5. Le monde du silence
Par Georges Lane le dimanche 1 juin 2008, 20:37 - 12. Harmonies économiques - Lien permanent
A Paris, le 12 juillet 2007.
Etant donné le monde du silence fait sur la parution récente (octobre 2006)
de L'Homme libre (Mélanges en l'honneur de Pascal
Salin) , Editions Les Belles Lettres, Paris, 2006, je vous propose d'abord de
lire ci-dessous, du livre, la 
Table
des matières
Biographie de Pascal Salin . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ..
13
Publications de Pascal Salin . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ..
17
Avant-propos de Mathieu Laine et Guido Hülsmann ... 45
I. TÉMOIGNAGES ........................47
Benegas-Lynch, Alberto,
......Hommage à Pascal Salin . . . . . . . . . . … ........ . . . . 49
Blundell, John,
......Hommage à Pascal Salin . ……………... . . . . .. . . . 50
De Rugy, Véronique,
......Tribute to Pascal Salin . . . . . .. ………………….... 51
Delsol, Chantal,
......Hommage à Pascal Salin . . . . . ………………. . ... 56
Grégory, Pierre,
......Hommage au Professeur Pascal Salin . .. .……... .61
Lane, Georges,
......L’imperturbabilité de Pascal Salin . . . …………... 64
Madelin, Alain,
......Pascal Salin ou la puissance de la raison . …........ 86
Sautet, Frédéric,
......The Logic of Economics . . . . . . . . . . . . . ….......88
Schwarz, Jiry,
......No Curtain Call for Honouring Pascal Salin. From
Behind the Iron Curtain .............................................97
II. MÉTHODOLOGIE DES SCIENCES SOCIALES
........................................................................................107
Boudon, Raymond,
.....Quelle théorie de la rationalité pour les sciences
sociales ? .
.................................................................109
Hülsmann, Guido,
.....The Limits of Methodological
Individualism
..............................................................122
Larnac, Pierre-Marie,
.....L’opposition entre macro- et micro-économie n’est plus
ce qu’elle était
............................................................129
III. PENSEURS ET ÉCOLES DE LA LIBERTE139
Guenin, Jacques,
.....Oecuménisme économique .................................141
Harris of High Cross,
. ....Hayek: Arch Radical Reactionary? . . .............…152
IV. DROIT, LÉGISLATION ET LIBERTÉ .... ....165
Feldman, Jean-Philippe,
.....La subsidiarité et le libéralisme . . . . . . . ................167
Garello, Pierre,
.....La véritable nature du droit de la concurrence . ..... 183
V. L’ARBITRAIRE FISCAL . . . ........................
.195
Lacoude, Philippe,
.....Engagements pour la réforme fiscale . . . . . . ....... 197
Roháč, Dalibor,
. ....Plaidoyer pour la concurrence fiscale . . . . .. ...... 210
VI. LIBERTÉ MONÉTAIRE ET BANCAIRE ........... 225
Becker, Gary S.,
.....Free Banking . . . . . . . . . . . . .
.......................................227
Centi, Jean-Pierre,
.....Des monnaies privées en concurrence : de l’utopie
à la réalité
.....................................................................235
Gentier, Antoine,
.....Liberté monétaire et liberté bancaire : une synthèse 251
Nataf, Philippe,
.....Paper Monies and Freedom . . . . . . . . . . . . ........... . . 265
VII. INTERVENTIONNISME ET LIBERTÉ. . . . . .275
Balle, Francis,
.....Les médias et l’économie de marché . . . . . .. . .. .. 277
Carnis, Laurent,
. ....Echecs du collectivisme et solutions de marché :
.....perspectives alternatives pour le réseau routier
du XXIe siècle….
...................................................284
Curzon Price, Victoria,
.....L’erreur française : la passion pour l’égalité . . . .301
Jasay, Antony,
.....Built-in Unemployment: Social protection costs more
than it is worth
..............................................................324
Huerta de Soto, Jesús,
.....A Note on the Crisis of Socialism . . . . . ....... . . .
330
Laine,
Mathieu,
.....Morale et liberté . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
......341
Laurent, Alain,
.....Libéralisme et individualisme . . . . . . . . . . . ..... . .354
Wolfelsperger, Alain,
.....Existe-t-il des limites libérales à la liberté
.....d’expression ?
........................................................362
VIII. LIBERTÉ ET SÉCURITÉ . . .. ................ .. 381
Hoppe, Hans-Hermann,
.....The Idea of a Private Law Society . . . . . . . . . . .383
Lemennicier, Bertrand,
.....La notion de Guerre Juste . . . . . .. . . . . ....... …394
Martino, Antonio,
.....Freedom, Prosperity and Security . . . . . ...... . .414
Westholm, Carl-Johan,
.....Der ewige Frieden . . . . . . . ............... . . . .... . . .420
IX. LIBÉRALISME ET CHRISTIANISME. . . . . . . 425
Garello, Jacques,
.....La philosophie de la liberté chez Karol Wojtila . . .427
Naudet, Jean-Yves,
. ....L’Église, l’éthique et le libre marché . . . . . ...... . . 443
Nemo, Philippe,
.....Quatre thèses au sujet des rapports entre Libéralisme et
.....Christianisme
...........................................................452
X. POUR UNE AFRIQUE LIBRE. . . . . . . . . . . . . .475
Koulibaly, Mamadou,
.....Plaidoyer pour la libéralisation des économies
....des pays Africains de la Zone franc .....................477
Ondo Ossa, Albert,
.....Politique économique et mondialisation en Afrique (le
.....cas de la zone franc)
............................................496
XI. LEÇONS D’HISTOIRE . . . . . . . . . ..... . . . . . . .
507
Aftalion, Florin,
.....Les premiers juifs russes en Amérique : histoire d’une
.....immigration réussie
.................................................509
Liggio, Leonard P.,
.....The Democratic Party, the New Deal and
US Tariff Policy
......................................................518
Bien
évidemment, ce silence sur le livre est à mettre en parallèle avec le brouhaha
sur le jury de
l'agrégation de sciences économiques de l'enseignement supérieur créé et
orchestré par ceux que vous pouvez imaginer alors que le Premier ministre en
exercice de l'époque en avait nommé - selon les textes - Pascal Salin
président.
Mais, je n'en doute pas, vous l'avez remarqué, j'ai contribué à l'ouvrage
!
Mon texte s'intitule "L’imperturbabilité de Pascal Salin" (pp. 64-85).
Plutôt que de le résumer, je reproduis ci-dessous les quelques lignes de son
introduction.
"Dans un texte
de 1939 [1], Friedrich Von Hayek (1899-1992) a expliqué ce qu'étaient la nature
et l'historique du problème que connaissait toute économie socialiste. J'en
retiendrai trois points de détail.
D'abord, il y a résumé en un paragraphe qu'il a intitulé la "décadence de la
science économique" (Hayek, 1939b, pp.18-21), un texte sur la "tendance de la
pensée économique" qu'il avait écrit en 1933. Selon Hayek, la décadence remonte
à la moitié du XIXè siècle et, pour étayer le bref résumé, il n'hésite pas à
faire valoir "l'écroulement du système classique" (Hayek, 1939b. p.18) qui
conduira à une "éclipse temporaire de l'analyse économique" (ibid.
p.19) et surtout à la naissance de la soi-disant "école économique
historique"(ibid.) [2], laquelle mènera à l'épanouissement de l'"école
socialiste" (ibid.).
Ensuite, il y a insisté sur le livre que Ludwig Von Mises (1881-1973)avait
écrit quelques années auparavant [3] où celui-ci
"[…] avait occasionnellement employé une affirmation quelque peu vague suivant
laquelle le socialisme était impossible alors qu'il voulait dire que le
socialisme rendait tout calcul économique impossible" (ibid.,
p.45).
Enfin Hayek y a fait part de son regret que
"… le degré auquel le grand public se rendait compte des problèmes économiques
et les comprenait [au milieu du XIXè siècle] était certainement plus élevé
qu'aujourd'hui" (ibid., p.18).
Dix années plus tard [4], il proposera d'ailleurs une réflexion sur les raisons
pour lesquelles ceux qu'il dénommera les "intellectuels" et qu'il considèrera
former l'opinion du grand public, sont enclins au socialisme plutôt qu'au
libéralisme. Il en déduira que :
" La leçon principale que le vrai libéral doit apprendre du succès des
socialistes est que c'est leur courage d'être utopique qui leur a apporté le
soutien des intellectuels et donc une influence sur l'opinion publique qui rend
tous les jours possible ce qui semblait encore récemment tout à fait lointain."
(Hayek, 1949)
Je résumerai, pour ma part, son propos avec certains de ses mots mêmes en
avançant que, dans un contexte où la liberté semble un fait acquis pour chacun,
les socialistes font rêver alors que les libéraux ne le font plus comme c'était
le cas au XIXè siècle.
Mais nous ne sommes plus dans la décennie 1930, ni même en 1949, et force est
de reconnaître qu'il y a aujourd'hui dans le monde une bonne dose de rêve
libéral.
Elle a pris forme avec la liberté qu'à partir de 1989, un grand nombre de
peuples sont parvenus à retrouver progressivement en s'affranchissant du joug
socialo-communiste et qui a fait apparaître que le socialisme était
effectivement impossible comme l'avait prédit Mises - mais sans donner une date
précise pour l'issue factuelle -.
L'année 1989 a en effet ouvert l'étape ultime de la disparition de l'U.R.S.S.
dont le premier indicateur avait été le refus par ses dirigeants communistes de
s'opposer cette année-là par la force armée à la destruction du "mur de
Berlin", marque d'un soulèvement populaire, contrairement à ce qu'ils avaient
décidés dans les étapes antérieures successives face aux soulèvements
respectivement à Berlin et à Budapest dans la décennie 1950, puis à Prague dans
la décennie 1960 et encore en Pologne dans la décennie 1970.
A priori sans substitut aujourd'hui, la dose de rêve libéral paraît
devoir le rester tant que celle que pourraient délivrer aux oublieux, à
l'occasion, les socialistes impénitents restera emmêlée dans le cauchemar des
destructions et des crimes vécus dont leur idéologie fut le point de départ, le
cadre et la garantie un temps.
Si nous ne sommes plus dans les années 1939 ou1949 et si le monde ne rêve plus
du socialisme, je ne suis pas Hayek. Malgré cela, je n'hésite pas à avancer
qu'il n'y a plus "décadence de la science économique" mais "ascension" de
celle-ci, une ascension à quoi Hayek a apporté des contributions au point que
l'une d'elles [5] fut sanctionnée en 1974 par le jury du Prix Nobel d'économie
et lui valut de se voir conférer le Prix cette année-là [6].
Mais qu'il n'y ait pas d'ambiguïté, la science économique comprend à ce jour de
nombreuses Ecoles de pensée et de nombreux domaines. L'ascension à quoi je fais
référence concerne l'Ecole de Mises et Hayek que les historiens de la pensée
dénomment "autrichienne" [7]. En quoi l'"ascension" a-t-elle consisté ?
Schématiquement et selon Karen I. Vaughn (2000):
"Twenty-five years ago, there would have been little doubt among economists
that Austrian school was a closed chapter in the history of economics. […]
Today, Austrian economics, or rather various strands of Austrian ideas, are
flourishing as never before. Austrian concerns such as imperfect information,
expectations, time and market co-ordination are now part and parcel of modern
economics, albeit in mathematical dress" (Vaughn, 2000, p.40).
Autre élément attestant de l'ascension, l'Ecole autrichienne permet de
comprendre ce qui s'est produit dans le monde dans la période récente après que
Mises l'eut prévu dès la décennie 1920.
Je n'appliquerai pas le mot "ascension" aux Ecoles non autrichiennes [8], même
regroupées, comme elles le sont désormais de plus en plus, sous la dénomination
"consensus" [9].
Est-ce à sous-entendre que celles-ci sont toujours en décadence ? Il faut
reconnaître, d'une part, que les faits que je viens de rappeler ont totalement
échappé à leur logique [10], ce qui n'encourage guère à leur faire confiance.
Et cela est d'autant moins encourageant que leurs membres continuent à mettre
sur le même plan méthodologique des considérations antagonistes comme, par
exemple, les "prix du marché libre" et des "prix fixés par le planificateur" ou
supposés "exogènes".
D'autre part, il ne faut pas rester sourd à ceux pour qui il y a, pour le
moins, une certaine confusion. En a rendu compte, par exemple, Collander
(2000a) ou (2000b) qui n'a pu que constater que l'"économie néoclassique", une
des écoles de pensée du consensus, "avait vécu" (Collander, 2000a, p.125) après
que l'"économie keynésienne", autre école, eut laissé la place à la "nouvelle
macroéconomie classique" dans la décennie 1980 (ibid. pp.126-7). Pour
sa part, Solow , Prix Nobel d'économie 1987, en est arrivé en 1997 à définir la
"science économique de la décennie 1990", sous-entendu "celle du consensus",
comme
"a collection of analytical tools to be applied quite directly to observable
situations" (Solow, 1997, p.41),
tout en considérant que
"These days macroeconomics has become more respectable than it used to be."
(Solow, 2000, p.151).
Tout cela n'est donc guère convaincant et l'est d'autant moins que des
théoriciens de la macroéconomie internationale (par exemple, Obstfeld et
Rogoff, 2000) stigmatisent aujourd'hui que leur domaine d'études soulève des
énigmes.
Etant donnés les penchants des intellectuels - au sens hayékien du mot - à
privilégier le "consensus" et leur incapacité - compréhensible - à réduire leur
ignorance économique, à mettre à jour leurs connaissances économiques [11], il
faut admettre que, de leurs propos, ne peut transparaître qu'une ignorance
certaine de la science économique.
Il s'ensuit surtout que, dans le meilleur des cas, le commun des mortels qui
les écoutent, peu averti de la science économique, est privé, en grande partie,
des moyens de comprendre "ce qui arrive dans l'économie". Dans le pire, les
hérauts lui insufflent le sentiment que l'économie n'est pas une science,
qu'elle n'a pas de loi, après l'avoir prévenu que ce qui arrivera ne pourra que
lui être néfaste s'il ne leur fait pas confiance [12].
Cette ignorance de la science économique, en définitive entretenue, est
regrettable aujourd'hui comme elle pouvait l'être hier quand Mises ou Hayek la
dénonçaient et s'élevaient contre [13]. Mais elle l'est davantage encore dès
qu'on n'ignore pas l'ascension de la science économique sous leur
impulsion.
Tout cela ne saurait cacher qu'en France, même si c'est apparemment moins
courant qu'ailleurs [14], périodiquement, il y a eu des économistes qui ont
tout autant relevé le gant.
Il y a eu, contemporain de Mises et Hayek, Jacques Rueff à partir de la
décennie 1920 ; il y a, aujourd'hui, Pascal Salin, depuis au moins la décennie
1970. Je cite les deux noms en raison de considérations personnelles : si je
n'ai pas eu Jacques Rueff (1896-1978) pour professeur, j'ai eu l'heur de
l'assister dans la décennie 1970 et, entre autres, dans un travail qui a
débouché sur un texte au titre oh combien éloigné du futur consensus, "La fin de l'ère keynésienne" [15], qui complétait et
confirmait d'autres écrits antérieurs de son cru dans le même sens [16]. En
revanche, j'ai eu Pascal Salin [17] pour professeur et conserve l'honneur et le
plaisir de l'assister, aujourd'hui encore, de temps à autre.
Dans les lignes qui suivent, je me propose de montrer que le professeur Salin a
fait preuve d'une imperturbable opposition à l'ignorance de la science
économique entretenue en France qui s'est exercée à la fois dans le domaine
théorique (2è section) et dans le domaine méthodologique (3è section). Mais,
dans une 1ère section, je tiens à donner trois indices de l'ère du temps
française où celle-ci a cheminé. [...]"
Notes de
bas de page.
[1] Année de naissance de Pascal Salin.
[2] Dans l'article de 1933, il a analysé en détail la question du pourquoi
l'Ecole historique était parvenue alors à supplanter la "vieille économie
politique".
[3] Le socialisme en 1922 (1ère édition) puis1932 (2ème éd.), enfin 1938.
[4] Alors que Mises publie Human Action.
[5] Sa contribution au développement de la théorie conjoncturelle.
[6] Un Prix partagé avec Gunnar Myrdal
"for their pioneering work in the theory of money and economic fluctuations and
for their penetrating analysis of the interdependence of economic, social and
institutional phenomena".
Il reste que le Nobel en économie n'avait été institué qu'en1969 et que Mises
était mort en 1973.
[7] En particulier sur la base d'un texte intitulé "The Austrian Economists."
qu'en 1891 donna Eugen von Böhm-Bawerk à l'American Academy of Political and
Social Science
" to summarize the theoretical insights and practical implications of the
Austrian School of Economics for an English language audience largely ignorant
of these developments in modern political economy".
[8] J'entends par Ecoles non autrichiennes les économistes néoclassiques,
keynésiens, ou monétaristes qui s'intéressent à l'équilibre économique général,
à la macroéconomie et à la politique économique. Je n'y inclus pas les divers
courants de l'école marxiste. Je laisse ainsi de côté les écoles de théorie
financière dont la contribution à l'ascension de la science économique est
prodigieuse.
[9] Soit dit en passant, et étant donnée cette comparaison, le "consensus" a
trois grandes caractéristiques. Il considère négligeable les divers courants de
l'école autrichienne qu'il voit un peu comme un sous domaine qu'il critique
quand il daigne y prêter attention. Il influence, seul, les hommes de l'Etat et
leur politique économique. Il continue à comparer une situation où les prix
varient librement et une situation où ils sont fixés (dans le pire des cas, on
ne sait pas par qui).
[10] Ainsi que d'autres plus anciens comme, par exemple, de 1968 à 1971,
l'abandon progressif – par les pays membres - des règles du système monétaire
international convenu en 1944 à Bretton Woods.
[11] Ce qui parfois ne leur servirait à rien en raison de la cécité, de la
confusion ou des énigmes précédentes.
[12] Et je pourrais le montrer si la taille de ce texte n'était pas
limitée.
[13] Par exemple, Hayek (1939c).
[14] On peut s'interroger sur les raisons de ce fait : cf. par exemple Alain
Wolfesperger (1977).
[15] Jacques Rueff avait écrit ce texte pour une réunion de la Société du Mont
Pèlerin dont Pascal Salin a été président récemment.
[16] Comme par exemple, dès 1947, "Les erreurs de la Théorie Générale de lord
Keynes".
[17] Je tiens à souligner en passant qu'en collaboration avec François
Bourricaud, Pascal Salin a écrit en 1988 un livre intitulé Présence de
Jacques Rueff.
Conclusion
J'espère que tous ces éléments vous auront convaincus que le livre L'Homme
libre (Mélanges en l'honneur de Pascal Salin) vous propose un large
éventail des idées libérales actuelles non frelatées.
Pour cette raison, il mérite d'être lu après avoir été acheté ou plus simplement offert.
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Harmonies économiques.