Paris, le 3 décembre 2018.







La « théorie de la valeur » a une longue histoire.

A cinquante ans d’intervalle, deux auteurs du XIXème siècle l’ont schématisée en des termes analogues, à savoir Frédéric Bastiat (1801-50) et Vilfredo Pareto (1848-1923), tout en prenant en considération son élargissement.


Pour sa part, fin XIXème siècle (1896-97), Pareto, représentatif du raisonnement « mainstream » de l'économie politique, s’était insurgé, certes tacitement, contre des économistes contemporains qui se voulaient originaux et avaient été dénommés « autrichiens ».

Il n’en a pas moins verbalisé un nouveau type de « valeur » conséquence de ce que ces derniers évoquaient, à savoir les « résultats des actions humaines », tout comme traditionnellement les scientifiques de domaines autre que l’économie politique s’intéressaient aux faits de la nature, « résultats des actions » de celle-ci, avant de les théoriser.

Mais il est passé à côté d’une nouvelle notion qui était créée par ces autres scientifiques dans leur domaine, qui pointait à l’horizon et à quoi les économistes médits allaient, eux, porter attention à défaut d’y voir un nouveau type de « valeur », c’est la notion d’ « information ».


A l’opposé, Pareto ne s’est pas insurgé contre l’idée au cœur du raisonnement « mainstream », à savoir que la « rareté des choses » n’impliquait pas l’inexistence des « choix des gens », mais donnait lieu à des choix.

Il a même vu, semble-t-il, d’un bon œil que le raisonnement dit « autrichien » de l'économie politique perpétuât la notion de « rareté des choses ».


Reste qu’on peut s’interroger aujourd’hui sur le choix de cette perpétuité plutôt que sur celui de la notion de l’« abondance des actions ».

Ce choix est vraisemblablement dépassé à cause du nouveau type de « valeur » qu’est la notion d’« information » qu’il n’intègre pas.

Il conviendrait de s’habituer à ce qui se lie à l’« abondance des actions », à savoir l’infirmité de l’homme (et l'"information" qu'elle induit), les actions possibles et la seule action réalisable à la fois du fait de cette infirmité…





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