabolisé (cf. ce texte), étant entendu qu'on ne fait rien sans rien.


3. L'acte d'échange de marchandises.

Au nombre de ces actes, la personne juridique dispose de l'acte d'échange de marchandises avec autrui, de l'acte d'échange synallagmatique:

"Le contrat est dit "synallagmatique" ou encore "bilatéral" lorsque ses dispositions mettent à la charge de chacune des parties ayant des intérêts opposés l'exécution de prestations qu'elles se doivent réciproquement.
Tel est le cas de la vente ou du contrat de bail. L' adjectif exprimant le contraire de synallagmatique est "unilatéral". La donation qui est consentie sans charges pour le donataire, est une disposition unilatérale." (http://www.juritravail.com/lexique/Synallagmatique.html)

Quand elle le mène au bout, elle accepte le coût d'opportunité qui va de pair et s'attend à des résultats, comptable ou non.

Ex post, le  résultat comptable peut être positif (gain ou bénéfice) ou négatif (perte).

Négatif, le résultat augmente le coût d'opportunité qui est rendu, en pratique, par une dépense comptable dénommée aussi "coût comptable".

3.a. Les prix en monnaie.

En tous les cas, au départ de ce résultat qu'est le prix en monnaie d'une marchandise, il y a des actes d'échange de marchandises qui s'accordent et dont les prix en monnaie de celles-ci rendent compte, au sens premier de ce dernier mot.

Les prix en monnaie sont des taux d'échange en monnaie des marchandises convenus qui ont fait que les offres et les demandes de quantités qu'ont été ces actes sont égales.

Il faut insister sur cette égalité de valeur qui est méconnue et qui est le plus souvent déformée ou dénaturée au point de dire que l'échange était inégal.

3.b. Les gains à l'échange.

Ces prix en monnaie ne doivent pas cacher, ni être confondus avec les gains ponctuels des uns et des autres, propres à chacun, résultats qui ne sauraient donner lieu à comptabilité.

Et ces gains ne sauraient être confondus non plus avec les résultats comptables de chacun.

Ces gains sont très importants car ils sont eux aussi déformés ou dénaturés et conduisent à ce que leur commentateurs disent qu'ils sont inégaux.

3.c. La comptabilité privée.

Une grande conséquence des prix en monnaie obtenus est la capacité d'établir une comptabilité privée de tous les échanges menés à l'instant "t" ou pendant une durée de temps "dt" à l'aide des règles de droit, de justice naturelle.

Sans prix en monnaie, la comptabilité n'est pas possible.

L'ensemble des règles de droit et des échanges peut donner l'idée d'essayer de caractériser des considérations comptables comme la liquidité, la solvabilité, etc.


4. L'inversion de la causalité.

Avec l'approche majoritaire de l'économie politique fondée sur la comptabilité nationale et les réglementations de toute sorte, toutes les notions considérées se trouvent fixées par l'équilibre, l'égalité, ou l'accord économique insensé, évoqué en introduction.

Et y sont enregistrés, par des méthodes statistiques, des résultats "comptables" où est éclatée, dans des agrégats divers, le résultat des actes économiques que recouvre votre existence.

Bien évidemment, il faudrait abandonner cette démarche absurde qui ne débouche, en définitive, sur rien sinon les montants de monnaie considérables qu'elle apporte à ceux qui la font perdurer et qu'elle engloutit en vain (cf. ce texte de septembre 2009).







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