Paris, le 8 novembre 2015.




Deux écoles de pensée économique s'affrontent depuis bien longtemps à propos des prix en monnaie des marchandises échangées par les gens, vous et moi.


1. La mauvaise école.

Selon l'une, les variations des prix en monnaie des marchandises échangées (implicitement des taux d'intérêt des instruments financiers) sont un trouble ..., en particulier "à l'ordre public", une perturbation, voire une crise, qu'il convient de faire cesser.

Selon l'école, il faut employer des mesures adéquates sur les quantités de marchandises offertes ou demandées.

Et elle demande aux hommes de l'état d'intervenir dans cette perspective, avec les "mesures adéquates" qu'ils sont supposés connaître.


2. La bonne école.

Selon l'autre école, les variations de prix des marchandises échangées (implicitement des taux d'intérêt des instruments financiers) sont la solution d'un trouble, d'une perturbation ou d'une crise ignoré.
La solution se suffit à soi seul et ne nécessite l'action de qui que ce soit, surtout pas une action de l'homme de l'état.


3. La "réussite" désespérante de la mauvaise école.

Pour l'instant, les économistes de la première école ont réussi leur désinformation.

Ils ont fait oublier à l'opinion l'importance des conséquences de la désinformation, en particulier, sur l'invention et les innovations que développe l'autre école.

. L'erreur méthodique.

Ils voient aussi, d'un bon œil, le cas échéant, de faire dans leur théorie l'hypothèse des prix en monnaie des marchandises qui ne varient pas ou, si on préfère, celle de prix en monnaie des marchandises échangées dont l'"élasticité aux quantités" est nulle - ils parlent, en général, de "concurrence" pour interpréter ce cas mathématique -.

Et ils conseillent aux hommes de l'état de s'y tenir.

Dans cette perspective, ils n'hésitent pas à mettre sur un même plan - celui de la constance des prix en monnaie des marchandises échangées -, contre toute attente raisonnable, la concurrence et la réglementation de la fixation des prix en monnaie!

Certes, mathématiquement, cela revient au même, mais pas en pratique, bien au contraire, le principe de la concurrence est à l'opposé de la réglementation a priori totalitaire.


4. Les acolytes.

Et les hommes de l'état se chargent d'essayer de faire cesser ce qu'ils dénomment le trouble, la perturbation ou la crise de multiples façons, comme si leurs actions sur les quantités des marchandises ne créeraient pas, en particulier, des troubles autrement plus sévères ..., faisant passer à la perturbation, puis à la crise indéfinie.

Et des économistes de la mauvaise école les accompagnent dans leur satanée démarche et leur proposent des théories où
- tantôt les prix en monnaie des marchandises échangées sont mis de côté,
- tantôt ils sont pris comme hypothèse des actions des hommes de l'état.
La démarche est exemplaire depuis les travaux d'un certain nombre d'économistes dans la décennie 1930.


Le cas échéant, les hommes de l'état n'en considèrent pas moins, malgré ce qui leur est dit, qu'ils doivent faire varier les prix en monnaie et s'y appliquent, là encore, de différentes façons.


Au nombre de ces mesures, grande mesure périodique menée par les hommes de l'état, il y a le budget d'icelui.

Il y a aussi la quantité de "substituts de monnaie bancaires" - billets et dépôts bancaires - dont les hommes de l'état ont le privilège de l'offre depuis qu'ils ont choisi,
- dans un lointain passé, d'avoir le privilège de monopole de production des pièces de monnaie,
- puis, quelques siècles plus tard, d'avoir celui de l'émission de coupures de billets en papier,
- enfin, aujourd'hui, depuis 1999, dans des pays de l'Europe géographique, d'avoir un machin dénommé "€uro", fusion de leurs "monnaies nationales réglementées".

Reste que les substituts de monnaie bancaires n'existent plus et qu'en font office des machins non définis (cf. ce texte de mai 2011).


5. L'échec permanent.

Qu'on le veuille ou non, l'objectif visé par les hommes de l'état n'est pas au rendez-vous de la mauvaise école.

Les prix en monnaie des marchandises échangées, à commencer par les taux de change des "monnaies réglementées", varient en dépit de leurs actions, souvent dans de grandes proportions.

a. Les témérités dans l'erreur.

Reste que les statisticiens continuent, depuis le début du XXème siècle, à avoir la prétention que leurs travaux cernent la notion discutable de "niveau général des prix" et, en conséquence, ses variations.

Exemplaire est le cas de l'€uro qui amène les politiques à dire que les prix ont peu varié alors que chacun, au moins en France, se rend bien compte qu'un €uro d'aujourd'hui est un franc français de 1999, soit une multiplication par 6,55957, pour un grand nombre de prix (cf. ce texte de juillet 2009)
 
b. Trouble, perturbation et crise s'entremèlent.

Et les mesures prises pour qu'ils ne varient pas sont en débat même parmi les élèves de l'école, malgré l'inanité du problème.

Le problème est tout simplement insane car personne ne saurait avoir connaissance de tous les prix en monnaie passés, ni d'établir leurs variations ou celles des quantités de marchandises échangées qui vont de pair.

Personne ne saurait prédire les prix en monnaie des marchandises échangées.

c. L'ignorance.

Au lieu de "laissez faire", l'homme de l'état a la prétention de connaître, en particulier, les prix en monnaie des marchandises passées et d'agir en connaissance pour les stabiliser.

En conséquence de ses mesures qui seront dites "politiques", mais il l'ignore en grande partie, il avantage les uns et désavantage les autres dans des proportions qu'il dit parfois connaître, mais qu'il ne connaît pas, comme en atteste, par exemple, ce qu'il dénomme aujourd'hui, en France, l'extension du "désert médical".

Il détériore l'avenir à défaut de l'améliorer car son ignorance de la réalité est a priori, nécessairement, beaucoup plus grande que sa connaissance de celle-ci.


6. L'information dérisoire à l'aune de l'ignorance.

Peu importent les informations qu'il fait valoir et qui ne sont rien comparé au rapport de l'ignorance à la connaissance de chacun et dont les opérations d'Hubble donnent ces derniers temps des idées de plus en plus flagrantes :










Source
: http://www.spacetelescope.org/news/heic1523/

En effet, bien qu'impressionnant, le nombre des galaxies retrouvées à cette époque précoce [de l'univers] n'est pas la seule percée remarquable de l'équipe, comme le souligne Johan Richard de l'Observatoire de Lyon, en France :

"Les galaxies les plus faibles détectées dans ces observations de Hubble sont plus faibles que toute autre nouvelle découverte des observations de Hubble les plus pénétrantes".

En regardant la lumière provenant des galaxies, l'équipe a découvert que la lumière accumulée émise par ces galaxies pourrait avoir joué un rôle majeur dans l'une des périodes les plus mystérieuse de l'histoire du début de l'Univers - l'époque de la réionisation.





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