Paris, le 8 février 2011.



 1. "Acte d'échange" et monnaie.

Dans son livre intitulé Economie politique, tome 1, 8ème éd., 1969 (1ère ed. 1955), 723 p., Raymond Barre - futur Premier ministre du gouvernement de l'Etat de la France (1976-1981) - prenait soin de décrire le "processus d'activité économique" (pp.15-19) et de l'articuler à ce dont il résultait, à savoir, selon lui, la "loi de saturation des besoins" (ou "loi d'intensité décroissante"), les "actes de production", les "actes d'échange" et la "consommation".

a) Comment définissait-il les "actes d'échange" ?

En quelques lignes et en ces termes :

"Les actes d'échange sont ceux par lesquels les individus se fournissent mutuellement les biens et services capables de satisfaire leurs besoins respectifs.
Chaque individu est à la fois, en effet, producteur de biens et de services et consommateur de biens et de services. Le boulanger est aussi acheteur de viande et consomme les services du coiffeur.

Les échanges seront donc plus ou moins complexes suivant le degré de spécialisation des activités. Le monde moderne a vu se développer une division du travail qui a accru les échanges." (pp.18-19)

Force est de constater que la définition de l'"acte d'échange" était pour le moins économiquement floue... Elle n'était pas, en particulier, autonome par rapport aux "actes de production" et à ... la "consommation".

b) Elle était d'autant plus floue qu'après ces quelques mots, sans transition, Barre évoquait, immédiatement, dans le même paragraphe, la monnaie, en ces termes :

"[Les échanges] sont facilités par l'usage de la monnaie qui substitue à l'échange direct, ou troc, l'échange indirect : la monnaie accroît la souplesse et la flexibilité des transactions économiques.
Mais la monnaie n'est pas seulement un bien d'échange. Elle a une utilité spécifique qui provient de ce qu'elle est la liquidité par excellence.
Toute personne dont la richesse se compose de biens réels immobiliers (terres, maisons), ou de titres (actions de sociétés ; obligations ; titres d'Etat), doit, si elle veut négocier ces biens ou titres, les liquider, c'est-à-dire les transformer en monnaie. La monnaie, elle, est négociable sur-le-champ contre tout autre bien.
Elle rend donc des services particuliers aux individus : elle leur permet de faire face à leurs besoins de trésorerie, de parer à des risques imprévus, de procéder sans délai à des achats favorables de biens ou de^titres, compte tenu des variations de prix. Aussi les individus ont-ils intérêt à se constituer et à détenir des encaisses de monnaie.
Bien d'échange, la monnaie est aussi un instrument d'encaisse. La monnaie se présente soit sous la forme de monnaie métallique (pièces de monnaie divisionnaire), soit sous la forme de billets de banque, soit sous la forme de chèques ou de virements de comptes bancaires ou de comptes de chèques postaux. Elle comprend donc l'ensemble des moyens de paiement utilisés par remise matérielle ou par jeux d'écriture." (p.19)

Là encore, on peut considérer que la définition de la monnaie donnée par Barre était économiquement floue... même si elle faisait intervenir les poncifs habituels de certaines écoles de pensée économiques.

Il faisait en effet référence aux "fonctions" de la monnaie et à la "comptabilité bancaire".

Mais les "fonctions" de quoi que ce soit ne sont pas un concept explicatif ordinaire de la théorie économique.  Pourquoi l'introduire sans réserve à l'occasion de la prise en considération de la monnaie ? Il n'explique en définitive rien.

Quant à la "comptabilité bancaire", elle n'a plus de comptabilité que le nom depuis la décennie 1930 (cf. ci-dessous). 
Une preuve en est que ses règles varient d'un pays à un autre, voire d'un temps à un autre.
Autre preuve : les dégâts que ses différentes formulations nationales révélés au début de la décennie 2000 - en particulier avec le "fameux" "hors bilan" - et ce ne fut pas fini.

Soit dit en passant, dans les sept cents pages restantes du livre, il n'est plus question d'"acte d'échange" ! Pourquoi y avoir fait allusion alors aux pages citées ?

c) Des définitions précises de l'acte d'échange et de la monnaie eussent fait intervenir des concepts économiques ordinaires (coût d'opportunité, profit attendu avec incertitude, marché - conclu ou non -, prix d'échange, équilibre, etc.) et non pas les éléments cités qui tiennent finalement de la rhétorique inexpressive et du manque de maturité des écoles de pensée économiques qui en font leurs choux gras.

Certes, s'agissant de la monnaie, Barre parle de l'échange direct et de l'échange indirect, mais il ne les a pas définis au préalable : il ne cite même pas, à l'appui, les écrits de Ludwig von Mises pour éclairer le lecteur, par exemple, Human Action.


2. Tout cela pour en arriver où ?


"... Tout cela pour en arriver où ?" devez-vous vous demander, cher lecteur.

Ma réponse à la question est la suivante :

l'acte d'échange et la monnaie sont des considérations économiques essentielles, des concepts théoriques mais mis sous l'éteignoir par les écoles de pensée économiques, fussent-elles contradictoires, qui font l'opinion...  Et c'est ceci en vérité leur dénominateur commun qui gomme les contradictions.

Et le fait sert de marche-pied aux hommes de l'Etat et à leurs desseins, involontairement ou non, noirs.

Ces considérations sont pourtant fondamentales comme l'ont démontré les économistes de l'école de pensée économique dite "autrichienne" et nos hommes ne peuvent l'ignorer.
Mais parce qu'elles vont à l'encontre de leurs desseins, une des façons qu'ils ont de les combattre est de procéder à ... la mise sous l'éteignoir.

Ils devraient néanmoins prendre conscience que, dès lors qu'on fait abstraction ou qu'on écarte l'acte d'échange - qu'on écarte, en conséquence, ce qu'il suppose, à savoir les règles de droit ou bien son coût d'opportunité, ou bien encore ce à quoi il ouvre la porte comme les prix, la monnaie, la finance et la comptabilité en droits constatés -, la monnaie comme d'ailleurs la finance deviennent magiques, font quitter la réalité et entrer dans le pays d'Alice, celui des "Merveilles".

Et on peut alors tout leur faire subir, même la destruction après la dénaturation.


3. L'interdiction de la convertibilité contractuelle intérieure de la monnaie.

Le monde libre ou prétendu tel crève aujourd'hui d'abord des décisions étatiques qui ont été prises dans la décennie 1930 à propos de la monnaie et qui ont consisté à interdire la convertibilité contractuelle intérieure des "substituts de monnaie bancaires" en monnaie-or ou -argent et de ce qui en est résulté.

Les décisions étaient injustifiables et ce qui en est résulté a été prédit par certains économistes (par exemple, Jacques Rueff, cf. Le péché monétaire de l'Occident).

Le monde libre ou prétendu tel crève ainsi de la définition comptable de la monnaie par les "billets" et les "dépôts bancaires", désormais "substituts de rien" et dont l'utilisation est légalement obligatoire en paiements.

Il crève de l'interprétation de ces "substituts de rien" comme des "dettes" des banques sous prétextes qu'ils étaient inscrits au passif du bilan des banques quand l'interdiction fut prise, que les règles de comptabilisation n'ont pas été changées malgré l'interdiction et qu'en conséquence, ils y sont restés inscrits, contre toute attente.

Que n'ont-ils eu l'audace de les interpréter comme des "capitaux propres" des banques au prétexte que ces derniers sont, eux aussi, inscrits au passif du compte de bilan ?

Il faut reconnaître que certains sont à deux doigts de le faire quand ils parlent de cette monnaie, substitut de rien, comme d'un "bien public"...

Au nom d'une prétendue logique comptable, ces "substituts de rien", sinon "pseudo dettes", ont été interprétés par des économistes comme des "actifs" de ceux qui les détenaient et qui les inscrivaient, le cas échéant, à leur actif de bilan.


4. L'abandon de la convertibilité "pseudo contractuelle" extérieure de la monnaie.

Le monde libre ou prétendu tel crève ensuite des décisions étatiques qui ont été prises à partir du 15 août 1971 - il y a donc près de quarante ans - à propos de la monnaie et qui ont consisté à abandonner la convertibilité "pseudo contractuelle" extérieure des substituts de monnaie bancaires en monnaie-or et de ce qui en est résulté.

Ces décisions étaient prévisibles et l'ont été (cf. par exemple, J. Rueff, op.cit., chap. 12).  Mais, nous l'avons déjà écrit, même Ludwig von Mises n'imaginait pas en 1966, i.e. cinq ans avant, que ce fait pût se produire si rapidement :

"No government is, however, powerful enough to abolish the gold standard. Gold is the money of international trade and of the supernational economic community of mankind."

Le monde crève de la dénomination "réserves internationales" ou "réserves officielles" donnée depuis lors aux "substituts de monnaie bancaires" désormais, à leur tour, "substituts de rien" qui sont détenus par les divers organismes où interviennent les hommes de l'Etat ou les autorités qu'ils ont mises sur pieds et qui leur sont juxtaposées.

Il crève, en particulier, de la pérennité du Fonds monétaire international - F.M.I. -. 
Il ne faut pas oublier que cet organisme a été créé par les accords internationaux convenus en 1944, à Bretton-Woods, pour remplir une mission.
Dès la conclusion des accords, des économistes ont dénoncé le caractère absurde de cette mission et n'ont pas été écoutés, voire ont été moqués.
De fait, les signataires des accords et autres défenseurs de ces derniers devront se rendre à l'évidence, reconnaîtront l'absurdité des accords en 1971 et l'attesteront en les abandonnant.

Dans la foulée de l'abandon, le F.M.I. aurait dû être dissous, faute de mission...
Et ce ne sont pas les missions qui lui ont été données par la suite pour qu'il perdure qui changeront la donne, voire...
Le système de Bretton-Woods, son cadre juridique, abandonné, il devait être dissous, en dépit du "paradis fiscal" qu'il constituait pour son personnel - aujourd'hui si prompt à condamner les "paradis fiscaux" -.
Soit dit en passant, s'il ne l'a pas été, ce dernier fait aide à comprendre pourquoi...
Coïncidence : cf. addendum ci-dessous, en fin de texte, en date du 9 février 2011.

Le monde crève, encore, de l'expérience, sans précédent historique, in vivo, qu'est la pseudo monnaie dénommée "euro", commencée véritablement le 1er janvier 1999, soit près de 28 ans après l'abandon des accords de B.W.

Rien ne justifie cette expérience montée de toutes pièces, en toute ignorance de l'avenir et surtout en toute méconnaissance de la théorie de la monnaie, la vraie.

Certains lui avaient prédit une courte durée de vie (par exemple, Milton Friedman), mais ils n'avaient pas envisagé qu'elle serait vite jonchée des mêmes étapes malfaisantes que le système monétaire de B.W., ce qui en différeraient l'issue. 

A présent, on en est ainsi, déjà, à l'étape de la création d'un fonds européen - en toute rigueur, d'une "facilité européenne de stabilité financière - sur quoi les textes instituant l'"euro" étaient muets, sur quoi, par conséquent, les "chers" peuples n'ont pas eu à dire leur mot et à qui le "fond" est donc imposé.

Et s'il en est ainsi, c'est que déjà les hommes de l'Etat, irresponsables qu'ils sont, n'ont pas respecté les règles qu'ils avaient concoctées, dont ils étaient convenus comme, par exemple, le "pacte de stabilité et de croissance" (cf. ce texte par exemple).  Pourquoi ne donneraient-ils pas, rapidement, des "coups de canif" dans le "fonds" ?


5. Le "grand bond en avant" de la finance.

Il n'est plus de jour, aujourd'hui, où les financiers et la finance ne soient pas critiqués.  Ils ont bon dos !

Si les financiers, à commencer par les banquiers, n'avaient pas fait faire un bond gigantesque à la finance depuis 1944, un grand bond significatif depuis la décennie 1980, les Etats ne pourraient connaître les endettements à la mesure, i.e. gigantesques, qu'ils connaissent aujourd'hui.
Souvenez-vous du ministre de l'économie et des finances français, Jacques Delors, qui, du fait du contrôle des changes qu'il avait institué, s'était coupé des marchés financiers et était allé quémander à l'Arabie Saoudite en 1982 ou 83 pour "boucher le trou" du budget d'alors et s'était félicité de la réussite de sa démarche !

Ce sont les idéologies socialistes qui sous tendent en définitive ces endettements.  Ces idéologies n'auraient pu accéder "aux affaires", s'y maintenir et s'y multiplier sans les progrès financiers... 

L'augmentation gigantesque des dépenses publiques, chères à ces idéologies, a été permise par l'innovation financière...  C'était le "déficit budgétaire sans pleurs".

Aujourd'hui, étant donnés les abus, le déficit budgétaire est un peu moins sans pleurs pour certains. 
Il reste que pour les pays de l'euro, le financement du déficit budgétaire, ce sont des emprunts en euro qui, tant qu'ils sont souscrits par les étrangers, contribuent à "faire monter" l'euro - toutes choses égales par ailleurs - et à comptabiliser un excédent de la balance des paiements.

En effet, le détenteur de dollar des Etats-Unis ou de livre anglaise qui veut souscrire doit d'abord vendre ses dollar ou ses livre et acheter de l'euro, ce qui exerce une pression à la hausse sur le prix de l'euro et une à la baisse sur le dollar ou sur la livre.

Reste qu'au moment du versement des intérêts ou du remboursement, on a les phénomènes opposées...


6. Monnaie et finance : la grande supercherie.

Bref, d'un côté, dénaturation avant destruction de la monnaie par les hommes de l'Etat, et de l'autre, viol et autre abus de la finance par iceux-ci, le tout relayé par les stipendiés pour un conditionnement ad hoc de l'opinion, telle est la grande supercherie.

S'agissant de la dénaturation avant destruction de la monnaie, on prête à Lénine d'avoir déclaré que, pour détruire le régime bourgeois, il fallait détruire sa monnaie.
Il y a eu surtout la déclaration de G. Sokolnikov, ministre soviétique des finances, au début de la décennie 1920, selon quoi :

"The printing press is the machine gun of the proletariat, moving down the monied class".

[Ma traduction : "La planche à billets est la mitrailleuse du prolétariat qui anéantit les 'riches'"]

(cf. Davies, R.W., (1958), The Development of the Soviet Budgetary Process, chap.2 repris dans Gordon, R.J. (1975), "The Demand for and the Supply of Inflation", The Journal of Laws and Economics, 18, December, pp.807-836).

Nous n'en sommes plus très loin... si rien ne change.

Mais ils n'avaient pas songé à la finance, au "crédit" comme on disait essentiellement à l'époque, et ne pouvaient prédire ses développements retentissants qui différeraient l'issue.
Rappelons qu'à l'époque de leurs déclarations, la France venait de perdre son image de marque de "banquier du monde" (cf. ce texte).

On ne peut qu'espérer des développements analogues.




Addendum à propos du F.M.I. en date du 9 février 2011.

Selon Bloomberg et Sandrine Rastello - Feb 9, 2011

        "IMF `In Awe' of Rich Nations Missed Coming Crisis,
                                          Audit Says"



The International Monetary Fund was overly influenced by developed countries including the U.S. and the U.K. when assessing their economies, and ended up missing signs of fragility that led to the 2008 global financial crisis, an internal audit found.

A report gauging the IMF’s performance from 2004 through 2007 said its economists were sometimes “in awe of” the authorities’ reputation and expertise in larger nations.
“IMF staff felt uncomfortable challenging the views of authorities in advanced economies on monetary and regulatory issues, given the authorities’ greater access to banking data and knowledge of their financial markets, and the large numbers of highly qualified economists working in their central banks,” according to the IMF audit released today.

The Washington-based IMF, which was created after World War II to help ensure the stability of the global monetary system, paid too little heed to deteriorating banks’ balance sheets and financial regulatory issues, according to the audit.
The report lists various ways the fund can avoid similar mistakes in the future, including through changes in governance to make room for candid and dissenting views.

IMF staff “often seemed to champion the U.S. financial sector and the authorities’ policies,” the audit said.
“This is a political institution.
At the end those are important shareholders and it’s difficult to challenge them,” Moises Schwartz, the director of the audit unit, said in an interview yesterday.


1. Crisis-Prone Countries

Advanced economies were not part of a so-called “vulnerability exercise” to spot crisis-prone countries, the IMF report said.

The report “confirms what we, developing countries, had been thinking about the practice of fund’s surveillance” including a “double standard,” said Paulo Nogueira Batista, Brazil’s executive director at the IMF who also represents eight other countries.
“The crisis was a major wakeup call that has led to the beginning of several changes in the institution,” though “the problem has not been overcome.”

The report identified other issues that prevented the IMF from detecting mounting risks, including the lack of incentives to work across units or to express contrarian opinions.

While identifying some risks, the institution’s main message was optimistic until October 2007, after financial turbulence had started, when it adopted a “more cautionary tone,” according to the audit. Less than a year later, the bankruptcy of Lehman Brothers Holdings Inc. triggered the deepest international recession since World War II.


2. ‘Systemic Risk’

IMF Managing Director Dominique Strauss-Kahn said in a written response to the report that the IMF has acknowledged the failure “to warn about a systemic crisis in a sufficiently early, pointed, and effective way,” and has already started responding to it.

“The focus of the reform agenda being implemented is precisely on strengthening surveillance and financing for systemic stability,” he wrote in a Jan. 26 statement prepared for a meeting of the fund’s board of directors.

The audit pointed to a “group-think” attitude among IMF economists that prevented them from challenging shared ideas, for instance, that crises were unlikely to happen in developed economies.

There also wasn’t enough effort to link macroeconomic and financial analysis, even though it was a problem already raised after the Asian crisis, the audit said. That was due in part to IMF’s “long-standing problem” of operating “in silos” and not using other departments’ work and expertise, it said.


3. Incentives Not Aligned

Governance was an issue as well as “incentives were not well aligned to foster the candid exchange of ideas that is needed for good surveillance,” the auditors said. “Many staff reported concerns about the consequences of expressing views contrary to those of supervisors, management, and country authorities.”

While staff and management who responded to auditors said there was “no overt pressure” from the U.S. to change the IMF conclusions, “explicit pressure to tone down critical messages” did happen “in some other large advanced economies,” auditors said.

“In contrast, teams seemed more comfortable in presenting hard-hitting analysis to smaller advanced and emerging markets, confirming some authorities’ belief that there was a lack of evenhandedness in surveillance,” according to the report.


4. Encourage Candor

The report recommended a series of measures to encourage candor, such as involving outside analysts in board and management discussions.
It suggested strengthening incentives to “speak truth to power.”

Strauss-Kahn said that new work the IMF has undertaken, such as an analysis of imbalances for the Group of 20 and reports of spillover risks, “will go a long way to enhance the candor and traction of surveillance.”
He said that the fund “should consider carefully the idea of allowing direct inputs by eminent outside experts.”




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