Paris, le 14 février 2017.







1. Valeur ou chose.

. Depuis au moins J.B. Say (1815), ce qu'on dénomme "valeur" en économie politique est toute chose que lui donne une personne juridique physique.
En particulier,

"Quand on les [choses] considère sous le rapport de la possibilité qu’elles confèrent à leur possesseur d’acquérir d’autres choses en échange, on les appelle des valeurs; " (Say, 1815, p.14)


Par conséquent, il n'y a pas, en économie politique, de valeurs objectives des choses à quoi on pourrait opposer des valeurs subjectives, comme certains imposent de le croire.

Comme y a insisté Murray Rothbard (The Logic of Action,1997):


"Le bien n'est pas défini par
- ses propriétés technologiques mais par
- son homogénéité aux exigences et aux souhaits des consommateurs".

En anglais:

"Good is not defined by
- its technological properties but by
- its homogeneity in relation to the demands and wishes of the consumers" (Rothbard, 1997, p. 302).


Et Carl Menger (1840-1921), économiste "autrichien", avait développé le sujet dans son ouvrage intitulé Principles of Economics:

"La valeur n'est rien d'inhérent aux biens [...]
[n'est] pas une propriété de ceux-ci, ni une chose indépendante existant en elle-même.
C'est un jugement que les individus font de l'importance des biens [...]
la valeur n'existe pas en dehors de la conscience des individus" (Menger, 1871, pp.120-21)


a. Objet ou service.

. Les choses que tout un chacun peut discerner dans la réalité et évaluer à sa façon sont décomposables par ses soins en deux grandes catégories:
- l'objet, chose matérielle ou corporelle, et
- le service, chose immatérielle ou incorporelle.

Longtemps, la notion de "chose" a été une notion pratique pour beaucoup d'économistes puisqu'elle n'était jamais qu'une analogie, implicite ou non, faite avec des éléments des sciences physiques ou chimiques qui mettaient l'accent sur l'objet, la matière ou le corps, plutôt que sur le service, quand bien même les savants de ces dernières sciences ne mettaient pas le doigt sur la notion de "service".

Je laisse de côté les nouvelles choses découvertes depuis lors comme les ondes, le plasma, etc. très éloignées de l'économie politique.


. Reste que des propos de Frédéric Bastiat (1850) ont conduit certains auteurs, tel que H.L. Asser (1893) (cf. texte de juin 2015), à dire que :

"On sait que Bastiat trouva l'origine de la valeur des choses dans le service qu'elles nous rendent,
là où nous combattons les obstacles qui se mettent entre nos désirs et leur satisfaction."


A ce titre, ils étaient alors en opposition avec Menger.

Mais, selon les uns, l'objet est essentiel, selon d'autres, c'est le service qui l'est, selon des troisièmes, il existe une relation entre objet et service à ne pas mettre de côté dans l'analyse et sur quoi il faut se situer.


. Reste aussi que, pour certains, objet et service ne sont pas a priori indépendants l'un de l'autre.

 Tout objet se voit recevoir des services que produisent et leur donnent les gens et tout service cache les objets que possèdent les gens.
Il y a une relation de proportion entre objet et service que coiffe toute chose.
Seule l'ignorance cache l'un ou l'autre.

Ainsi, selon Bastiat, qui privilégiait la notion de service, s'était posée la question suivante:

"Faut-il voir le principe de la valeur dans l'objet matériel et, de là, l'attribuer par analogie, aux services ?"

Et il y avait répondu :


"Je dis que c'est tout le contraire, il faut le reconnaître dans les services et l'attribuer ensuite, si l'on veut, par métonymie, aux objets matériels."


Il fallait aussi faire intervenir les circonstances qui contribuent à augmenter ou à diminuer le principe de la valeur.

b. Valeur ou utilité.

Selon la question de J.B. Say :

"Comment donne-t-on de la valeur à un objet?" (Say, op.cit., p. 10)


la réponse était:

"en lui donnant une utilité qu'il n'avait pas".

Très précisément, Say expliquait :

"qu'entendez-vous par l'utilité ?

J'entends cette qualité qu'ont certaines choses de pouvoir nous servir, en quelque manière que ce soit." (ibid.)


Jeremy Bentham (1748-1832), un de ses contemporains, mais anglais, précisait pour sa part alors le sujet de l'utilité dans Introduction to the Principles of Morals and Legislation (1789) de la façon suivante :

… "Utility [...] that property in any object, whereby it tends
- to produce benefit, advantage, pleasure, good, or happiness ... or ...
- to prevent the happening of mischief, pain, evil, or unhappiness" ;


* en français:


… "L'utilité [...] cette propriété de tout objet, par quoi elle tend
- à produire bénéfice, avantage, bien, ou bonheur ... ou ...
- à éviter la survenance de perte, douleur, mal ou malheur".



Plus encore que la "valeur" - si on peut dire... -, l'utilité est nécessairement subjective.

Et Vilfredo Pareto avait insisté dans son Cours d'économie politique (1896-97) sur le point en introduisant le mot "ophélimité" dans l'économie politique et en le préférant au mot "utilité" qui pouvait sembler "objectif".

« Valeur » est le nom donné à toute utilité ou ophélimité, notion de théorique, d'une chose, objet ou service, qui a été cernée par l’intelligence de la personne dès lors que ... (cf. Say, 1815 et ce texte de novembre 2015 ).

Pour cette raison, et malgré les opinions de beaucoup de gens, la "valeur" de la chose, objet ou service, était subjective, non pas objective.
Elle ne tombait pas du ciel, ni d'une autorité dite "publique", mais du jugement de chacun.

La "valeur" est nécessairement subjective.
L'objectivité, chère à des gens tel Jacques Monod , ne saurait l'affecter.

Malheureusement, par la suite, des économistes l'ont rendu objective, elle a pris le pas et tendu à dominer les discours ...


2. Valeur, produit et facteur de production.

"... quand on les considère sous le rapport de la quantité de besoins qu’elles peuvent satisfaire, on les appelle des produits.

Produire, c'est donner de la valeur aux choses en leur donnant de l'utilité ; et l'action d'où résulte le produit se nomme Production" (Say, op.cit, p.14)


Certes, ce propos de Say partait un peu dans tous les sens, mais il touchait au fait que les choses sont serves et que seuls les gens leur donnent, chacun, des valeurs.

« Valeur » est ainsi le nom donné à tout produit, objet matériel ou corporel de la chose, qui a été cerné par l’intelligence de la personne dès lors que celle-là en recevait une, de sa part.

Il y a aussi des produits immatériels ou incorporels qu'on peut opposer aux produits matériels ou corporels.

"Qu’est-ce qu’un produit immatériel ?

On désigne par ce nom une utilité produite,
qui n’est attachée à aucune matière,
qui, cependant a une valeur, et
dont on peut se servir." (ibid. p.41)


« Valeur » est ainsi le nom donné à tout service, autre aspect de la chose, mais diamétralement opposé au précédent (incorporel et non pas corporel, immatériel et non pas matériel), qui a été cerné par l’intelligence de la personne dès lors que celle-là en recevait une, de sa part.

Comme l'écrivait Mises:

"Un bien économique ne doit pas nécessairement être incorporé dans quelque chose de tangible.
Les biens économiques non matériels sont dénommés services".

"An economic good does not necessarily have to be embodied  in a tangible thing.
Non material economic goods are called services" (Mises, 1949, p.94 )


Un produit immatériel n'est jamais qu'un synonyme de "service" alors qu'un produit matériel est un synonyme d'objet, la notion de "chose" regroupant l'objet et le service.


L'action que mène la personne cache des causes, à savoir des facteurs de production, trop souvent limités malencontreusement au "travail" et au "capital", voire à la "monnaie" … et les "valeurs" respectives, "valeur travail", "valeur capital" et "valeur monnaie"... chers à certains économistes.


3. Valeur ou marchandise.

Toute marchandise est une "valeur... d'échange".

Elle est synonyme
- de "chose" étant donné l'action d'échange direct ("troc") ou indirect (avec intermédiaire) ou
- de "produit" ou de "facteur de production" étant donné l'action conjointe de l'échange et de la production.

Fondamentalement, et malgré ce qu'en disent certains économistes, toute marchandise cache "chose", "produit" ou "facteur de production" et elle soulève un double problème le plus souvent mis de côté:
- en tant qu'évaluation, et
- en tant que mesure.

a. Echangées ou échangeables.

« Valeur » est le nom donné à toute chose échangée ou échangeable par les gens, qui a été cernée par l’intelligence de la personne dès lors que...

La marchandise n'est jamais qu'une chose échangée par des gens, voire envisagée par ceux-ci comme "échangeable".

Comme l'a écrit Say :

"Echangeables, elles [les choses] sont le plus souvent dénommées "marchandises".


Quand la marchandise est devenue "chose échangeable", lui a été opposée par des économistes, des "choses ... non marchandes", ce qui ne signifiait rien au "vrai" économiste.

Mais la marchandise cache que, dans l'avenir, elle peut ne plus l'être: il y a attente avec incertitude qu'elle ne le soit plus.

Et il est commun, dans cette perspective, de dire que la marchandise est un "risque"...

b. Echange indirect.

. Reste que le plus souvent, chaque personne offre des choses pour pouvoir en demander d'autres qu'elle préfère, au moindre coût, et non pas l'inverse! 

L'action d'échange de la personne est indirecte, fait intervenir au moins un intermédiaire et s'articule sur deux "foyers", au sens géométrique du mot ... par opposition au "centre"...

. Quid de ces deux foyers...à quoi on peut faire correspondre les deux moments de l'échange indirect de la personne (quand, savant, on met l'accent sur l'action de celle-ci):
- la personne offre des choses en propriété à des gens qui les demandent - équilibre de foyer n°1 -,
- pour pouvoir demander d'autres en propriété qu'elle préfère, au moindre coût, à d'autres personnes - équilibre de foyer n°2 -.

L'échange indirect peut se caractériser par la succession des deux foyers et il ne saurait cacher l'intermédiaire des échanges qu'il suppose.


4. Valeur ou monnaie.

. Un exemple de valeur exemplaire de l'économie politique est encore ce qu'on a dénommé "monnaie" dans le passé, à savoir :
- soit un intermédiaire récurrent des échanges indirects permettant à toute personne de passer du foyer n°1 au foyer n°2,
- soit, plus récemment, une forme d'épargne (qui va conduire certains à voir dans "la monnaie" un actif...).

. Offre et demande de choses.

On peut bien sûr préférer faire disparaître les actions des gens dans des notions supposées, du type "offre" ou "demande", dans des relations imaginées variées ...

Vente ou achat sont des types de résultat de l'échange offre ou demande de choses (cf. Say).

L'offre ou la demande sont des relations imaginées par des écrivains entre la quantité de marchandise et le prix en monnaie de la marchandise (Cournot, 1838), elles caractérisent des échanges.

L’offre est une relation monotone croissante, la demande une relation monotone décroissante.

L'ensemble de l’offre et de la demande, pour ne pas dire le système, a été dénommé "marché" par les gens. 


. Reste que le "pouvoir d'achat" de la quantité de monnaie est une expression ambigüe (Pareto s'y opposait, Fisher s'y vautrait) qui, implicitement,
- soit situe au milieu de l'échange indirect,
- soit dans l'épargne,
et, dans tous les cas, ne dit rien sur l'origine de la "monnaie".


. L'évolution de la (quantité de) monnaie dans le passé a donné lieu à des réglementations de l'autorité.

Une réglementation du XXème siècle (décennie1930 puis décennie1970) a détruit une partie du fonctionnement de la monnaie.
Elle a fait que les substituts de monnaie offerts par les autorités existantes sont devenus des "néants habillés en monnaie": ils n'étaient plus adossés aux "monnaies".

Elle a fait aussi que les autorités nationales de certains pays sont convenues de fusionner leurs "néants habillés en monnaie", c'est le cas de ce qu'on dénomme "€uro".



5. Equilibre économique.

. Valeur donnée par le savant économiste à une de ses inventions, exemplaire est la notion d'égalité/équilibre économique inventée.

. l'équilibre économique est identifié à une égalité/résultat de l'offre et de la demande de choses de deux personnes ou de deux populations différentes, deux échanges indirects ... à un « centre » (au sens géométrique » ...).


. le savant économiste a considéré le plus souvent qu'il fallait s'attendre à la réalisation de l'équilibre économique quand il ne l’était pas à l’instant présent.

Dans son article de 1958 (cf. ce texte d'août 2015), Fritz Machlup n'a pas évoqué la question.


. Le «centre», résultat/équilibre/égalité économique, est à distinguer de la notion géométrique de «foyer»: c'est toute la typologie des "coniques".

Mais aujourd'hui, il y a aussi la typologie des "toriques" (cf. Claire Voisin, 2016).


. Reste que l'équilibre/égalité économique supposé des quantités offertes et demandées convenues ne tombe pas du ciel mais, en général, des actions supposées des gens (cf. "individualisme" de Louis Baudin, 1942).

Walras y a fait intervenir le "commissaire-priseur" comme intermédiaire nécessaire à l'équilibre du "marché"...

D'autres intermédiaires sont apparues depuis lors (tel ou tel "marché organisé" à fixation permanente des prix, "marché de dérivé", etc.).


6. Revenu, dépense, épargne et monnaie.

On peut bien sûr préférer à l'étude des actions économiques des gens, l'étude d'une partie des résultats de leurs actions que sont revenu, dépense, épargne et quantité de monnaie observés ou mesurés.
Ce fut le cas depuis J.M. Keynes (1936) et ses disciples avec ce qui est dénommé "théorie du revenu" ...

Et les statisticiens de l'I.N.S.E.E. et de beaucoup d'autres endroits, en France et à l'étranger, s'escriment à expliquer les chiffres en question. 


On peut aussi, et par exemple, faire l'hypothèse d'une relation monotone décroissante entre la quantité de monnaie en circulation et le taux d'intérêt (la trop fameuse "préférence pour la liquidité"...).

Soit dit en passant, d'où viennent ces résultats du revenu, de la dépense, de l'épargne ou de la quantité de monnaie prétendument observés ou mesurés ?
A l'expérience, on peut dire que le savant économiste s'en moque!
Dernier exemple en date, la notion, absurde mais curieusement admise, de "revenu universel" prônée par certains politiques aujourd'hui en France ...



Mais la préférence pour la théorie du revenu est absurde pour comprendre l'économie politique ...


7. Valeur ou travail.

Pour sa part, ce qu'on dénomme "travail" est à la fois un service, un facteur de production, une marchandise, rarement pris, à tort, pour telle et un revenu de l'effort effectué ou à effectuer.

Le travail est une valeur.

Ce n'est pas bien sûr la valeur de Ricardo ou Marx qu'évoquait Vilfredo Pareto dans son Cours d'économie politique (1896-97) en ces termes:

« K. Marx dit aussi fort bien':
« La marchandise est d'abord un objet extérieur, une chose qui par ses propriétés satisfait des besoins humains de n'importe quelle espèce.
Que ces besoins aient pour origine l'estomac ou la fantaisie, leur nature ne change rien à l'affaire. »

Mais il oublie aussitôt que cette propriété qui dépend de la « fantaisie» ne peut être que subjective, et c'est la cause principale de l'erreur, qu'il a en commun avec Ricardo, de placer l'origine de la valeur dans le travail;
ce qui est proprement confondre le but avec le moyen. »


Le travail n'est pas une quantité !

a. Le vrai droit du travail.

Le travail des gens - des "personnels" comme en parlent certains - cache des contrats d'échange de diverse nature convenus entre le "chef d'entreprise" et la personne, étant donné en particulier les réglementations du travail, le droit du travail, le Code du travail en Franceet les salaires, prix du travail en monnaie.

b. Le salaire.

Autant le principe des échanges est laissé de côté par une majorité d'économistes, autant l'accent est mis sur le salaire depuis au moins le XIXème siècle ...

Le salaire est considéré comme le prix en monnaie générique du marché du travail.

Mais, pas plus que le travail, le salaire n'a à voir avec ce que mathématiciens, physiciens, etc. dénomment "temps" ou "durée".

Malheureusement, les statisticiens ... ont l'habitude d'inscrire le travail dans ces notions non économiques.

c. Le marché du travail.

Certes, selon certains économistes, il n'y a pas de marché du travail car il n'y aurait pas d'offre de travail de la part des gens.

Les mêmes préfèrent d'ailleurs parler d'emploi plutôt que de travail.

La demande de travail par les chefs d'entreprise devient ainsi, pour eux, l'offre d'emplois des mêmes.

Mais selon d'autres, il y a un marché du travail dont le salaire est un des deux résultats de ce que dit son équilibre, l'autre étant la quantité de travail.

Par analogie avec les autres biens, des économistes y voient une quantité unitaire de monnaie convenue à quoi est associée, à l'égalité, une quantité de travail.

d. Marché du travail ou marché de l'emploi.

S'ensuit qu'il y a, pour des troisièmes, un marché de l'emploi pour les mêmes raisons sinon que l'offre de travail des gens est devenue "demande d'emplois" des mêmes, la demande de travail des entreprises "offre d'emplois" ...

e. Le coût d'opportunité.

Quand une personne travaille, elle ne fait pas une autre action économique.

La personne supporte ainsi un coût d'opportunité de l'action "travail" (sigle "C.O.A.T.") comparé aux autres actions supposées qu'elle pourrait mener et qui ne saurait être mesuré objectivement par qui que ce soit (cf. Buchanan, 1969).


Le COAT n'a rien à voir avec ce que mathématiciens, physiciens, etc. dénomment "temps" ou "durée" du travail, qui n'en serait qu'un aspect à les en croire.

Malheureusement, les statisticiens ... ont pris l'habitude de mesurer le travail par ces notions non économiques (heure de travail, 35 heures...).

f. Le coût de production.

Plutôt que de se référer à ce COAT, le chef d'entreprise peut se placer d'un point de vue comptable et préférer raisonner sur le coût de production, les frais de production de son entreprise en relation avec le travail des gens qui y travaillent et avec les échanges avec les clients qui les rémunèrent et qui lui permettent d'exister.

Ce coût de production cache l'évaluation effective du travail des gens.

g. La rémunération du travail de la personne.

Reste que tant pour le chef d'entreprise que pour l'économiste, la personne a une productivité qu'on peut préciser par les autres notions de rendement, de revenu ou d'efficacité marginale.

Grosso modo, la productivité du travail de la personne n'est autre que l'évaluation effective de sa quantité de travail.

Rendement, revenu ou d'efficacité marginale s'en déduisent.

En théorie, la productivité du travail de la personne est censée refléter son prix du travail, la quantité unitaire de monnaie en travail, la rémunération qui a été convenue...

Elle ne doit pas être confondue avec la mesure que certains statisticiens lui donnent en faisant intervenir le "temps" ou la "durée", notions non économiques.


8. Valeur ou acte d'échange de choses.

Hormis les anciens économistes français (les disciples de Say) et, depuis Menger, les économistes dits "autrichiens", les économistes ne s'intéressent pas à la réalité qu'est l'action humaine.

Echange est une action synallagmatique (directe ou indirecte) ou de marché (nécessairement indirecte):

"Qu’est-ce qu’on entend par un échange ?

Un échange est le troc
- d’une chose qui appartient à une personne, contre
- une autre chose qui appartient à une autre personne.

Les ventes et les achats sont-ils des échanges ?

La vente est l’échange que l’on fait de sa marchandise contre une somme de monnaie ;
l’achat est l’échange que l’on fait de sa monnaie contre de la marchandise." (Say, op.cit, p.48)


Mais le propos de Say est trop restrictif.

Ex post, les services sont des résultats qui cachent les actes effectués.

Rarement le service est jugé synonyme de l'acte mené ou menable par la personne, on peut se demander pourquoi...









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