Paris, le 12 décembre 2012.



1. De l'existence de l'euro.

Les arguments tenus actuellement sur l'euro ont comme grande originalité d'être sans relation avec le fait que l'euro n'existait pas il y a un siècle, ni il y a un demi siècle, ni même il y a vingt ans...

Est-ce à dire que ce fait nouveau qu'est l'existence de l'euro est sans importance économique ?

On aurait tendance à le penser à entendre certains commentaires et à lire certains rapports qui n'hésitent pas à mettre de côté cette réalité, à ne pas s'intéresser aux effets de l'existence de l'euro et à suivre leur idée.

a) La quantité d'euro.

Certes, l'euro existe sous des formes traditionnelles ("pièce... de monnaie", billet et dépôt bancaires) et les formes en quantité, en nombre, en "masse"... et en rendent compte les comptabilités bancaires (cf. par exemple les agrégats monétaires M1 et M2, tableau 1 ci-dessous):

                                                 Tableau 1

                                          Quantités d'euro
                                               (en milliards)

                                       M1                            M2

Janvier 1999               1 806                         3 953
décembre 2000           2 085                         4 300

Décembre 2011          4 863                         8 672
Septembre 2012         5 023                         8 911

Source : B.C.E.


En proportion du P.I.B. (facteur d'échelle) des pays de la zone euro, on peut parler de "demande unitaire d'euro", demande d'euro par unité de P.I.B. (cf. tableau 2 ci-dessous):

                                                Tableau 2

                               "Demande unitaire d'euro"

                          M1/PIB                              M2/PIB

2000                    0,31                                    0,63

2011                    0,52                                    0,93

Sources : Eurostat, Capital.


Mais ces existences de formes en quantités variables dont on parle - ainsi que de leurs effets économiques mesurés (par exemple, l'inflation dans la zone euro et l'emploi tant dans la zone euro que dans l'Union européenne)  - ne sauraient l'emporter en importance économique sur la première, celle de l'euro.

b) Un paquet de réglementations.

L'euro existe en conséquence de règles de droit, de réglementations convenues entre les gouvernements des Etats dans la décennie 1990 qui ont limité encore les règles de droit en matière monétaire, et respectées ou non par la suite, au nombre desquelles l'obligation faite à vous et moi de paiements en euro des échanges et des impôts sur le territoire des pays des Etats de l'euro et le privilège de monopole accordée à un organisme créé pour l'occasion, à savoir la Banque centrale européenne (cf. sa déclaration au 14 décembre 2012).

Bref, l'euro existe pour cause de réglementation nouvelle en matière monétaire, ce qui ne veut pas dire innovation.

Et les réglementations antérieures qui limitaient déjà les règles de droit en matière de monnaie ne sauraient être passées sous silence comme si elles n'avaient pas eu d'effet sur ce qu'il est (cf. par exemple ce billet de septembre 2012).

Rien ne justifie de mettre tout cela de côté.

Et il conviendrait toujours de distinguer l'une de l'autre
. la question de l'existence de l'euro,
. la question de l'existence sous telle ou telle forme,
. la question de l'existence en telle ou telle quantité,
. la question de l'existence du concept "euro",
. etc.
et d'être sensible au fait que la "théorie de la monnaie" dominante n'explique pas l'existence de la monnaie d'une façon satisfaisante.


2. Le concept "€uro".

S'agissant de l'existence conceptuelle, on peut se  demander, en passant, si l'euro est aux choses rondes dans la nature (par exemple, ballon) ce que la diminution du coût de l'échange synallagmatique présent est au cercle.

Dès lors qu'on abandonne la rhétorique au mauvais sens du mot qui fait parler de la monnaie comme de ce qui "facilite les échanges" (cas de la "théorie de la monnaie" dominante), il faut reconnaître que le coût des actes d'échange synallagmatique présent que nous choisissons de mener est la raison d'être de ce qu'on dénomme "monnaie" aujourd'hui.

Si le coût est estimé trop élevé, on n'échange pas, il n'y a pas échange, on n'a pas la capacité d'échanger, il y a des obstacles ou des barrières.

Parce que l'existence de la "monnaie" contribue à diminuer le coût, on échange, l'échange devient possible, on acquiert la capacité d'échanger, on abaisse les barrières, on surmonte les obstacles.

Encore faut-il avoir "en stock", i.e. "en esprit", en particulier, le concept d'"acte d'échange" de vous et moi et celui de "coût de l'acte d'échange" pour le comprendre.
Sinon, on est coincé.
 

En écrivant la proposition comparative précédente sur l'euro et les choses rondes, je faisais allusion à la critique d'un propos de Stuart Mill sur l'existence des objets par Henri Poincaré au début du XXè siècle (cf. ce billet de mai 2012).

Contrairement à ce qu'a écrit Mill, à savoir qu'en définissant le cercle, on affirmait qu'il y avait des choses rondes dans la nature, Poincaré a expliqué que l'existence du cercle était une considération mathématique et signifiait l'absence de contradiction dans le raisonnement logique, rien d'autre.

Les objets mathématiques n'étaient pas des objets empiriques.

En particulier, pour cette raison, il faut être réservé sur l'application d'une mathématique à un domaine de la pensée scientifique autre où interviennent donc des objets empiriques.
 
Certes, des logisticiens tels Couturat ou Russell que Poincaré désignait nommément comme opposants, n'étaient pas d'accord avec lui, mais peu importe.


3. Mathématiques et "monnaie".

Les mathématiques appliquées au domaine de l'économie politique qu'est ce qu'on dénomme "monnaie" aujourd'hui constituent un exemple d'école du biais depuis au moins le début du XXè siècle.
Et ce biais est au coeur de l'€uro.

N'intervient pas le concept de "diminution du coût de l'acte d'échange synallagmatique présent" en relation avec la monnaie, mais d'autres considérations plus ou moins insensées.

D'un côté, il y a l'"équation des échanges" d'Irving Fisher (1911) et, de l'autre, la comptabilité bancaire dont s'occupe, par exemple, aujourd'hui le fameux "Comité de Bâle" et qui est chère aux macroéconomistes (depuis, au moins, Hicks, 1935).


3.A. L'équation des échanges.


L'"équation des échanges" est à soi seule la suspension, sans le vouloir nécessairement, de l'économie politique de l'acte d'échange de vous et moi au croc d'une mathématique, en l'espèce, très simple, à savoir la résolution d'une équation du premier degré à une inconnue, la "vitesse de circulation de la monnaie".

Interviennent dans l'équation :
. le concept de "niveau des prix en monnaie des échanges de biens" noté "p",
. le concept d'"échanges en volume des biens"  noté "T" et
. le concept de "quantité de monnaie échangée en moyenne" noté "M",
tout cela pendant une certaine période de temps,

A propos de cette équation, notée "V.M=p.T", - la correction que lui apporte Milton Friedman dans la décennie 1950 en remplaçant le volume des échanges "T" par les revenus (ou dépenses) en volume notés "y" n'y change rien -, la condamnation de Murray Rothbard est sans appel et mérite d'être connue (cf. Man, Economy and State, 1962, chap.11, §13).

. Le pouvoir d'achat de la monnaie.

Et Irving Fisher a déduit de l'équation des échanges le concept de "pouvoir d'achat de la monnaie" qui, à l'époque, faisait double emploi avec le prix en or ou en argent de la monnaie, i.e. avec le taux auquel les "substituts de monnaie bancaires" étaient convertibles librement, à la demande, en or ou en argent (cf. paragraphe suivant)


3.B. La comptabilité bancaire.

Pour sa part, jusqu'à la décennie 1910, la comptabilité bancaire avait été fille de l'alliance des règles de droit, des prix en monnaie des échanges aboutis et de l'arithmétique.

Mais elle est restée, à partir de la décennie 1930, tel Le portrait de Dorian Gray, un ensemble imperturbable malgré d'abord l'interdiction nouvelle de la convertibilité "intérieure" des substituts de monnaie bancaires - détenus par vous et moi - en monnaie or (ou argent) instaurée alors, puis, à partir de la décennie 1970, malgré l'interdiction nouvelle de la convertibilité "extérieure" des substituts de monnaie bancaires - détenus par les "agents officiels" - instaurée en 1971-73, comme si ces nouvelles réglementations extraordinaires ne changeaient rien à la situation de ce qu'on continuait à dénommer "monnaie".

C'est ainsi que les billets et dépôts bancaires qui constituaient des "substituts de monnaie bancaires" jusqu'alors et qui figuraient au passif du compte de bilan des banques en regard de ce contre quoi ils pouvaient être convertis à taux fixe et à la demande se sont retrouvés, du jour au lendemain de l'interdiction, n'être plus "substituts de monnaie" car non convertibles.

A défaut d'y voir leur réalité, celle d'être désormais "substituts de rien", de la dénommer ainsi, et vraisemblablement à cause de la couverture comptable qui donnait l'impression de perdurer à l'actif du compte de bilan des banques pour le même motif, des économistes vont voir dans les billets et les dépôts bancaires, de la "monnaie" ou, mieux, des "liquidités", voire des "réserves".

a) "Substituts de rien", "monnaie" et liquidités.

C'est ainsi qu'en parlant de "monnaie", ils ont dénaturé le sens premier du mot "monnaie".
Certains n'ont pas osé, semble-t-il, procéder à la dénaturation et ils ont parlé plutôt de "moyen d'échange" ou "... de paiement".

Pour parler de "liquidités", ils vont mettre en relation ce qu'ils dénomment l'"épargne nouvelle" et ce qu'ils dénomment donc abusivement "monnaie", à la lumière du niveau des taux d'intérêt du moment.

Si les taux d'intérêt des créances à long terme à revenus fixes sont bas, suivant en cela J.M. Keynes, ils introduisent une "préférence pour la liquidité" qui procède du fait que l'épargne nouvelle est mise sous forme de monnaie plutôt que sous forme des créances.

Si les taux d'intérêt sont hauts, ils ne caractérisent pas la situation avec des concepts, laissant entendre que l'épargne nouvelle est mise sous forme des créances.

b) "Substituts de rien", "monnaie" et réserves.


Simultanément ou presque, des économistes vont aussi dénommer "réserves obligatoires" les quantités de "substituts de rien" que les banques de second rang sont tenus d'avoir respectivement auprès de leur banque centrale. 
Si les quantités sont supérieures aux quantités minimales, l'excédent est dénommé "réserves libres".

Au lendemain de 1971-73, des économistes vont dénommer les quantités de "substituts de rien" étrangers détenus par les banques centrales et les banques de second rang d'un pays, "réserves internationales" ou "...officielles" - réserves publiques de change dans la terminologie administrative française -.

c) "Substituts de rien", "monnaie" et actifs.

Par la suite, d'autres économistes, qui peuvent être les mêmes, vont encore, progressivement, voir dans les "substituts de rien" qu'ils dénomment donc "monnaie", des "actifs" de ceux qui les détiennent sans pour autant y voir des "dettes" des banques et pour cause, ce serait une erreur ou une inexactitude.

Et c'est, parallèlement, la voie ouverte aux arabesques rhétoriques sur la "monétisation de la dette de l'Etat" et les pseudo-raisonnements comptables.

Tout cela est pour le moins curieux et mérite démystification.


4. L'€uro, résultat d'une fusion de réglementations.

Les arguments développés à propos de l'euro sont donc en général sans relation avec tous ces éléments, c'est-à-dire avec non seulement :
. son existence,
. les conditions qui ont présidé à son existence et
. les grandes réglementations monétaires antérieures
qu'on vient de préciser, mais encore avec
. les effets à moyen et long termes de ces dernières
qu'on peut laisser de côté, sauf à voir dans l'euro l'un de ces effets.

On ne saurait laisser de côté en effet que l'euro est encore le nom donné à une - prétendue - "monnaie" régionale réglementée, obtenue par fusion réglementaire de - prétendues - « monnaies » nationales réglementées, i.e. de systèmes monétaires nationaux, aux termes du traité de Maastricht (1992) et de ses codicilles.
« Prétendue » car si on respectait un minimum le sens des mots, leur sens premier, par simple honnêteté intellectuelle, on devrait parler de « substituts de rien bancaires » pour désigner une partie de ce qu'il recouvre et non pas de monnaie,
« régionale » car son monopole d'émission (banque centrale tutelle des banques de second rang) est donné à un organisme à cheval sur plusieurs nations, disposant, chacune, d'un Etat à budget voté annuellement par ses parlementaires élus par ses citoyens, et, par statuts, indépendant de ceux-ci.
On parlera donc de « monnaies » - monnaies entre guillemets "." - pour désigner ces prétendues monnaies.

La fusion a été effectuée sur la base des taux de conversion décidés eux-mêmes sur la base de l'observation des prix du marché des changes du moment, d'abord en mai 1998, puis au 31 décembre 1998.

Il a été convenu que s’échangeraient contre 1 €uro :

Allemagne          1.95583 Deutsche Mark
Autriche           13.7603 Schilling
Belgique          40.3399 Franc belge
Espagne         166.386 Peseta espagnole
Finlande             5.94573 Mark finlandais

France                6.55957 Franc français
Grèce             340.750 Drachme
Irlande                0.787564 Livre irlandaise
Italie            1936.27 Lire italienne
Luxembourg   40.3399 Franc Luxembourgeois

Pays-Bas            2.20371 Florin néerlandais
Portugal        200.482 Escudo portugais

source : O.C.D.E.


L'€uro est ainsi, à sa façon, un "commun multiple" des prix de ces monnaies nationales les unes dans les autres, de leurs taux de change, qui présente la caractéristique d'avoir été fixé à l'unité et non pas d'avoir été le "plus petit" selon l'expression arithmétique consacrée.

Soit dit en passant, à défaut, et pour rester dans l'arithmétique, ce "commun multiple" va devenir, lui, le "plus grand commun diviseur" - autre considération arithmétique chère à certains  ...- des pays de la zone €uro.

Les architectes de cette fixation auraient dû savoir qu'elle ne saurait anéantir les actions humaines qui s'harmonisaient et avaient conduit à ces prix observables des "monnaies" nationales réglementées les unes dans les autres, variables d'un jour à l'autre.

A fortiori, ils auraient dû s'attendre à ce que ces mêmes actions la missent à bas.

Bref, ils auraient dû renoncer à faire l'expérience.


5. "The fatal conceit".

Mais au lieu de cela, aujourd'hui, ils inventent un discours.

Dans le meilleur des cas, ne sont plus en question les taux de change des "monnaies" nationales réglementées d'hier puisqu'ils ont été sinon anéantis, du moins jetés au cachot par leurs soins.

A la place des actions de vous et moi qui y conduisent aujourd'hui de façon sourde et ignorée, sont en jeu, au premier plan, les soldes comptables des budgets des Etats des pays de la zone euro ou bien les "compétitivités" des économies de ces pays réduites aux "coûts salariaux" nationaux ou, si on préfère l'expression, aux "salaires complets" nationaux, i.e. aux différents prix des marchés du travail nationaux, lesquels ne forment pas un "marché unique" malgré les engagements politiques pris dans le passé (cf. O.C.D.E., décembre 2012).

A cet égard, il y a une grande différence à signaler entre la réglementation instaurée en 1944 par les accords de Bretton Woods et la réglementation à quoi a donné lieu le traité de Maastricht (1992): avec l'une, les taux de change fixés restaient visibles, avec l'autre, ils ont été cachés comme jetés au cachot. 
Avec l'une, on a admis a priori qu'ils pourrait varier si nécessaire (à l'aide du Fonds monétaire international créé pour l'occasion), avec l'autre, on l'a refusé ... a priori et on n'a pas crû bon de créer d'organisme particulier en relation... 
Mais c'étaient des voeux pieux.

On sait la suite : les accords de Bretton Woods ont été dénoncés en 1971-73, mais le F.M.I. a perduré (cf. ce billet de mars 2009).
Quant aux accords de Maastricht, près de dix ans après la création de l'euro (1998-2002), seront mis en oeuvre la "facilité européenne de stabilité financière", puis le "mécanisme européen de stabilité", traité particulier... et ce n'est vraisemblablement pas fini..., qui n'ont rien à envier au F.M.I.

Le dernier rapport en date.
 
De tout cela, un récent rapport, en date du 5 décembre 2012, de Herman Van Rompuy, Président du Conseil européen, en collaboration étroite avec José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, Président de l'Eurogroupe et Mario Draghi, Président de la Banque centrale européenne, intitulé "Towards A Genuine Economic and Monetary Union"
http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/en/ec/134069.pdf
- en français "Vers une Union économique et monétaire authentique" - ne parle pas: nous sommes dans le pire des cas.

Comment est-ce possible ?

Il y est question de ...

The actions deemed necessary to ensure the resilience of the EMU are presented therein as a staged-process.

I. Integrated financial framework
Single resolution mechanism
Deposit guarantee mechanisms

II. Integrated budgetary framework
Sound national budgetary policies are the EMU's cornerstone
Towards a fiscal capacity for the EMU
Economic rationale for such a fiscal capacity
Options for the shock absorption function of the euro area fiscal capacity
Financial resources of the fiscal capacity and ability to borrow

III. Integrated economic policy framework
Arrangements of a contractual nature need to address vulnerabilities at an early stage
Contractual arrangements need to focus on key weaknesses
Contractual arrangements need to be integrated into existing EU processes
Contractual arrangements need to benefit from full domestic and European ownership and accountability

V. Democratic Legitimacy and Accountability


Ma traduction :

Les actions jugées nécessaires pour assurer le rebond de l'U.E.M. y sont présentés comme un processus à étapes.

I. Le cadre financier intégré.
Mécanisme de résolution unique.
Mécanismes de garantie des dépôts.

II. Le cadre budgétaire intégré.
Les politiques budgétaires nationales saines sont la pierre angulaire de l'UEM.
Vers une capacité fiscale à l'UEM.
Motivation économique d'une telle capacité fiscale.
Options pour la fonction d'absorption des chocs de la capacité fiscale de la zone euro.
Ressources financières de la capacité financière et capacité d'emprunt.

III. Le cadre de politique économique intégré.
Les dispositions de nature contractuelle doivent faire face aux vulnérabilités à un stade précoce.
Les arrangements contractuels doivent se concentrer sur les principales faiblesses.
Les arrangements contractuels doivent être intégrés dans les processus existants de l'UE.
Les arrangements contractuels doivent bénéficier de la pleine propriété nationale et européenne et de la responsabilité.

V. La légitimité démocratique et la responsabilité.


Bref, il y est question de tout sauf de l'existence de l'euro et des actions de vous et moi. 

Les auteurs s'entêtent ainsi à mépriser la réalité d'aujourd'hui où les réglementations pondues ont conduit pour privilégier la politique, "leurs politiques", comme si celles-ci pouvaient être un remède aux erreurs accumulées et à l'ignorance.

Mais ils ont tort et l'expérience le prouvera.


Reste qu'à les lire, vous le savez maintenant : malgré tout ce qu'on avait pu vous dire depuis le traité de Maastricht jusqu'au traité de Lisbonne et ses addenda (cf. à ce propos, Vaclav Klaus en décembre 2012), vous n'étiez pas jusqu'à présent dans une Union économique monétaire "authentique"...

Dans quoi étiez-vous donc?
Et sur quoi vous a-t-on fait voter en 1992?
On ne sait. 
Ils ne le disent pas.

Mais, trêve de balivernes, grand bienfait, le rapport ouvre la voie pour y parvenir: il suffit d'instaurer encore un peu plus de réglementations (d'autres fonds, des supervisions, etc.), de "prétendus mécanismes", selon François Hollande, président en exercice de la République Française.

Merveilleux, non ?





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