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  <title>Principes de science économique  - Commentaires</title>
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  <description>&quot;Les lois générales qui règlent la marche des choses se nomment des principes, du moment qu'il s'agit de leur application ; c'est-à-dire du moment qu'on s'en sert pour juger les circonstances qui s'offrent, et pour servir de règle à ses actions. La connaissance des principes donne seule cette marche assurée qui se dirige constamment et avec succès vers un bon but.&quot; (Say, J.B. (1826), &quot;Discours préliminaires&quot;, Traité d'économie politique , 1ère ed. 1806, Calmann-Lévy, Paris, p.16)</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 24 May 2013 17:29:01 +0200</pubDate>
  <copyright>copyright georges lane</copyright>
  <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
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    <item>
    <title>La &quot;loi de Bitur-Camember&quot; en politique monétaire. - kimalu</title>
    <link>http://blog.georgeslane.fr/post/2013/03/09/La-%22loi-de-Bitur-Camember%22-en-politique-mon%C3%A9taire.#c12027562</link>
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    <pubDate>Tue, 12 Mar 2013 15:25:39 +0100</pubDate>
    <dc:creator>kimalu</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;… A propos du pouvoir monétaire :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le POUVOIR TOTAL peut être d’origine MONETAIRE et être une VRAIE et PARFAITE
TYRANNIE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extraits du CHAPITRE XV du « Traité sur l'origine, la nature, le droit et
les mutations des monnaies » de Nicolas Oresme (1355)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gain que le prince tire de la mutation de la monnaie est injuste&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il me semble que la cause première et dernière pour laquelle le prince veut
s'emparer du pouvoir de muer les monnaies, c'est le gain ou profit qu'il peut
en avoir, car autrement, c'est sans raison qu'il ferait des mutations si
nombreuses et si considérables.&lt;br /&gt;
Je veux donc encore montrer plus à fond qu'une telle acquisition est
injuste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, toute mutation de la monnaie, exceptée dans les cas rarissimes
déjà dits, implique falsification et tromperie et ne peut convenir à un prince,
comme on l'a prouvé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, si le prince usurpe injustement cette chose déjà injuste en elle-même,
il est impossible qu'il en tire un juste gain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, tout ce que le prince en retire de gain, c'est nécessairement
aux dépens de la communauté.&lt;br /&gt;
Or, tout ce qu'un prince fait aux dépens de la communauté est une injustice et
le fait, non d'un roi, mais d'un tyran, comme dit Aristote (49).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et s'il disait, selon le mensonge habituel des tyrans, qu'il convertit ce
profit en bien public, on ne doit pas le croire parce que, par un raisonnement
de la sorte, il pourrait m'enlever ma chemise et dire qu'il en a besoin pour le
bien-être commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, selon l'apôtre (50), il ne faut pas faire « de mauvaises choses
pour que de bonnes arrivent ».&lt;br /&gt;
On ne doit donc rien extorquer ignominieusement pour feindre ensuite de le
dépenser à des usages pieux.&lt;br /&gt;
Au contraire, si le prince peut, à bon droit, faire une mutation simple de la
monnaie et en retirer quelque gain, il peut, pour une raison analogue, faire
une plus grande mutation et en retirer plus de gain, muer à plusieurs reprises
et avoir encore plus de gain, faire une ou plusieurs mutations complexes et
toujours amasser son gain des manières déjà expliquées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vraisemblable que, si cela était permis, lui ou ses successeurs
continueraient ainsi, ou de leur propre mouvement ou poussés par des
conseillers, parce que la nature humaine incline et tend à s'enrichir toujours
davantage quand elle peut le faire facilement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, le PRINCE POURRAIT enfin ATTIRER à LUI PRESQUE TOUT L’ARGENT ou les
RICHESSES de SES SUJETS et les REDUIRE à la SERVITUDE, ce qui serait faire
entièrement preuve de TYRANNIE et même d'une VRAIE et PARFAITE TYRANNIE, comme
il ressort des philosophes et des histoires des anciens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(49). Aristote, la Politique, V, 10 (1310b 40-1311a 1).&lt;br /&gt;
(50). Epitre de saint Paul aux Romains, III, 8.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Risque systémique, aléa moral et autres absurdités économiques. - gidmoz</title>
    <link>http://blog.georgeslane.fr/post/2013/02/16/Risque-syst%C3%A8mique%2C-al%C3%A9a-moral-et-autres-absurdit%C3%A9s-%C3%A9conomiques.#c11868195</link>
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    <pubDate>Sat, 16 Feb 2013 17:01:27 +0100</pubDate>
    <dc:creator>gidmoz</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Si je comprend bien, vous ne remettez pas en cause le concept d'alea moral
en ce qui concerne les assurances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous critiquez seulement un nouvelle usage de ce mot &amp;quot;aléa moral&amp;quot; et avec
une toute autre définition dans le vocabulaire de certains économistes.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>En 1913, la France était le &quot;banquier du monde&quot;. - g.l.</title>
    <link>http://blog.georgeslane.fr/post/2012/12/24/En-1913%2C-la-France-%C3%A9tait-le-%22banquier-du-monde%22.#c11639299</link>
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    <pubDate>Fri, 11 Jan 2013 17:59:16 +0100</pubDate>
    <dc:creator>g.l.</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Merci pour les info. à commencer par celle-ci :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Julien LEROUX&lt;br /&gt;
Direction de la Balance des paiements&lt;br /&gt;
Service des Titres&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voilà vraiment quelque chose - direction et services - qui ne devrait plus
exister: ce sont des dépenses inutiles, des gaspillages de ressources.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>En 1913, la France était le &quot;banquier du monde&quot;. - kimalu</title>
    <link>http://blog.georgeslane.fr/post/2012/12/24/En-1913%2C-la-France-%C3%A9tait-le-%22banquier-du-monde%22.#c11636729</link>
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    <pubDate>Fri, 11 Jan 2013 10:23:15 +0100</pubDate>
    <dc:creator>kimalu</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Prévu en 1355…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extraits du CHAPITRE XV du « Traité sur l'origine, la nature, le droit et
les mutations des monnaies » de Nicolas Oresme (1355)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gain que le prince tire de la mutation de la monnaie est injuste&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il me semble que la cause première et dernière pour laquelle le prince veut
s'emparer du pouvoir de muer les monnaies, c'est le gain ou profit qu'il peut
en avoir, car autrement, c'est sans raison qu'il ferait des mutations si
nombreuses et si considérables.&lt;br /&gt;
Je veux donc encore montrer plus à fond qu'une telle acquisition est
injuste.&lt;br /&gt;
En effet, toute mutation de la monnaie, exceptée dans les cas rarissimes déjà
dits, implique falsification et tromperie et ne peut convenir à un prince,
comme on l'a prouvé.&lt;br /&gt;
Donc, si le prince usurpe injustement cette chose déjà injuste en elle-même, il
est impossible qu'il en tire un juste gain.&lt;br /&gt;
D'autre part, tout ce que le prince en retire de gain, c'est nécessairement aux
dépens de la communauté.&lt;br /&gt;
Or, tout ce qu'un prince fait aux dépens de la communauté est une injustice et
le fait, non d'un roi, mais d'un tyran, comme dit Aristote (49).&lt;br /&gt;
Et s'il disait, selon le mensonge habituel des tyrans, qu'il convertit ce
profit en bien public, on ne doit pas le croire parce que, par un raisonnement
de la sorte, il pourrait m'enlever ma chemise et dire qu'il en a besoin pour le
bien-être commun.&lt;br /&gt;
De plus, selon l'apôtre (50), il ne faut pas faire « de mauvaises choses pour
que de bonnes arrivent ».&lt;br /&gt;
On ne doit donc rien extorquer ignominieusement pour feindre ensuite de le
dépenser à des usages pieux.&lt;br /&gt;
Au contraire, si le prince peut, à bon droit, faire une mutation simple de la
monnaie et en retirer quelque gain, il peut, pour une raison analogue, faire
une plus grande mutation et en retirer plus de gain, muer à plusieurs reprises
et avoir encore plus de gain, faire une ou plusieurs mutations complexes et
toujours amasser son gain des manières déjà expliquées.&lt;br /&gt;
Il est vraisemblable que, si cela était permis, lui ou ses successeurs
continueraient ainsi, ou de leur propre mouvement ou poussés par des
conseillers, parce que la nature humaine incline et tend à s'enrichir toujours
davantage quand elle peut le faire facilement.&lt;br /&gt;
Ainsi, le prince pourrait enfin attirer à lui presque tout l'argent ou les
richesses de ses sujets et les réduire à la servitude, ce qui serait faire
entièrement preuve de tyrannie et même d'une vraie et parfaite tyrannie, comme
il ressort des philosophes et des histoires des anciens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(49). Aristote, la Politique, V, 10 (1310b 40-1311a 1).&lt;br /&gt;
(50). Epitre de saint Paul aux Romains, III, 8.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>En 1913, la France était le &quot;banquier du monde&quot;. - kimalu</title>
    <link>http://blog.georgeslane.fr/post/2012/12/24/En-1913%2C-la-France-%C3%A9tait-le-%22banquier-du-monde%22.#c11636647</link>
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    <pubDate>Fri, 11 Jan 2013 10:20:34 +0100</pubDate>
    <dc:creator>kimalu</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Prévenus en 1963…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extraits de C’ETAIT DE GAULLE d’Alain PEYREFITTE&lt;br /&gt;
Salon doré, 27 février 1963.&lt;br /&gt;
GdG : (…) Les Etats-Unis ne sont pas fichus d’avoir un budget en équilibre. Ils
se permettent d’avoir des DETTES ENORMES. Comme le dollar est partout la
monnaie de référence, ils peuvent faire supporter par les autres les effets de
leur mauvaise gestion. Ils exportent leur inflation dans le monde entier. C’est
inacceptable, ça ne doit pas durer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et aussi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Salon doré, 30 avril 1963.&lt;br /&gt;
GdG – Les Américains sont engagés dans un processus de MAINMISE sur l’ensemble
des CIRCUITS ECONOMIQUES, FINANCIERS, MILITAIRES, POLITIQUES dans le monde.
C’est une invasion qui se déroule comme le cours d’un fleuve. Les Américains le
voudraient-ils, ils ne pourraient pas s’y opposer. D’ailleurs, il n’y a pas de
risque qu’ils le veuillent. Qui dresse une digue ? Ce n’est pas le fleuve. Ce
sont les hommes qui ont intérêt à se mettre à l’abri de l’inondation. Or,
personne n’en a le courage.&lt;br /&gt;
(…)&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>En 1913, la France était le &quot;banquier du monde&quot;. - kimalu</title>
    <link>http://blog.georgeslane.fr/post/2012/12/24/En-1913%2C-la-France-%C3%A9tait-le-%22banquier-du-monde%22.#c11636564</link>
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    <pubDate>Fri, 11 Jan 2013 10:17:01 +0100</pubDate>
    <dc:creator>kimalu</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Quelques détails de la situation actuelle pour la France :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extraits du Bulletin de la Banque de France • N° 189 • 3e trimestre
2012&lt;br /&gt;
La détention par les non-résidents des actions des sociétés françaises du CAC
40 à fin 2011&lt;br /&gt;
Julien LEROUX&lt;br /&gt;
Direction de la Balance des paiements&lt;br /&gt;
Service des Titres&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au 31 décembre 2011, la capitalisation boursière des entreprises françaises
du CAC 40 était détenue à hauteur de 43,3 % par les non-résidents, soit une
détention nette de 334,6 milliards d’euros sur une capitalisation boursière
totale de ces sociétés de 772,3 milliards d’euros.&lt;br /&gt;
Cette part, qui a eu tendance à progresser sur la période allant de 1999 à
2006, a fléchi en 2007 et fluctue depuis lors aux alentours de 42 %. Entre 2010
et 2011, le taux de détention a crû de 2,2 points de pourcentage, s’établissant
en fin d’année à 43,3 %, dont 1 point lié aux flux nets acheteurs des
non-résidents, 0,5 point à un effet de changement dans la composition du CAC 40
et 0,7 point dû aux autres effets (principalement effets de valorisation).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Bulletin à lire en entier sur le site de la Banque de France…)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin 1999, le taux de détention par les non-résidents des actions des
sociétés françaises du CAC 40 était de 32 %.&lt;br /&gt;
Fin 2002, ce taux était de 39,6 %.&lt;br /&gt;
Fin 2011, ce taux était de 43.3 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin 2007, le CAC pesait 1300 milliards (contre 772,3 milliards d’euros fin
2011).&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>En 1913, la France était le &quot;banquier du monde&quot;. - Sebaneau</title>
    <link>http://blog.georgeslane.fr/post/2012/12/24/En-1913%2C-la-France-%C3%A9tait-le-%22banquier-du-monde%22.#c11631070</link>
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    <pubDate>Fri, 11 Jan 2013 04:33:59 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Sebaneau</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Qu'est-ce que c'est qu'un &amp;quot;franc actuel&amp;quot; ?&lt;br /&gt;
Un franc suisse ?&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>En 1913, la France était le &quot;banquier du monde&quot;. - kimalu</title>
    <link>http://blog.georgeslane.fr/post/2012/12/24/En-1913%2C-la-France-%C3%A9tait-le-%22banquier-du-monde%22.#c11624318</link>
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    <pubDate>Thu, 10 Jan 2013 11:51:21 +0100</pubDate>
    <dc:creator>kimalu</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;La situation actuelle ici :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.world-exchanges.org/&quot; title=&quot;http://www.world-exchanges.org/&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;http://www.world-exchanges.org/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Economie de pensée et pensée économique - Railtenzes</title>
    <link>http://blog.georgeslane.fr/post/2012/11/11/Pens%C3%A9e-%C3%A9conomique-et-%C3%A9conomie-de-pens%C3%A9e.#c11084879</link>
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    <pubDate>Mon, 12 Nov 2012 18:16:33 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Railtenzes</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;On ne saurait nier que forcer le raisonnement économique dans les
représentations approximatives du symbolisme mathématicien est un écart
vis-à-vis du principe d'économie.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Du F.M.I. au M.E.S., l'ignorance économique en première ligne. - Vincent Jappi</title>
    <link>http://blog.georgeslane.fr/post/2012/09/22/Du-F.M.I.-au-M.E.S.%2C-toujours-l-ignorance-%C3%A9conomique.#c10557768</link>
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    <pubDate>Sun, 23 Sep 2012 05:51:22 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Vincent Jappi</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;L'&amp;quot;impact&amp;quot; du &amp;quot;taux d'imposition&amp;quot; sur &amp;quot;la croissance&amp;quot;, &amp;quot;mesuré&amp;quot; par des
&amp;quot;points de PIB&amp;quot; en moins ?&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=7Vxg8CRyE1g&quot; title=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=7Vxg8CRyE1g&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;http://www.youtube.com/watch?v=7Vxg...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Il y a quarante ans, le 15 août 1971 allait survenir avec son cortège de surprises, mais pas pour tout le monde... - kimalu</title>
    <link>http://blog.georgeslane.fr/post/2011/07/29/Il-y-a-quarante-ans%2C-le-15-ao%C3%BBt-1971-allait-survenir-avec-son-cort%C3%A8ge-de-surprises%2C-mais-pas-pour-tout-le-monde...#c9644222</link>
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    <pubDate>Fri, 02 Mar 2012 22:26:28 +0100</pubDate>
    <dc:creator>kimalu</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;A propos...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extraits de C’ETAIT DE GAULLE d’Alain PEYREFITTE&lt;br /&gt;
(Première publication : 1994…)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤&lt;br /&gt;
(Source Le Livre de Poche – 2009 – Tome II, pages 99 à 113)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PARTIE I&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chapitre 12&lt;br /&gt;
« L’IMPERIALISME AMERICAIN LE PLUS INSIDIEUX EST CELUI DU DOLLAR »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Salon doré, 27 février 1963.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GdG : « L’impérialisme américain, aucun domaine ne lui échappe. Il prend
toutes les formes, mais la plus insidieuse est celle du dollar.&lt;br /&gt;
« Les Etats-Unis ne sont pas fichus d’avoir un budget en équilibre. Ils se
permettent d’avoir des dettes énormes. Comme le dollar est partout la monnaie
de référence, ils peuvent faire supporter par les autres les effets de leur
mauvaise gestion. Ils exportent leur inflation dans le monde entier. C’est
inacceptable, ça ne doit pas durer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AP. – Ca ne doit pas, ou ça ne peut pas ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GdG. – Ca peut très bien durer ! Tout le monde se couche. Ca durera… tant
que nous ne l’aurons pas dénoncé et que n’y aurons pas mis le holà.&lt;br /&gt;
« Heureusement que nous avons empêché les Anglais d’entre dans le Marché
Commun. Sinon les investissements américains sur l’Angleterre se seraient
multipliés. Elle aurait été le point de passage des capitaux américains
envahissant l’Europe. Et tant pis si notre économie passait sous la coupe des
Américains. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Curieux que le Général se lance ainsi dans une critique économico-financière
qui ne lui est pas familière. Il est vrai qu’il ne lui faut pas longtemps pour
assimiler une discipline nouvelle. En 1946, entre son départ du pouvoir et le
discours de Bayeux, il avait, en quelques semaines, absorbé nombre de livres de
droits constitutionnel et bâti pour notre pays une Constitution selon son cœur
; elle set la nôtre aujourd’hui. Voici que, plus âgé de dix-sept ans, il
assimile les techniques de la finance internationale et des relations
économiques extérieures.&lt;br /&gt;
Il est vrai que Rueff doit être passé par là, relayé par les conseils de Burin
et les éclaircissements de Lévêque (1). Ce que ces deux derniers me confirment
dans l’après-midi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« L’invasion américaine se déroule comme le cours d’un fleuve »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Salon doré, 30 avril 1963.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GdG – « Les Américains sont engagés dans un processus de mainmise sur
l’ensemble des circuits économiques, financiers, militaires, politiques dans le
monde. C’est une invasion qui se déroule comme le cours d’un fleuve. Les
Américains le voudraient-ils, ils ne pourraient pas s’y opposer. D’ailleurs,
ils n’y a pas de risque qu’ils le veuillent. Qui dresse une digue ? Ce n’est
pas le fleuve. Ce sont les hommes qui ont intérêt à se mettre à l’abri de
l’inondation. Or, personne n’en a le courage. C’est donc à nous qu’incombe ce
devoir. Vous verrez, on finira par suivre notre exemple, si nous le donnons
avec éclat. »&lt;br /&gt;
Il se reprend : « Avec éclat, mais sans arrogance. Il faut ménager
l’amitié.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AP. – Tant que vous serez là, cette ligne peut être suivie : contenir la
poussée américaine, mais sans se fâcher. Seulement, votre successeur, quel
qu’il soit, n’en aura pas la capacité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GdG – « C’est pourquoi, là comme ailleurs, il faut créer l’irréversible.
L’irréversible, pour les monnaies, ce serait l’étalon-or. Nous y sommes
théoriquement, mais pratiquement nous lui tournons le dos. Le dollar a remplacé
l’or. Si nous retournions à l’étalon-or, les monnaies seraient sur des rails,
dont elles ne pourraient pas dérailler. Ca supposerait que, chaque fois que
nous avons des dollars, nous les convertissions en or, et que tout le monde en
fasse autant. Les pressions politiques ne pourraient plus manipuler les
monnaies, même si les gouvernements sont soumis aux pressions électorales ou
sociales. Les autorités monétaires auraient les moyens d’empêcher les
dérives.&lt;br /&gt;
(C’est du Rueff pur sucre, mais concentré et cristallin.)&lt;br /&gt;
« Tant que je serai là, j’obligerai le gouvernement à lutter contre le déficit
et l’inflation (2), donc à tenir le franc. Quand je ne serai plus là, vous
verrez, la facilité reprendra son cours. Mais le franc pourrait tenir s’il
était rattaché à l’or, comme les autres monnaies ; ça obligerait les
gouvernements à être raisonnables, le gouvernement américain et tous les autres
comme lui.&lt;br /&gt;
« L’élection populaire du président n’est pas faite pour moi, mais pour
qu’après moi, l’état et le pays aient une tête. De même, il faut créer une
situation telle que les autorités politiques et monétaires soient obligées,
après moi, d’assumer leurs responsabilités. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Bull, c’est vraiment une entreprise française ? »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conseil du mardi 18 février 1964.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Général, méfiant, se tourne vers Giscard : « Bull, c’est vraiment une
entreprise française, avec ce nom ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Giscard (incollable). – Bull était un ingénieur norvégien qui a vendu son
brevet à une entreprise française. Cette société est venue demander au Crédit
national un crédit de 45 millions. Dans une firme fabriquant des machines pour
connaître à tout instant les comptes au centime près, on avait laissé se créer
une situation financière désespérée, sans que personne s’en fût aperçu.&lt;br /&gt;
« La General Electric propose d’apporter de l’argent frais contre une
participation de 20% au capital. Nous allons constituer une solution française.
Non sans mal ; les compagnies voisines, qui sont jalouses de leurs
prérogatives, ne voient pas l’importance de l’enjeu. Le nouveau groupe apporte
70 millions et détiendra deux tiers des parts, les anciens actionnaires ne
disposant que d’un tiers. L’aide de l’état se fera sous forme de passation de
marchés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pompidou. – Les capacités financière et techniques des grandes sociétés
américaines sont telles, qu’il n’y a guère de sociétés françaises, voire
européennes, dans l’aéronautique, l’électronique, l’informatique, l’automobile,
qui soient en mesure de résister à leur puissance, par absorption ou par achat,
si les gouvernements ne se mettent pas en travers. Des entreprises familiales,
incapables de soutenir le rythme, ne suivent pas l’avance technique et ferment
les yeux devant le trou qui se creuse.&lt;br /&gt;
« Il faut sauver cette entreprise, mais en lui gardant son caractère privé. Si
nous la nationalisions, elle vivoterait aux crochait de l’Etat. Seule l’Europe
formera un marché suffisant. Il ne faut pas s’imaginer pouvoir tenir, face aux
colosses américains, avec un petit marché intérieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GdG – Tout cela est bien préoccupant. C’était fâcheux que Bull soit menacé.
Il s’agit d’une entreprise française de pointe, qui n’est quand même pas mal
dans sa partie technique. (La foi dans le génie français est émouvante.) Si
General Electric entrait dans le capital, ce serait le loup dans la bergerie.
Mais si on s’allie avec un partenaire européen, il ne faut pas non plus tomber
sous sa coupe ; Ce serait qu’une autre façon de tomber sous celle ses
américains. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pompidou me fait passer un billet : « Pas un mot de bull. On n’en a pas
parlé. » (Non ! Si on m’interroge, je dirai : « No comment. »)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Sans indépendance économique, il n’y a plus d’indépendance tout court
»&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conseil du 18 novembre 1964.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Giscard et Pompidou présentent au Conseil un projet de loi sur le vote
plural. Il s’agit de protéger les entreprises françaises contre des immixtions
étrangères, en accordant plusieurs voix à des actions qui sont restées depuis
dix ans attachées à la même société.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GdG (visiblement fort satisfait) : « C’est un gros coup. Comment croyez-vous
que ça va passer à l’Assemblée ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pompidou (sans hésiter). – Ca passera sans difficulté. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après le conseil, le Général me commente ce texte :&lt;br /&gt;
« Vous pouvez dire que cette disposition va permettre d’éviter que des capitaux
américains ne viennent sauvagement faire basculer le pouvoir dans une société
française. Vous savez sans indépendance économique, il n’y a pas d’indépendance
tout court. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Nous payons les Américains pour qu’ils nous achètent »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un an plus tard, au conseil du 20 octobre 1965, le sujet revient, à
l’occasion d’une communication de Maurice Bokanowski (3)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bokanowski : « L’Allemagne, où les entreprise sont plus concentrées,
poursuit la modernisation de son équipement à un rythme accéléré, et les moyens
de nos deux pays s’écartent de plus en plus. Chez nous, les concentrations sont
très difficiles, elles posent des problèmes insurmontables de personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GdG. – Nous devons nous armer pour amener, et au besoin pour contraindre,
notre industrie à la concentration. Le mouvement général y pousse, mais je ne
crois pas que ce soit suffisant.&lt;br /&gt;
« Nous ne sommes pas non plus armés pour lutter contre l’invasion américaine.
Compte tenu de l’énormité des Etats-Unis, nous ne pourrons tenir le coup qui si
nous sommes capables de nous défendre. Je vous demande d’y réfléchir très
sérieusement. C’est primordial. Comment ferons-nous pour empêcher que nous
soyons submergés par un monstre comme General Motors ou IBM ?&lt;br /&gt;
« Les Américains exportent partout leur inflation, et à notre détriment. Ils
veulent absolument investir à l’étranger, et ça ne leur coûte à peu près rien.
Nous les payons pour qu’ils nous achètent !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pompidou. – Le traité de Rome nous interdit de faire aucune discrimination
entre les entreprises installées dans le marché commun. Or, compte tenu des
investissements étrangers très importants en Hollande, en Belgique, en Italie,
nous ne savons comment faire pour empêcher ces entreprises d’essaimer ensuite
chez nous.&lt;br /&gt;
« Et puis, est-il de l’intérêt français de laisser Ford s’installer en Italie,
ou plutôt en France de manière à faire travailler des Français ? De toute
façon, les investissements se feront et nous n’y pourrons rien. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pompidou, voici moins de trois ans, enchérissait sur la diatribe du Général
contre l’invasion des capitaux américains (4). Il est devenu plus nuancé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand le Général ne voit encore dans l’investissement étranger en France
qu’une défaite de la France, son Premier ministre y voit une source d’activité.
Le premier reste méfiant. Le second, sur ce point, me semble avoir des vues
plus sereines et sans doute plus justes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chapitre 13&lt;br /&gt;
« LE DOLLAR DECROCHERA, UN JOUR OU L’AUTRE, DE L’OR »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Salon doré, 18 septembre 1963.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GdG. – « Les Américains vont beaucoup s’intéresser à la prochaine réunion du
Fonds monétaire. Le système monétaire mondial ne fonctionne pas correctement.
Il oblige la France et l’Allemagne à garder aux Etats-Unis des dollars, qui
sont une source d’inflation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AP. – Alors, vous allez dénoncer ce système ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GdG. – Pas tout de suite. Nous ne ferons pas encore cette fois de
proposition révolutionnaires. Pompidou, Giscard et Couve m’ont conjuré de ne
pas bousculer le pot de fleurs. Je reconnais que ce n’est pas immédiatement
nécessaire de dire leur fait aux Américains. Mais ils ne perdront rien pour
attendre. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lendemain matin, je tamise cette confidence pour Pompidou : « Le Général
m’a laissé entendre qu’il remettrait à plus tard… » Le Premier ministre éclate
de rire :&lt;br /&gt;
« Le Général voudrait dénoncer le système monétaire international, mais
j’essaie de l’en dissuader. Ce n’est pas le moment ! »&lt;br /&gt;
Pour Pompidou, on ne prend jamais assez de précautions. Pour le général, son
premier ministre en prend trop, et l’inopportunité sans cesse invoquée ne lui
paraît qu’un prétexte pour se dérober devant l’obstacle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Il faut rendre à l’or son rôle de support essentiel »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conseil du 16 septembre 1964&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un an plus tard, Giscard rend compte d’une nouvelle réunion du Fonds
monétaire international à Tokyo. Cette fois, par sa bouche, la France a sinon «
bousculé », du moins déplacé le « pot de fleurs ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GdG : « Nous avons lu la communication que vous avez faite à Tokyo ; elle
correspondait bien à ce que nous pensions devoir être dit. Ce système monétaire
ne peut pas durer. Il est américain. Il n’est pas mauvais parce qu’il est
américain, mais parce qu’il est déséquilibré. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(En conseil, le Général ménage ceux de ses ministres qui pourraient
s’offusquer de son «anti-américanisme ». Il ne tient pas à renouveler
l’incident de la démission des ministres MRP (5).)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après le conseil, j’essaie d’aller plus loin : « Allez-vous prendre une
initiative ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GdG. – Giscard a dit tout haut à Tokyo ce que beaucoup pensent tout bas, à
savoir que tout ne va pas pour le mieux dans le système actuel des règlements
monétaires internationaux. Ce système, établi au gré des circonstances, permet
aux pays dits « à monnaies de réserve », c'est-à-dire les Etats-Unis et la
Grande-Bretagne, de solder les déficits chroniques de leur balance des
paiements. Il est en grande partie responsable du déséquilibre des règlements
internationaux, ainsi que des tendances inflationnistes qui se manifestent
actuellement partout dans le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Il faut donc rendre pleinement à l’or son rôle de support essentiel du
système mondial des paiements. Seul l’or, parce qu’il est inaltérable et qu’il
inspire confiance, échappe aux fluctuations des soi-disant « étalons de change
or (6) » et à l’égoïsme des politiques nationales anglo-saxonnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AP. – Vous prônez un changement radical du système actuel ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GdG. – Non, ce qu‘il faudrait, c’est une évolution progressive et concertée,
qui devrait permettre un meilleur ajustement du système mondial des paiements
aux besoins réels. En attendant, il faudrait mettre sur pied une surveillance
multilatérale des politiques monétaires nationales. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Où l’on voit que le Général n’a pas la religion de la « souveraineté
monétaire » des états. Il sait qu’ils ne l’utilisent que trop pour manipuler
leur monnaie. L’or fait la police. Il est extrapolitique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« La livre est à bout de souffle, les Anglais aussi »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Salon doré, 23 décembre 1964.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Général m’annonce qu’il compte tenir une conférence de presse en février
prochain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AP. « Quels thèmes comptez-vous développer ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GdG. – En particulier, la question monétaire internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Ainsi, il aura attendu un an et demi avant de « bousculer le pot de fleurs
».)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AP – D’ici là, le sterling risque d’être dévalué ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GdG. – Oh ! Les Anglais tiendront bien cahin-caha jusque-là, et même
au-delà. Le trésor américain leur a donné assez de dollar pour ça. Mais ça va
très mal. La livre est à bout de souffle, les Anglais aussi. Ils peuvent, comme
les faibles, essayer d’abord une dévaluation masquée, vous savez, à la manière
de Félix Gaillard ? Ils feront 10 %, 15 % , camouflés en prélèvement sur les
importations et en détaxes sur les exportations. Et puis, ça ne suffira pas
(7).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AP. – Si le dollar suivait le sterling, nous serions obligés d’en faire
autant nous-mêmes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GdG. – Je ne sais pas encore. Cela dépendra des conditions. Les Anglais ont
en caisse quatre milliards de dollars. Nous n’avons qu’un milliards trois cents
millions de dollars en billets verts. Nous avons converti en or tout le reste,
quatre milliards de dollars. Evidemment si tous les avoirs étrangers en dollars
voulaient être convertis en or, ça mettrait à sec les réserves d’or
américaines, ça démontrerait que le dollar n’est plus la monnaie de réserve
qu’il prétend être. Seulement, si le dollar est dévalué, nos prix deviendraient
tout de suite trop chers par rapport aux prix américains. Alors, pour nos
exportations, ça deviendrait difficile. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Nous ne sommes pas assez riches pour nous ruiner »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Salon doré, 3 février 1965.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AP. – « Annoncerez-vous des choses importantes demain, dans votre conférence
de presse, sur le système monétaire international ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GdG. Je dirai que le Gold Exchange Standard est devenu caduc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AP. – C’est un vœu pieux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GdG. - Ce n’est pas un vœu ! C’est ce qu’il faut faire. J’indiquerai que le
Gold Exchange Standard ne repose plus sur les mêmes bases qu’autrefois et que,
par conséquent, il faut un changement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AP. – Nous ne pouvons pas le changer à nous tout seuls ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GdG. – Le fait que nous le condamnons justifie à lui tout seul que nous ne
voulions plus des dollars, mais de l’or. On nous imitera. Il suffit que nous le
répétions assez longtemps pour que le Gold Exchange Standard finisse un jour
par s’effondrer. Mais il faudrait mieux qu’il fût délibérément supprimé par une
négociation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AP. – Les Américains, accessoirement les Anglais, vont prendre ça pour une
agression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GdG. – Nous ne considérons plus le dollar comme de l’or, puisque maintenant
nous échangeons systématiquement nos dollars contre de l’or… Un tas
d’entreprises mondiales sont expropriées au profit des Américains, avec des
capitaux qu’ils se procurent par leur inflation… Ils réagiront, mais ça n’a pas
beaucoup d’importance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AP. – On dit que la France refuserait de participer au prochain relèvement
des participations du Fonds Monétaire international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GdG. – Parfaitement ! Nous avons déjà énormément de participations
internationales. Tout ça pour soutenir une livre qui, en définitive, ne sera
pas sauvée, et un dollar qui commence à être ébranlé. Ca suffit comme ça ! Nous
ne sommes pas favorables à l’augmentation des quotas. On les a déjà augmentés !
Nous ne sommes pas assez riches pour nous ruiner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AP. – Ca va nous faire quelques mois agités.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GdG. – Les Américains n’ont qu’à faire ce qu’ils doivent faire pour
redresser leur balance des paiements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Salle des fêtes de l’Elysée, 4 février 1965.&lt;br /&gt;
Conférence de presse des grands jours. Les journalistes sont partagés entre
l’éblouissement de cette leçon magistrale, la stupeur de voir ce militaire se
lancer dans un sujet technique dont il devrait tout ignorer, et l’ironie de le
voir monter allègrement à l’assaut de la forteresse dollar, inexpugnable par
définition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A peine suis-je rentré dans mon bureau, que Rueff (8) me téléphone. Jamais
il n’a entendu parler du dollar, du Gold Exchange Standard, du système
monétaire international, avec tant de clarté, de profondeur, de maîtrise. Il
est émerveillé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AP. – « Vous êtes content de votre élève ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Rueff – Je croyais qu’il était mon maître en toutes choses sauf pour
celle-là. Je me demande s’il ne le devient pas aussi pour celle là. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Rétablir l’équilibre, c’est une opération terrible. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Salon doré, 17 février 1965.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AP. – « Ce que vous avez dit dans votre conférence de presse sur l’étalon-or
est mal passé dans la presse anglo-saxonne et dans la presse française…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GdG. – C’est la même chose !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AP. – Mais c’est bien passé dans l’opinion, peut-être par patriotisme et
puis parce qu’on a confiance dans l’or, pas dans le dollar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GdG. – Exactement. Dans le tréfonds français, on est pour l’or, parce que
qu’on sait, héréditairement, que le règne de l’or s’est confondu avec une
situation économique stable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AP. – Finalement, la presse elle-même a baissé le ton. Vous n’êtes plus
guère contredit en France que par l’opposition, y compris par les MRP, qui
disent que c’est un mauvais coup porté aux Américains…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GdG. – Ou par Raymond Aron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AP. – Mais vous êtes suivi par la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GdG. – La masse sent ce que les intellectuels ne veulent pas comprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AP. – Ca va déboucher sur quoi ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GdG. – Sur l’effondrement de la livre et, un jour ou l’autre, du dollar, qui
cessera d’être convertible en or.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AP. Mais nous ne pouvons pas souhaiter l’effondrement de la livre et du
dollar !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GdG. – Bah ! Pourquoi le craindre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Il pense à l’effondrement en tant que monnaie de réserve, alors que je
pensais à l’effondrement en termes de dévaluation – qui nous serait
préjudiciable.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AP. – Nous sommes solidaires, quand même ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GdG. - Les Américains et les Anglais ont pu maintenir artificiellement leur
suprématie. Tant qu’ils étaient en mesure de changer leur monnaie contre de
l’or, et tant qu’ils avaient des balances de paiement favorables, ça
n’incommodait pas les gens. Aujourd’hui, cette situation s’est retournée, leurs
balances de paiement sont défavorables, et ils perdent de l’or.&lt;br /&gt;
« Pour que les Américains arrivent à maintenir le Gold Exchange Standard, comme
ils sont censés le faire, il faudrait que leur balance des paiements soit
équilibrée. Mais ils en sont incapables. Alors, le dollar décrochera, un jour
ou l’autre, de l’or, malgré toutes les pressions. Rétablir l’équilibre, c’est
une opération terrible. Il faudrait une force politique qu’ils n’ont pas. Ile
père Johnson ne l’a pas. Il ne peut pas faire ça. De même qu’il ne peut pas
faire la paix avec l’Asie. Il a peur de ses lobbies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AP. – Ne croyez-vous pas qu’avant de revenir à l’étalon-or pur et simple, on
sera obligé de passer par une monnaie de réserve autre que le dollar, peut-être
un panier de devises ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GdG. – Il, ne faut pas se laisser couillonner ! Les Américains et leurs
séides tâcheraient de garder quand même le dollar comme principale monnaie de
réserve, parce qu’elle serait la plus forte des devises du panier ! »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Les Américains se prennent pour les gendarmes du monde monétaire. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conseil du 1er septembre 1965.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Giscard : « Le secrétaire d’Etat américain au Trésor, Fowler, est venu à
Paris. Il assure que les Etats-Unis ont mesuré les troubles provoqués par les
déséquilibres continus de leur balance des comptes et considèrent son
rétablissement comme un objectif prioritaire. Mais ils arguent que leur déficit
financier est un déficit mondial. Fowler évoque la possibilité d’un panier de
devises. Il reprend à son compte votre thème de la réforme monétaire
internationale, mais sans lui donner de contenu pratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GdG. – Les Etats-Unis se prennent pour les gendarmes du monde monétaire.
Fowler a dit à la radio que le Fonds monétaire international serait le cadre
approprié pour régler la question. En réalité, c’est pour donner l’impression
de l’action, mais ils ne veulent rien faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après le Conseil, j’entreprends le Général sur cette démarche :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GdG. : « La visite de Fowler n’a abouti à rien. Ca n’a été qu’une première
prise de contact, inévitable, sur un sujet que j’ai mis à l’ordre du jour. Rien
qui modifie les positions respectives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AP. – Le franc et le mark pourraient devenir monnaie de réserve ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GdG. : Les monnaies de réserve, ça suffit comme ça ! On ne va pas encore en
inventer d’autres ! Il y a l’or. Le reste, c’est des histoires, c’est pour nous
couillonner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AP. – Petit à petit, les Américains reconnaissent que le système actuel
n’est pas satisfaisant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GdG. – Pour eux, il n’est plus satisfaisant du tout, puisqu’il a pour effet
qu’ils perdent leur or !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AP. – Nous allons continuer à changer nos dollars en or ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GdG. – Bien sûr ! Il n’y a pas de raison que ça s’arrête. Les Hollandais et
les Suisses en font autant. Puis d’autres suivront. C’est pour ça que le dollar
finira par décrocher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AP. – Quand même, les Américains ont un peu rétabli leur balance des
paiements.&lt;br /&gt;
GdG. – Ils l’ont rétablie pour un mois ; c’est peu, après des années
d’insouciance. Ils sont en pleine inflation. Alors, ils fabriquent des dollars
à la planche à billets, ils les exportent, les gogos les prennent comme si
c’était de l’or ; c’est commode pour le Américains. Comment voulez-vous qu’ils
renoncent à exporter des capitaux ? Il faudrait qu’ils cessent de les créer !
»&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Général surestimait quelquefois les difficultés des autres. En tout cas,
il sous-estima sûrement la capacité politique de Washington de faire pression
sur ses créanciers pour qu’ils ne présentent pas leurs créances. L’exemple
français ne fut guère suivi. Et quand il le fut, plus tard, devant l’ampleur
prise par la dette américaine, et que la situation fut devenue intenable, Nixon
imposa en 1971 son coup de force monétaire : en découplant le dollar et l’or,
il allégeait brutalement le fardeau de la dette américaine. Le Général, en un
sens, avait gagné : il avait tué le Gold Exchange Standard. Mais, en un autre
sens, il avait perdu : Nixon s’acharna à interdire tout retour à l’étalon-or.
Mais ceci est une autre histoire…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1) Jean-Maxime Lévêque : inspecteur des finances, conseiller technique à
l’Elysée.&lt;br /&gt;
(2) premier avertissement d’un plan que le Général imposera en septembre
1963.&lt;br /&gt;
(3) Ministre de l’industrie.&lt;br /&gt;
(4) Cf. ci-dessus, p. 18 et 19.&lt;br /&gt;
(5) Cf. tome 1, p. 171 sq.&lt;br /&gt;
(6) Le dollar et la livre sterling.&lt;br /&gt;
(7) La livre sterling tiendra pourtant encore trois ans, jusqu’en novembre
1967.&lt;br /&gt;
(8) Inspecteur général des finances honoraires, économiste célèbre, chancelier
de l’Institut, conseiller financier officieux du Général.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Le SMIC à 1500 euros en 2012 : ignorance ou mensonge ? - G.L.</title>
    <link>http://blog.georgeslane.fr/post/2006/06/08/68-le-smic-a-1500-euros-en-2012-ignorance-ou-mensonge#c9405012</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:84997315c275af5fe3b08c3207f53e84</guid>
    <pubDate>Wed, 12 Oct 2011 20:34:57 +0200</pubDate>
    <dc:creator>G.L.</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Vous appelez &amp;quot;chat&amp;quot; un chien. Le dialogue est impossible.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Le SMIC à 1500 euros en 2012 : ignorance ou mensonge ? - sturges</title>
    <link>http://blog.georgeslane.fr/post/2006/06/08/68-le-smic-a-1500-euros-en-2012-ignorance-ou-mensonge#c9404250</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:135b3426d29695bb0de87542b3c6545d</guid>
    <pubDate>Wed, 12 Oct 2011 16:58:35 +0200</pubDate>
    <dc:creator>sturges</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Dire que les charges patronales payés à l'URSSAF seraient intégralement
reversés par l'entreprise au salarié dans ce qu'ils appellent le &amp;quot;salaire
complet&amp;quot;, est un leurre que cherchent à véhiculer les libéraux et le PLD 'Parti
Liberal démocrate) .&lt;br /&gt;
Est-ce que la diminution de la TVA de la restauration de 19,6% à 5 % a été
reversée aux salariés .NON&lt;br /&gt;
Est ce que cette diminution de TVA a été répercutée sur les tarifs de la carte
des consommations . NON.&lt;br /&gt;
Cette diminution est allé directement aux actionnaires et aux propriétaires des
établissements.&lt;br /&gt;
Dans l'entreprise toute baisse des charges patronales serait récupérée au
profit des actionnaires.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Le capharnaüm monétaire. - Jean</title>
    <link>http://blog.georgeslane.fr/post/2011/09/04/Le-capharna%C3%BCm-mon%C3%A9taire.#c9367224</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:6083cf6a28e552dc32c3784e18c024ee</guid>
    <pubDate>Sat, 17 Sep 2011 15:02:16 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Monsieur Lane, vous avez l'art de créer le suspens&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Le SMIC à 1500 euros en 2012 : ignorance ou mensonge ? - hanaa</title>
    <link>http://blog.georgeslane.fr/post/2006/06/08/68-le-smic-a-1500-euros-en-2012-ignorance-ou-mensonge#c9367185</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:2645a0f599c5e5b78a3ad71c9a93df85</guid>
    <pubDate>Sat, 17 Sep 2011 14:02:08 +0200</pubDate>
    <dc:creator>hanaa</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;CA peu plus continué comme ça je gagne 1050 euro et je m'en sors à peine
j'ai 400 euro de loyer a payer 100 euro de chauffage et d electricité 20 euro
de telephone et internet 120 euro d'essence 100 euro de course 50 euro
d'assurance de voiture 10 euro d assurance maison et j'oublie encore des trucs
et je vis en hlm donc! defois le 15 il me reste rien et en plus je profite même
pas de mon salaire je peu faire aucune activité et je sors rarement! c'est
degeulasse autant resté au rsa&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Un satané marché politique - G.L.</title>
    <link>http://blog.georgeslane.fr/post/2011/06/25/Un-satan%C3%A9-march%C3%A9-politique#c9310944</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:8bb10fc6b76706eac66806d8ff3d1c22</guid>
    <pubDate>Fri, 19 Aug 2011 18:02:36 +0200</pubDate>
    <dc:creator>G.L.</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Votre message est un modèle du genre :&lt;br /&gt;
- idées fausses,&lt;br /&gt;
- inversion des causalités.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je le regrette&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais mon blog a justement comme objectifs de contrer les unes et les
autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous avez dû vous en rendre compte...&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Un satané marché politique - surmely alain</title>
    <link>http://blog.georgeslane.fr/post/2011/06/25/Un-satan%C3%A9-march%C3%A9-politique#c9309701</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:b202237e83674748fd8b23917a6b3886</guid>
    <pubDate>Thu, 18 Aug 2011 15:19:59 +0200</pubDate>
    <dc:creator>surmely alain</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Etats appauvris et fragilisés,rentiers condamnés au dépérissement.  La
BCE est au service des opérateurs bancaires privés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'endettement des Etats est donc une véritable aubaine pour ces marchés
financiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'actuelle crise est désastreuse pour les populations tandis qu'elle est une
opportunité fort lucrative pour les banques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les intérêts des populations sont sacrifiés sur ceux de ces fameux marchés
financiers qui ont le monopole-ou presque-de la création monétaire. 
Monopole qui est extrèmement avantageux puisque ces opérateurs bancaires ne
créent de la monnaie (sous la forme de crédits) que si cela leur rapporte
beaucoup d'argent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Véritable jeu de dupes lorsque l'on regarde de près les conditions de cette
création monétaire.  Car le coeur de la crise se trouve là. Les Etats
n'ont plus le monopole de la création monétaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pire ils n'en créent plus ou presque.Si bien que les agents économiques-les
« marchés financiers » c'est-à-dire essentiellement les banques-qui disposent
de cette prérogative délaissée par les Etats au nom de l'eurolibéralisme en
profitent et en abusent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils en abusent au point d'avoir mis sous leur coupe les Etats
eux-mêmes.  C'est le point de non retour qui est ici atteint.  Les
Etats ont été condamnés à subir le « diktat » des agents de la finance. 
Des centaines de milliers de milliards sont entrés dans une danse
étourdissante,passant d'un fond à un autre,d'une caisse à une autre sans que
tout cela n'ait de dimension vraiment réelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin si le concret c'est l'appauvrissement accéléré des populations,c'est
la perte d'indépendance des Etats « souverains »,c'est le marasme économique
pour plusieurs décennies dans l'ensemble du monde dit développé(Japon
compris).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces opérateurs financiers gagnent énormément d’argent et se paient le luxe
de faire faillite.Maintenant ils se paient le luxe d’acculer à la faillite les
Etats qui sont pourtant leurs principaux créanciers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Etats ponctionnent leurs propres ressources-via les populations-pour
leur permettre de réaliser de très importants profits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Etats eux-mêmes sont désormais dans une zone de turbulence car leurs
dettes peuvent certes être échelonnées sur plusieurs siècles mais au prix d’une
telle baisse de niveau de vie de leurs populations que cela est à la limite du
supportable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bonne gestion de ces mêmes Etats est évidemment mise en péril car la «
politique » de la réduction systématique de la dépense publique n’est pas
viable à long terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or il est bien question de LONG terme ici.Les marchés financiers vont finir
par tuer la poule aux œufs d’or,c’est-à-dire les Etats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dette est consubstantielle au « libéralisme » (pas franchement libéral en
réalité) économique.  Sans dettes il ne peut pas vivre et survivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’ironie de l’histoire est que la dette va sonner le glas de cette
monumentale escroquerie qu’est le néolibéralisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le régime de la rente (sous ses diverses formes à commencer par le loyer de
l’argent bien sûr) sous-tend la dette et il est la matrice du néolibéralisme.La
rente enrichit essentiellement des nuisibles,condamne le travail à n’être plus
qu’une forme d’esclavage et fait des valeurs humaines forgées depuis des
siècles voire des millénaires de simples accessoires décoratifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le néolibéralisme semble pris à son propres piège -ce qui ne manque pas
de sel- en ce qu’il est en train de dépérir de ce qu’il a très largement
contribué à créer à savoir la dette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous des montagnes de dettes les sociétés d’une grande partie du monde
peinent désormais à se développer,entrent dans une phase historique qui est
placée sous le signe du mal développement voire du sous-développement :troubles
sociaux,émeutes urbaines,conflits du travail à répétition,abandon de pans
entiers de l’économie et des missions de services publics,explosion des
inégalités sociales,crise de légitimité des pouvoirs politiques,désaffection
des urnes,généralisation de l’incivisme.Le temps des désordres récurrents et «
inexplicables » est arrivé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Austérité à perpétuité pour le plus grand nombre et fort accroissement des
revenus pour une mince couche de la population rentière tel est le sens profond
de l’équité néolibérale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des Etats étranglés par des dettes destinées à enrichir des nuisibles
perdent peu à peu leur légitimité,sont fragilisés au point qu’ils n’incarnent
plus le pouvoir.Quant aux grands bénéficiaires du néolibéralisme il semble
bien-en dépit des centaines et des centaines de milliers de milliards qui leur
ont été versés-qu’ils se soient condamnés à leur propre dépérissement.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Il y a quarante ans, le 15 août 1971 allait survenir avec son cortège de surprises, mais pas pour tout le monde... - G.L.</title>
    <link>http://blog.georgeslane.fr/post/2011/07/29/Il-y-a-quarante-ans%2C-le-15-ao%C3%BBt-1971-allait-survenir-avec-son-cort%C3%A8ge-de-surprises%2C-mais-pas-pour-tout-le-monde...#c9278780</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:923b9b300977d9743e3c9ccc249b2184</guid>
    <pubDate>Wed, 03 Aug 2011 17:34:55 +0200</pubDate>
    <dc:creator>G.L.</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Il ne s'agit pas d'un livre, mais d'un périodique apparemment disparu
aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le périodique était plus ou moins en relation avec la CEE.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Il y a quarante ans, le 15 août 1971 allait survenir avec son cortège de surprises, mais pas pour tout le monde... - TUMELAIRE</title>
    <link>http://blog.georgeslane.fr/post/2011/07/29/Il-y-a-quarante-ans%2C-le-15-ao%C3%BBt-1971-allait-survenir-avec-son-cort%C3%A8ge-de-surprises%2C-mais-pas-pour-tout-le-monde...#c9278219</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:f7a452c7d7b13ba1414203c0c297b36a</guid>
    <pubDate>Wed, 03 Aug 2011 11:25:35 +0200</pubDate>
    <dc:creator>TUMELAIRE</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Bonjour,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Où puis je trouver le livre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crains fort que nous ne flottions au fil de l'eau vers de nouveaux
accidents », L'Européen, n° 115, 1971, pp. 6-7.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Très cordialement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vincent TUMELAIRE&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>Mythocratie ou machiavélisme extrême... - Marc</title>
    <link>http://blog.georgeslane.fr/post/2011/07/19/Mythocratie-ou-machiav%C3%A9lisme-extr%C3%AAme...#c9270982</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:5db6b1dfebed5751141c81929de79b19</guid>
    <pubDate>Fri, 29 Jul 2011 11:04:44 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Marc</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;J'ai bien compris mais les dettes publiques et privées sont libellées en
euro,la fin de l'euro c'est le retour à des monnaies nationales pour la plupart
fortement dévaluées,pratiquement le montant des dettes s'envolerait encore un
peu plus(comme les taux d'intérêt).&lt;br /&gt;
Les défauts,inévitables,souffleraient le système bancaire(plus de banques pour
financer l'économie,et une épargne évaporée!).&lt;br /&gt;
Ou alors un épisode hyper-inflationniste(les pertes seraient &amp;quot;couvertes&amp;quot; par
les Banques centrales...).&lt;br /&gt;
Dans les deux cas une désintégration sociale(et économique)est inévitable,avec
la menace d'expérimentations politiques douteuses(si c'est encore possible de
faire pire).&lt;br /&gt;
En somme,pardonnez-moi mais vous faites de l'économie en chambre.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
</channel>
</rss>