Paris, le 9 janvier 2017.








L'économie politique a été fauchée, au début du XXème siècle, en plein développement, délibérément en France en particulier, et doit être sauvée.
N’oublions pas que :

« C'est en 1615 que l'Économie politique a reçu pour la première fois le nom sous lequel elle est aujourd'hui connue, dans un livre français, le Traicté de l'OEconomie Politique, par Antoine de Montchrétien. (Gide, 1931, p.15)

Et que Jean-Baptiste Say précisait que :

" Qu’est-ce que nous enseigne l’économie politique ?

Elle nous enseigne comment les richesses sont produites, distribuées et consommées dans la société. »

Tout cela est bel et bon, mais Say en arrivait aussi à mettre l'accent 
- sur le gouvernement de l'Etat d'un pays et
- non pas sur les choses, les richesses que les gens cernaient ou produisaient, valorisaient et échangeaient, étant donné la nature, la réalité, où ils se trouvaient et dont chacun ne pouvait qu'avoir une connaissance limitée.


Say précisait en effet que :

"Cependant les richesses sont essentiellement indépendantes de l'organisation politique."

Dans le "Discours préliminaire" de son livre intitulé Traité d'Economie politique (1803), Say avait considéré que :

" On a longtemps confondu 
- la Politique proprement dite, la science de l'organisation des sociétés,
- avec l'Economie politique qui enseigne comment se forment, se distribuent et se consomment les richesses qui satisfont aux besoins des sociétés."

Mais A.A. Cournot dans la préface au livre intitulé   Recherches sur les principes mathématiques de la théorie des richesses,(1838) a ajouté en particulier que :

« Les essais dont il s'agit ici sont restés fort obscurs, et je n'ai pu les connaître que par leurs titres, à l'exception d'un seul, les Principes d'Économie politique, par Canard, petit ouvrage publié en l'an X, et couronné par l'Institut.


Ces prétendus principes sont si radicalement faux, et l'application en est tellement erronée, que le suffrage d'un corps éminent n'a pu préserver l'ouvrage de l'oubli.


On conçoit aisément que des essais de cette nature n'aient pas réconcilié avec l'algèbre des économistes tels que Say et Ricardo

étant entendu que :


« La science à laquelle on donne le nom d'Économie politique, et, qui a si fort occupé les esprits depuis un siècle, est aujourd'hui plus répandue que jamais. »


1. Economie du bien commun

Ce n'est pas le livre intitulé Economie du bien commun de Jean Tirole (2016), un "antique" de l'Ecole polytechnique qui, elle-même, ne s'est jamais remise des "antiques" du
"groupe X crise" (décennie 1930), qui la sauvera.


Soit dit en passant, que n'a-t-il lu ou compris les travaux de Jacques Rueff, autre antique de l'Ecole, et, en particulier, son article intitulé "Pourquoi malgré tout je reste libéral" (1934) qui s'était opposé aux idées du « groupe X crise » et au communisme sous-jacent qu’elles instillaient (cf. ce
texte de juin 2007) comme, aujourd’hui celui de Tirole ...

Je ne lui rappellerai pas non plus le
texte de ce billet d'avril 2009 sur les "ordres du cadavre" de Maurice Druon.


2. Les extrêmes en place.

Il faut sortir l'économie politique des deux extrêmes en place dont les groupes d'intérêt ont mis ses points forts dans un cul de basse fosse.

Quels extrêmes ?

- le prétendu sens de l'Histoire des uns, et,
- des autres, la téléologie de l'équilibre économique général: ou  macroéconomique, aux griffes des hommes de l'état.

Les extrêmes ne sont en vérité qu’apparents.
Ils sont réunis en fait par telle mathématique ou telle statistique employée sans raison par les auteurs.


3. Comment espérer y parvenir ?

A les écouter,
- « en abandonnant la toute puissance de la mathématique ou de la statistique en question », diront les uns, tendant à cacher par là-même à tout un chacun leur sens de l'Histoire, leur idéologie positiviste déterministe, comme si cela menait quelque part : la mathématique ou la statistique est serve, ses axiomes n'ont pas de sens, elle n'est pas causale, elle n'explique rien ;

- « en faisant confiance à l'équilibre (macro)économique téléologique imaginé », diront les autres, semblant oublier toutes les questions que pose la notion d'équilibre économique et qu'avait exposées Fritz Machlup, fin de la décennie 1950 début de la décennie 1960 (cf. ce
texte de septembre 2016).

Et les uns et les autres agissent dans ces sens et les destructions s'accumulent.

Mais il ne faut pas les écouter.


4. Que faire alors ?

Pour ne plus avoir tendance à les écouter, il faudrait d'abord avoir conscience que :

"Les présupposés qui [...] sous-tendent [beaucoup de propositions] imprègnent notre atmosphère intellectuelle comme des microbes d'une peste noire épistémologique qui se tiendrait à l'affût pour infecter et abattre toute idée qui se réclamerait d'une argumentation logique concluante.
Peste qui répand le subjectivisme et la dévastation conceptuelle dans son sillage.

Cette peste est une théorie formelle chez les spécialistes de la philosophie.
On l'appelle la dichotomie analytique-synthétique.

Elle est acceptée, sous une forme ou sous une autre, pratiquement par tous les philosophes contemporains influents : aussi bien les pragmatiques que les positivistes logiques, les analystes et les existentialistes.

La théorie de la dichotomie analytique-synthétique pénètre dans tous les recoins de notre culture, atteignant, directement ou indirectement, toute vie, tout problème et toute préoccupation humaine.

Ses porteurs sont légion, ses formes subtilement diverses, ses causes fondamentales complexes et occultes et ses premiers symptômes prosaïques et apparemment bénins.
Mais elle est mortelle.

En fait, la comparaison avec une peste n'est pas complètement exacte.
Une peste attaque le corps de l'homme, non sa faculté conceptuelle ; et elle n'est pas propagée par ceux dont c'est le métier d'en protéger les gens.

Aujourd'hui, chacun doit être son propre garde du corps intellectuel.
Sous quelque forme qu'il soit confronté à la théorie de la dichotomie analytique-synthétique, il doit être capable de la déceler, de la comprendre, et de lui répondre.

Ce n'est qu'à ce prix qu'il pourra résister à l'assaut et demeurer épistémologiquement intact."

Et Peikoff, puisque tel est le nom de l'auteur du texte précédent, d'avoir poursuivi, quelques lignes plus loin, son propos en ces termes: 

"Dans le domaine des propositions, il n'y a qu'une distinction épistémologique fondamentale: la vérité et l'erreur.

Et une seule question fondamentale : par quelle méthode découvre-t-on et valide-t-on la connaissance vraie ?

Implanter une dichotomie à l'origine de la connaissance humaine, affirmer qu'il y a des méthodes de validation et des types de vérité opposés est une procédure sans fondement ni justification.

Dans un sens, aucune vérité n'est "analytique".
Aucune proposition ne peut être validée par une simple "analyse conceptuelle" ; le contenu du concept, à savoir les caractéristiques des existants qu'il intègre, doit être découvert et validé par l'observation, avant qu'aucune "analyse" ne soit possible.

Dans un autre sens, toutes les vérités sont analytiques.
Quand une caractéristique quelconque d'une entité a été découverte, la proposition attribuant cette caractéristique à l'entité en question sera identifiée comme "logiquement vraie" (sa négation contredirait la signification du concept désignant l'entité).

Dans les deux cas, la dichotomie analytique-logique-tautologique contre synthétique-empirique-factuel s'effondre complètement.

Pour justifier leur opinion que certaines des caractéristiques d'une entité sont exclues du concept qui la désigne, aussi bien les platoniciens que les nominalistes font appel à la distinction entre les caractéristiques "essentielles" et "non-essentielles" d'une entité.

Pour les platoniciens, cette division représente une division métaphysique, intrinsèque à l'entité, indépendante de l'homme et de la connaissance humaine.

Pour les nominalistes, elle émane d'une décision humaine subjective, indépendante des faits de la réalité.

Pour ces deux écoles, quelles que soient leurs différences terminologiques ou autres, un concept ne désigne que les caractéristiques essentielles (ou définitionnelles) de ses unités.

Ni l'une ni l'autre école ne fournit de distinction objective pour la distinction entre les caractéristiques "essentielles" et "non-essentielles" d'une entité (le surnaturalisme, dans sa forme avouée ou laïcisée, n'est une base objective de rien du tout).

Ni l'une ni l'autre école n'explique pourquoi une telle distinction serait objectivement nécessitée par le processus de conceptualisation.

Cette explication est fournie par l'objectivisme, qui expose les erreurs fondamentales de la position platonicienne-nominaliste.[...]

Pour recouvrer l'empire de la philosophie, il faut absolument mettre en cause, pour les éliminer, les prémisses fondamentales qui sont responsables de la débâcle actuelle.

Un progrès majeur dans cette direction serait d'éliminer cet instrument de mort connu sous le nom de dichotomie analytique-synthétique."

(Léonard Peikoff dans un article intitulé “The Analytic-Synthetic Dichotomy” paru dans The Objectivist, mai-septembre 1967 (extrait de Ayn Rand et Leonard Peikoff :
Introduction to Objectivist Epistemology, New York, New American Library, 1979 ; traduit de l'anglais par François Guillaumat en novembre 1988),


5. La vérité et les erreurs.

Il faudrait ensuite revenir aux principes de la science économique pour atteindre la vérité et s'éloigner des erreurs.

Il s'agit de les retrouver, en particulier en France, et de les approfondir étant donné la situation où ils se trouvent aujourd'hui dans le monde et non pas où ils se trouvaient, infectés qu'ils étaient dans la décennie 1930.

a. Théorie de la valeur.

Au départ de l'économie politique, il y a eu la "théorie de la valeur" et rien ne justifie qu'elle ait été mise à l'écart par les deux idéologies positivistes citées précédemment qui y ont été substituées par des malfaisants (cf. texte d'octobre 2015).

b. Galaxie de mots éconduisante. 

Si elles sont arrivé à leurs fins, c'est parce que le mot "valeur" en était arrivé à signifier une galaxie de mots qui faisait divaguer les gens, pour ne pas dire eux-mêmes, sur le bon à employer ; des mots tels que, par exemple :

- droit de propriété ;
- bien ou mal économique (à l'initiative de François Quesnay 1694-1774);
- richesses (dont l'ensemble en propriété d'une personne était dénommé "fortune" ) ;
- choses ...
- objet ou service ...

- échange, marchandise, liquidité ;
- intermédiaire des échanges ;
- produit et facteur de production ;
- quantité ou nombre de ..., incluant la rareté ou l'abondance (cf. texte de mars 2016)
;
- taux ou rapport d'une (quantité ou nombre de) chose contre une autre: ainsi, selon Walras dans
Théorie de la monnaie:

« Je crois, quant à moi, que,
lorsqu'il s'agit d'étudier des rapports essentiellement quantitatifs comme sont les rapports de valeur,
le raisonnement mathématique
- permet une analyse bien plus exacte, plus complète, plus claire et plus rapide que le raisonnement ordinaire et
- a, sur ce dernier, la supériorité du chemin de fer sur la diligence pour les voyages» (Walras, 1886)


- prix des marchandises … en marchandise:
comparé au taux d'échange de marchandises entre deux personnes ou deux populations de personnes, le prix d'une marchandise est un taux convenu par les parties.

- intermédiaire des échanges ...
en théorie ou en pratique, on peut toujours diviser l'échange et donner le nom d'intermédiaire à l'échange en question, un échange désormais indirect.

- monnaie:
Say avait bien vu que ce qu'on dénommait alors "monnaie" était un exemple d'intermédiaire des échanges, mais cela a été perdu de vue.

- les lois d'offre et de demande supposées:
A.A. Cournot a mis l'accent sur les relations entre les quantités que sont l'offre et la demande de marchandises supposées par sa théorie mathématique, et le prix en monnaie, comme l'a rappelé Humphrey :

"Sans doute l'outil le plus simple et le plus souvent utilisé de l'analyse microéconomique est le diagramme classique de l'équilibre partiel des courbes de demande et d'offre des manuels.

Les professeurs d'économie et leurs élèves emploient le diagramme pour au moins six utilisations principales.

Ils l'utilisent pour décrire l'équilibre et l'ajustement du prix et de la quantité de tout bien particulier ou de tout facteur de production du marché.

Ils l'emploient pour montrer comment les ajustements (walrasiens) du prix ou (marshalliens) de la quantité assure l'équilibre:
- le premier en éliminant l'offre ou la demande excédentaire, 
- le second en éradiquant les disparités entre le prix d'offre et le prix de demande.

Ils l'utilisent pour illustrer comment les changements paramétriques des courbes de demande et d'offre induits par des changements de goûts, de revenus, de technologie, de prix des facteurs et de prix de produits connexes fonctionnent pour modifier prix et quantité d'équilibre d'un bien.

Ils l'appliquent pour montrer comment le changement et l'incidence d'une taxe ou d'un tarif sur les acheteurs et les vendeurs dépendent des élasticités de la demande et de l'offre.

Grâce à lui, ils démontrent que les prix plafonds et les prix planchers génèrent des pénuries et des excédents, respectivement.

Enfin, ils l'emploient pour comparer les effets d'allocation d'un prix de concurrence par rapport à un prix de monopole et pour indiquer les coûts de bien être des imperfections du marché.


Bien sûr, ccs applications du diagramme sont bien connus.

Mais pas si bien connues le sont ses origines et son histoire première.

Les économistes ont généralement tendance à associer le diagramme à Alfred Marshall, son exposant le plus convaincant et le plus influent du XIXe siècle.

Aussi forte est l'association des économistes qui ont baptisé le diagramme, "croix marshallienne" ou "ciseaux marshalliens", après l'analogie de Marshall comparant les propriétés de détermination des prix d'une paire de courbes de demande et d'offre et les propriétés de coupe des lames d'une paire de ciseaux.


Reste que le diagramme lui-même est largement antérieur à Marshall.

Antoine-Augustin Cournot l'a inventé en 1838." (Thomas Humphrey, 1992, Banque fédérale de réserve de Richmond
Review, mars-avril) 

On regrettera qu'il n'ait pas explicité la notion de « prix en monnaie ».
Mais il en était incapable.

- prix en monnaie d’une marchandise:
comparé au taux d'échange de marchandises en monnaie entre deux personnes ou deux populations de personnes, le prix d'une marchandise en monnaie est un taux convenu par les parties et non pas un taux quelconque (du type "Cournot").

Au lieu de parler de taux d'échange en monnaie convenu, on peut parler de quantité unitaire de monnaie convenue.
Et cela a amené Ludwig von Mises (1953) à soutenir que les prix en monnaie des marchandises … étaient de la monnaie:

… « Les prix ne sont pas mesurés en monnaie,
ils consistent dans de la monnaie. » (Mises, 1953, p. 664) (1).
_________
(1) Mises, L. von (1953), « Remarques sur le traitement mathématique des problèmes de l'économie politique , Studium Generale, décembre, pp. 662-665 (traduit de l’allemand par François Guillaumat).
_________

- utilité ("valeur" que présente tout ce qui précède à en croire J.B. Say, V. Pareto, etc.).


6. Bastiat et Pareto.

Soit dit en passant, comme pour mettre un terme à la divagation, en 1850, dans le livre intitulé Harmonies économiques, Frédéric Bastiat (1801-1850) avait fait le point sur le "
principe de la valeur" en économie politique.

D'après lui, la "valeur", c'était alors:
- pour Adam Smith (1723-1790), la matérialité et la durée,
- pour Jean Baptiste Say (1767-1832), l'utilité,
- pour David Ricardo (1772-1823), le travail,
- pour Nassau Senior (1790-1864), la rareté,
- pour Henri Storch (1766-1835), le jugement.

En d'autres termes, Ricardo n'avait pas été original.
Dans la droite ligne de Smith, de la matérialité et de la durée, il avait privilégié un des facteurs de production, à savoir le travail, cela cachant le privilège donné par le savant économiste, à la production sur l'échange comme si la production était plus importante que l'échange, comme si l'action humaine était d'abord action de production avant d'être action d'échange...

Senior n'avait pas été non plus original.
Il avait mis l'accent sur un aspect de la matérialité et de la durée de Smith, il l'avait dénommé "rareté".
La "rareté" cachait la quantité de chose à l'instant "t" et une norme ignorée, à savoir celle que ceux qui en parlaient dénommaient ainsi.

Pour sa part, Storch avait généralisé, sans le savoir ou en le sachant, l'originalité de la notion d'utilité de Say, en y voyant un jugement de la personne sur la chose (cf. un de ses livres intitulé Cours d'économie politique où intervenait Say
).


Mais Pareto a ajouté, pour sa part, en 1896-97, à la question de l'état de la « théorie de la valeur" proposé par Bastiat, les propos de :
- K. Marx (1818-83) qui faisait référence explicitement à la "marchandise" (cf. §18),
- G. de Molinari (1819-1912) qui expliquait la valeur par l'"intensité comparée des besoins" (cf. §81) et
- W.S. Jevons (1835-82) qui, selon lui, aurait introduit le concept de "taux d'échange" d’une marchandise en une autre en économie politique (cf. §74) et qu'il a dénommé "prix d'une chose en une autre chose", ne mettant pas ainsi l’accent sur l’accord entre les parties.


Reste qu’au même moment, avaient émergé
- l'idée du marginalisme avec, en particulier, Carl Menger, et
- la double dénaturation de la notion d'"utilité" donnée par les gens aux choses par celles
* d'utilité dite "marginale" - utilité que la personne donne à la dernière unité de chose - et
* d'utilité collective (objective ou subjective, on ne sait...) supposée gérée par les hommes de l'état.

Pareto avait eu l'occasion de répondre aux auteurs anglais en préférant la notion d'"élément" à celle de "marge" qu'ils employaient et qui conduisait à confondre à tort "marginal" et "infinitésimal"... (cf. texte de juillet 2016).

Pareto leur répondit aussi
- en n'insistant pas sur ce qu'avait écrit Say sur la notion d'utilité,
- mais en distinguant l'utilité et l'ophélimité: selon lui, l'utilité était une notion objective et l'ophélimité une notion subjective.


7. Actions successives.

 En relation avec la "valeur", il faudrait enfin faire référence à la situation de chaque personne et à ce que cette dernière choisit de faire de ses actions successives en relation avec son évaluation de la situation où elle estime se trouver, chaque fois.

A ce propos, il faudrait insister sur la praxéologie en général et sur la praxéologie de l’échange en particulier.

L’acte mené par la personne pour changer de situation ne doit pas cacher la valeur de faire qu’elle lui donne.

Cette valeur est conditionnée par l'ignorance, incertitude, espérance, probabilité, risque formé sur la situation par chaque personne.


Soit dit en passant, l'échelle de l'histoire des sciences, la prise en considération de l'ignorance et de l'incertitude comme élément de la science, est récente.

Pour fixer les idées, disons que Blaise Pascal s'est occupé de l'incertitude d'un point de vue mathématique au XVIIème (avec la notion d’espérance) avant Bernoulli et que les physiciens s'y sont intéressés, surtout à partir de la seconde partie du XIXème siècle, avant de mettre le doigt sur l’ignorance.


A cette situation de mi-ignorance mi-connaissance, on devrait considérer que la personne donne une valeur, qu'elle en tire une insatisfaction qu'elle cherche à amoindrir car elle y voit un "coût trop élevé" et agit en conséquence, à sa façon, dans ce but.





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