Paris, le 19 décembre 2015.




Avec le privilège de monopole d'émission des billets qu'a donné, dans le passé, à certaine banque - qui deviendra "banque centrale" - le législateur du pays en question, les hommes de son état croient avoir, dans chaque pays, aujourd'hui, un double monopole monétaire :
- monopole de production des pièces de monnaie en alliage de métal (très ancien) et
- monopole d'émission des coupures de billets en papier.

Et, depuis 1999, il y a le cas particulier de la zone €uro où un monopole d'émission de billets dénommé "banque centrale européenne" (cf. ce texte de mai 2009) a été créé pour coiffer les monopoles d'émission des billets  que sont les banques centrales nationales de la zone (cas des Emergency Liquidity Assistance, cf. texte de juillet 2015).

De façon générale, les banques centrales, nationales ou régionales - il n'existe pas de banque centrale mondiale ...-, veillent ou surveillent les autres banques - dites "de second rang" - de leur territoire juridique (cf. ce texte de février 2013).


1. Les pseudo.

Nos hommes de l'état oublient ou font semblant de l'oublier que la monnaie - la "currency"  comme disent les Anglais - n'existe plus aujourd'hui dans le monde.

Il en est ainsi depuis la décennie 1930 pour les particuliers et les entreprises, et depuis la décennie 1970 pour les autorités... (cf. ce texte de mai 2015)

Existent des substituts de monnaie bancaires (billets et dépôts bancaires) non substituables/convertibles en monnaie-or ou -argent, à la demande, à taux fixes convenus.
On peut les dénommer "pseudo substituts" ou, mieux, "pseudo" pour ne pas parler de "néant" (cf. ce texte de janvier 2014).

L'or ou l'argent restent échangeables en quantité, hors des banques...
Les pièces de monnaie en alliage de métal qui perdurent et sont à l'initiative des lois de finance des états (cf. en France, ce texte), sont comparativement dérisoires.


2. Pseudo et crédit.

a. Cas d'un pays.

Reste aussi que les pseudo vont de pair avec des prêts ou crédits mis en œuvre, achetés par les banques.
La quantité de pseudo et la quantité de crédit sont corrélés, de même sens.

Tout cela dans un pays à pseudo national.

b. Cas du monde.

Pour l'ensemble des pays (correspondant plus ou moins à ceux du Fonds monétaire international créé en 1944, cf. ce texte de mars 2009), les pseudo vont aussi de pair avec les échanges du pays avec l'étranger, avec les prêts acquis ou vendus à l'étranger, avec les pseudo acquis ou vendus à l'étranger.

Les pseudo des pays ont des taux de change qui rapportent une quantité de pseudo dans un autre convenue par les opérateurs des échanges.

Chaque taux de change n'est rien d'autre qu'un prix d'un pseudo exprimé dans un autre pseudo.

Ces taux de change cachent, chacun, des prix en pseudo des marchandises (depuis au moins Gustav Cassel) et des taux d'intérêt des crédits des pays (cf. ce texte de 2007).


Ils cachent aussi des quantités de pseudo de plusieurs pays dont les corrélations posent des problèmes aux économistes.


3. Il y a totalitarisme et totalitarisme.

Reste enfin que les pseudo existent certes car les législateurs ont obligé les gens à les accepter en échange.

 Mais ils existent aussi car les gens ont accepté l'obligation qui leur était donnée sans rien dire contre, au moins jusqu'à présent.

Ce totalitarisme "monétaire" s'avère moindre à l'échelle mondiale que ce que pouvait être le totalitarisme économique de l'U.R.S.S. (institué en 1917) à l'échelle de la région (cf. ce texte de 1990), mais il est plus insidieux.

J'en veux pour preuve que l'un a disparu il y a un quart de siècle et que l'autre croit et embellit...


4. La loi de l'économie.

On ne peut qu'être inquiet sur l'avenir du second.

En effet, l'histoire n'a pas de sens, mais l'économie en a un, sa loi éponyme (cf. ce texte de juillet 2015).

L'évolution actuelle des pseudo menée par des gens qui ne comprennent pas où ils se trouvent, voire ce qu'ils font, ne correspond pas à un amoindrissement nécessaire du coût de l'échange (cf. ce texte de juin 2015), mais à son affermissement.

Exemplaires sont ces textes récents sur la zone €uro (cf. texte 1 et texte 2)

De ce fait, il faut donc être inquiet, très inquiet des pseudo et de l'ignorance qu'ils cachent ...






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